Privatisation de la poste : inopportune

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

 

            La privatisation de la poste, autrement dit son ouverture au capital privé semble remise aux calendes grecques.

            Officiellement, le gouvernement attend les conclusions de la Commission Ailleret du nom de l’ancien directeur général d’EDF, François Ailleret  qui préside à ses travaux. Celui-ci devrait rendre son avis d’ici à la fin de l’année. Mais, dans l’entourage du chef de l’Etat, on explique que, dans les circonstances actuelles, un appel au marché serait politiquement inopportun et économiquement difficile. Economiquement difficile car faire appel au capital privé en ces temps de crise serait aléatoire, politiquement inopportun parce qu’à l’heure où l’Etat distribue généreusement des milliards aux banques, l’opinion ne comprendrait pas pourquoi celui-ci ne peut accorder les deux au trois milliards dont l’établissement public a besoin pour réaliser les investissements qu’il estime nécessaires pour affronter l’ouverture totale à la concurrence.

            Le plus probable est  donc que l’établissement change de statut pour satisfaire aux directives de Bruxelles. La Commission estime en effet que son  statut d’établissement public  permet à la poste de bénéficier d’une garantie de l’Etat qui introduit une distorsion de concurrence. En revanche, l’actionnaire de la nouvelle société demeurerait l’Etat à 100% et l’apport dont a besoin la Poste pour son développement proviendrait d’un financement public, sans doute via la Caisse des dépôts et Consignation

Commenter cet article

Claude 12/11/2008 00:31

Béa, si vous saviez de combien d'école j'ai été viré parce que je faisais rire mes camarades et... les profs. On ne plaisantait pas avec les plaisantins à cette époque où les potaches étaient moins tristes qu'aujourd'hui.

C'est quand même plus facile de faire rigoler une guichetière qu'un surgé au boulot.

Claude

Alain 11/11/2008 23:44

La valse des fausses affirmations

() « La privatisation de la poste, autrement dit son ouverture au capital privé »

Que d’ambigüité volontaire dans cette affirmation puisque l’ouverture du capital d’une entreprise publique ne signifie justement pas sa privatisation ! Une privatisation signifie que l’administration publique faute de disposer d’une minorité de blocage, perd le contrôle de l’entreprise.

Dans les autres cas, dont celui de la Poste, il s’agit d’ouverture de capital (x%).

Exemple inverse : l’Etat vient de prendre le contrôle des ex-chantiers de l’Atlantique avec une prise de participation de 30% (usage des fonds stratégiques protégeant une industrie sensible).

() « L’Etat distribue généreusement des milliards aux banques........»

Vous savez pertinemment que l’Etat n’a pas comme vous l’affirmez « généreusement distribué des milliards aux banques », votre grossier mensonge est décevant, vous VOULEZ tromper vos lecteurs.
Alain

Bea 11/11/2008 19:52

Cher Claude, allons, c'est juste que quand vous etiez jeune, vous ne saviez pas y faire avec les dames pour les faire rire...

SEDAT 11/11/2008 17:25

A Claude...!
Un sourire coûte déjà un sou...! (humour).
Reynaldo.

Claude 10/11/2008 23:24

Béa, Ce n'est que partie remise, dès que l'argent recommencera à circuler normalement. Ce serait une grosse sottise d'ouvrir le capital dans les 2 ans qui viennent. Pour le reste considérez qu'elle a déjà changé de statut. Il suffit de se rendre dans un bureau de poste pour le constater. D'ailleurs, en général, les postiers sont désormais souriants (dans les années 60, faire sourire la guichetière était un exercice d'école de vente).

Ce serait formidable s'il suffisait de privatiser l'Université pour vous rendre aimable et polie.