L’amnistie d’Accoyer: idée incongrue ou ballon crevé !

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer,  propose de lancer « un grand emprunt d'Etat» et de « réfléchir aussi à une amnistie fiscale pour nos compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux, sous condition bien sûr de souscrire à cet emprunt d'Etat ».

L’emprunt d’Etat ? Pourquoi pas. Mais est-ce le bon moment ? La question mérite d’être posée.

                                         


Quant à l’amnistie fiscale, de deux choses l’une.

 

 

Ou bien c’est une idée personnelle du président de l’Assemblée nationale. Et il a perdu une bonne occasion de  taire son géni inventif et intempestif.  En ces temps de crise où chacun sait que ce sont les contribuables qui, in fine, devront supporter les errances des banques et des traders et que ce sont les plus démunis qui souffriront le plus de la récession qui s’annonce, amnistier ceux qui précisément se sont enrichis à la faveur des emballements financiers plus qu’incongru. Ce ne peut paraître que proprement scandaleux aux yeux de l’opinion.

Ou bien c’est un ballon d’essai et Bernard Accoyer s’est vu confier le rôle de petit télégraphiste. Et la réponse est déjà donnée. Le ballon est crevé. La proposition a déjà soulevé un concert de protestations  non seulement de la part de l’opposition mais aussi de celle de membres de la majorité.

Il serait bon qu’un certain nombre de responsables politiques prennent conscience que la réponse à cette crise sans précédent depuis la dernière guerre mondiale ne relève pas du concours Lépine pour amateurs !

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Claude 24/10/2008 19:38

LM,

J'ai oublié de vous corriger : les fonds propres n'incluent bien entendu pas les emprunts. Quand on fait la leçon aux autres et que l'on utilise des termes techniques dont on a vaguement entendu parler autant employer les bons termes parce qu'il y a forcément des pros qui vous lisent. Et quitte à me recopier autant me recopier juste.

Claude

Claude 24/10/2008 18:54

LM,
Vous n'avez rien compris à la démarche du gouvernement (ni a ce que j'ai écrit qui ne concernait pas l'usure).
L'Etat emprunte de l'argent sur le marché international, chez ceux qui ont des liquidités (les chinois par exemple), car prendre les liquidités dont on a besoin là où on en a besoin est une stupidité (c'est ce que proposait, sans trop réfléchir, B. Accoyer). A l'évidence vous n'êtes pas doué pour la finance. Donc le contribuable n'a rien à payer. L'argent emprunté est prêté aux banques (au taux du marché et donc pas à un taux d'usure : au lieu de faire du latin il faut apprendre à compter c'est plus utile) la France remboursera quand elle sera remboursée par les banques concernées et le contribuable y aura gagné l'écart de taux et une plus grande facilité pour obtenir des crédits qu'actuellement. Cela ne lui aura donc rien coûté, au contraire.

Pour votre information les taux d'usure sont fixés réglementairement :
http://www.credit-az.com/news/breve_473_credits--taux-d-usure-4eme-trimestre-2008.html

Quand à vos autres développements ils n'ont aucun rapport avec la crise actuelle. Si les particulier ou les entreprises délocalisent leurs avoirs c'est, d'une part, que la fiscalité est trop lourde en France (et nous y pouvons quelque chose) et pas assez lourde dans les paradis fiscaux (et nous n'y pourrons quelque chose que collectivement).

Il est très peu probable que Sarkozy pourra faire bouger tout les pays capables de faire changer les choses mais c'est, aujourd'hui, le seul qui, grâce à sa rapidité (pendant que les effets de la crise effraient encore tout le monde) a une toute petite chance d'y arriver.

Claude

eLleaiMe 21/10/2008 13:12

peut-être un droit d'auteur sur la recopie purge mon commentaire ?
Alors voici le commentaire corrigé :
à laurent : Je ne prétend pas avoir la science infuse; Cependant je vais essayer d'expliquer le fond des questions .
Pour "l'usure" je recopie claude :. Prendre l'argent des contribuables pour apporter de la liquidité aux banques (fonds propres) , pour que celles-ci s'en servent à prêter aux contribuables s'appelle en latin "usura".
Pour la délocalisation fiscale et de la propriété: 1°) à l'extérieure ;Tous maintenant connaissent les structures financières des multinationales qui consiste à extérioriser une filiale propriétaire industriel dans un pays ou la fiscalité est attrayante (Suisse entre d'autres) un syndicat pour ne pas le nommer se présente dans tous les murs ,du ministère au parlement Européen depuis plus de 5ans.2°) à l'intérieure , la délocalisation prend le nom de décentralisation : à travers le transfert de compétences aux collectivités et cette phrase < tout Euro dépensé sera compensé> l'Etat prend le rôle de la Suisse en centralisant les prélèvements et en extériorisant les dépenses d'ou la guéguerre droite/gauche au sujet du financement des compétences transférées.
SI nous rassemblons ces deux façons de faire l'une pour le "privé" l'autre pour le "publique" vous pourrez remarquer la similitude d'agir .
C'est pour cela que j'appelle la CREASE financière FACTICE ou FACTITIVE .La communauté mondiale qui a les rênes utilise la crédulité à des fins individualistes que je nomme MAXIMALISTE (pour ne pas les nommer extrémistes).......Observer les comportements......
Cordialement …eLleaiMe

eLleaiMe 21/10/2008 12:50

Merci de me prévenir si la censure éloigne mes propos !
à laurent : Je ne prétend pas avoir la science infuse; Cependant je vais essayer d'expliquer le fond des questions .
Pour "l'usure" je recopie claude :

eLleaiMe 14/10/2008 16:59

le commentaire n°8 étant incomplet : je réédite .
à laurent : Je ne prétend pas avoir la science infuse; Cependant je vais essayer d'expliquer le fond des questions .
Pour "l'usure" je recopie claude :