Bruno Julliard: révélation plausible

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

            

Bruno Julliard, l’ancien président de L’UNEF, auteur d’un livre intitulé « Génération CPE » , actuellement  membre du Conseil de Paris et adjoint au maire, a affirmé hier, lors d’un entretien accordé à la radio « Le Mouv » qu’en 2006 il avait reçu le soutien de Nicolas Sarkozy lors du Mouvement CPE. Cela, explique-t-il  parce que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, « voulait la tête de Villepin » alors Premier ministre.

Xavier Darcos récuse une telle assertion et estime que Bruno Julliard cherche seulement à mettre le président de la République en difficulté.

Que cet ancien leader de l’UNEF, proche de Bertrand Delanoë, cherche en livrant cette information à déstabiliser le ministre de l’Education nationale et le chef de l’Etat  à l’heure ou des mouvements lycéens et étudiants se développent dans le pays est vraisemblable.

Mais l’information elle-même est des plus plausibles. Un certain nombre de journalistes se souviennent en effet comment, à l’époque, Nicolas Sarkozy n’hésitait pas à les appeler personnellement au téléphone pour leur dire tout le mal qu’il pensait du CPE, qualifié de termes peu amènes, et de l’entêtement de Dominique de Villepin à l’imposer. De là à penser qu’il a explicitement apporté son soutien à l’un des leaders de la contestation, il n’y a qu’un pas  aisé à franchir.

La chute politique de Dominique de Villepin qui a laissé libre la voie à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle doit en tous les cas beaucoup plus au fiasco du CPE qu’à l’affaire Clearstream.

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Francoise grenet 14/12/2008 21:29

Dommage, dommage, dommage, Cher Monsieur PLS, je pensais que vous aviez une classe au dessus de tous ces (chiens).... helas, j ai la conviction maintenant que vous en faites partie... Je dirais meme que vous etes le chef de file du TSNS... pourquoi si peu d objectivite? c est la premire fois qu en France, l election presidentielle continue a alimenter, deux ans apres, l imaginaire populaire... dites a Julliard que son quart d heure de celebrite IS OVER, donc qu il s invente d autres d autres tetes de turc... la mayonnaise ne prend plus. Fafa de Dubai

Anne 13/12/2008 12:02

"Révélation plausible"...décidément PLS, vous détestez NS à un point que vous ne vous contrôlez plus.
Plausible, un coup de fil après une manif dont Julliard ne se souvient plus laquelle, sur un portable et sans aucun témoin.
N'importe qui peut raconter n'importe quoi, du moment que cela peut nuire au Président, ce ne peut qu'être vrai ou du moins plausible.
C'est la seule façon de s'opposer de l'opposition, avec l'aide bienveillante de "journalistes" comme vous, ayant depuis longtemps oublié ce qu'est la déontologie.
Et vous vous étonnez que les Français aient une mauvaise opinion de votre profession et que la Presse aille si mal ???

Alceste 12/12/2008 19:18

En apprenant cette « révélation », n’y voyant pas d’autre intérêt que de redire de façon fumeuse que DDV et NS ne s’aimaient pas trop, j’avoue pour ma part, incapable que je suis de comprendre quoi que ce soit aux arcanes de l’UMP, être d’emblée passé à autre chose. Mais, surprise : voilà qu’ici et ailleurs les soutiens fidèles de la présidentielle parole (je ne leur en veux pas pour cela, évidemment, même s’ils ne laissent pas de m’étonner) semblent s’intéresser à ce complot devenu une ténébreuse affaire. Alors je relis tout, pour essayer d’y voir clair. A peu près vainement, hélas ! Pourtant de tout cela je retiens seulement :
1) Que la contestation du CPE a permis à Julliard d’acquérir de la notoriété, ce qui n’est pas un crime en soi, quand on veut entrer en politique ; notoriété favorable ou non, ce n’est même pas le problème. D’autres ont bien donné en leur temps dans le nettoyeur haute pression, ou même plus récemment, mais plus poétiquement en quelque sorte, dans le frigidaire. Dans notre civilisation de la communication, il faut bien marquer les esprits d’une façon ou d’une autre.
2) Que le PS n’en a pas forcément tiré l’avantage qu’on dit, tant il était en réalité, tout le monde l’a vu en ces temps-là, à la traîne.
3) Que votre phrase de conclusion, Monsieur Séguillon, nous ramène au nez de Cléopâtre. J’avoue, en rougissant, que je l’aurais personnellement aimé plus court.

palloporo 12/12/2008 16:40

M. Séguillon. Après "l'Affaire Clearstream" va-t-on avoir "l'Affaire Bruno Julliard"? Et ce "certain nombre de Journalistes" se souviennet seulement aujourd'hui qu'à l'époque...etc. Ce scoop nous révèle le secret de Polichinelle. Après la Fronde Socialistique-Robespierrienne d'il y a quelque temps contre notre Président, voici le nouvaux Révolutionnaire-Chéguevarien se précipiter au chevet d'un PS agonisant en lui apportant un médicament miraculeux pour un bon rétablissement. Apparemment ces néo-révolutionnaires de salon ignorent completement l'Histoire des Révolutions et de leur aboutissements.
P.S.: Trés belle photo. Exceptionnelle dans son genre.

Alain 12/12/2008 16:37

Cher PLS,

Qui tira un véritable bénéfice en 2006 des manifs anti-CPE et du succès de la contestation :

() L’opposition socialiste naturellement heureuse de l’enlisement de la majorité UMP toute entière dans ce naufrage, cela ne pouvait que favoriser leur représentant au présidentiel face au représentant UMP, quel qu'il soit.

() Bruno Julliard lui-même qui après avoir comme un bon soldat bien servi le parti socialiste se verra récompensé par un poste dirigeant dans l’administration socialiste à la mairie de Paris. Ce destin en rappelle tant d’autres dont, puisqu’il est question de Paris, celui du juge Eric Alphen qui lui aussi ayant bien servi le PS Parisien se verra récompensé d’un poste au PS avant de devoir récemment réintégrer la magistrature, épongé grugé puis rejeté comme une coquille vide par le PS !

Il y a de mon point de vue, matière à réflexion sur la légalité et la moralité de telles conversions, le délit de partialité avec prise d’intérêt n’étant pas à écarter (décisions partisanes & poste professionnel++) !!

On se souvient que Jacques Chirac au plus fort de la contestation CPE dut, à son grand désespoir, demander l’aide de Nicolas Sarkozy, non pas celle du ministre de l’intérieur, mais celle du Président de l’UMP dont la très grande majorité des députés et des ministres l’avait déjà rallié, dont Bernard Accoyer Président du groupe UMP de l’assemblée nationale, afin de trouver le moyen de dénouer la crise.
Dans ce contexte, les contacts vers tous les acteurs furent rendus publics, dont la boutade de NS sur le numéro de portable de Bruno Juilliard. Ils permirent de mettre en place les négociations en conférences formelles entre représentants syndicaux et représentants élus des assemblées, parlement et sénat. Le succès du débouclage qui n’était pas évident fut celui des alliés de NS, cela sauva Jacques Chirac d’une seconde humiliation sous la houlette de DDV (la dissolution de l’assemblée, le CPE) !

Au moment du CPE, DDV avait déjà perdu sa bataille du leadership au sein de L’UMP, NS avait pris la Présidence, avait construit le programme, il avait le support d’une large majorité des cadres du parti et celui des parlementaires.

Bruno Juilliard, qui n’a plus semble-t-il de responsabilité syndicale se préoccupe bien peu de ses anciens amis. Si en cours de conflit CPE, il recevait selon lui les encouragements et les conseils de NS, alors une question est intéressante : est-ce que ses compagnons étaient au courant qu’il « prenait ses instructions » du ministre de l’intérieur ?

Le ragot habituel ? : « Un certain nombre de journalistes se souviennent en effet…. » ! NS vous avait-il téléphoné à vous cher PLS ?

« De là à penser qu’il a explicitement apporté son soutien à l’un des leaders de la contestation, il n’y a qu’un pas aisé à franchir. ». Cher PLS en terme de ragots vous ne manquez jamais de cette audace partisane quand il s’agit de franchir le Rubicon !
Alain

PS: dire que NS ne goutait guère les méthodes de concertation de ddv, dont l'absence de toute conceration pour le cpe, est une banalité.