Les zigzags de l'Executif

Publié le par Pierre-Luc Seguillon


 


Le couple exécutif souffre aujourd’hui d’un manque de clarté dans la gouvernance et d’un défaut de décision sur le terrain économique.

 

Premier facteur d’incohérence : un manque de clarté dans la gouvernance.

 

Tout remonte de fait au chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy  court-circuite en permanence son Premier ministre. Du même coup, les ministres n’en font qu’à leur tête tant qu’ils ont le sentiment d’être couverts par le président au risque de mettre à mal la cohérence gouvernementale jusqu’au moment ou le chef de l’Etat intervient.

                          

Prenez l’exemple de Jean-Louis Borloo. Le numéro 2 du gouvernement jouit du soutien de Nicolas Sarkozy… au point de se voir Premier ministrable. Il fonce donc sur le terrain de la fiscalité écologique en dépit des mises en garde du ministre du budget, du ministre de l’économie qui ont la responsabilité des Finances publiques. Jusqu’au moment ou le Premier ministre tape du poing sur la table./ Mais c’est à l’Elysée que sont convoquées Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosiusko Morizet et Eric Woerth qui s’y est déjà rendu par deux fois aujourd’hui.

 

Deuxième exemple. Le fichier Edwige. Bien évidemment Michèle Alliot-Marie ne s’est pas aventurée sur ce terrain sans avoir l’aval du président de la République. Et c’est lui aujourd’hui, par dessus la tête du Premier ministre,  qui devant les risques de cristallisation des mécontentement autour de cette affaire désavoue la ministre de l’Intérieur et enterre définitivement le dit fichier.

On pourrait multiplier les exemples du genre.  

 

Comment peut-il y avoir cohérence gouvernementale dans ces circonstances ?

                           

                                

Deuxième facteur d’incohérence : l’indécision de l’Elysée sur le terrain économique.

 

 François Fillon sait que la situation de l’Etat est aujourd’hui catastrophique et que le contexte international ne peut que l’aggraver : Etat exsangue, recettes fiscales en baisse, croissance en berne, loyer de la dette en hausse, déficit accru.

Depuis des mois, le Premier ministre estime qu’il faudrait dire la vérité aux Français et les convaincre  - même si le terme est tabou, qu’une indispensable rigueur doit aller de pair avec les nécessaires réformes.

Le chef de l’Etat ne s’est toujours pas fait de religion sur le sujet. Il ne veut pas entendre par de  rigueur. Il sait qu’il n’a pas les moyens d’une relance et hésite sur le choix d’une réponse à la crise nationale et internationale.

 

Les arbitrages élyséens ne mettront qu’un terme provisoire à cette cacophonie gouvernementale.

 

Sur une clarification et de la gouvernance et des choix économiques rendra un peu de cohérence à l’Exécutif.

 

Jean François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée est ce week end invité d’une émission télévisée. Il devrait en profiter pour dire haut et fort le mécontentement de la majorité et son souhait de voir enfin parler le gouvernement d’une même voix sous la houlette de son chef François Fillon

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Bea 22/09/2008 09:29

Il faut noter une chose importante en terme de reduction d'emmission de CO2: les emmissions de CO2 actuels dans les entreprises ne sont pas esentiellement dues aux depenses energetiques (jexpliquerais pourquoi ci dessous), mais au transport des marchandises! Bcp d'entreprises livrent eurs produits par camions (petits et miyens trajets, absences quasi totales de transprts par le rail). Hors si on remplacaient ces camions a moteurs a combustion par des camions a moteurs electrique (batterie ou pile a combustible), on reduierait considerablement les emmissions.

Maintenant pourquoi les depenses energetiques (fuels notamment) ne sont pas les plus grandes emmetrices des usines? Tout simplement parc euqe ces depenses representent les depenses numero 1 de fonctinement: comme le facteur cout est le facteur numero 1 des entreprises, comme les emmissions de CO2 sont proortionnelles aux fuels brulés, donc aux depenses energetiques, ces emmissions sotn deja reduites a leur minimum. La reduction du CO2 passe donc avant tout pâr le transport! N'importe quel specialiste en analyse de cycle de vie et de bilan carbone vous le dira!

Claude 21/09/2008 22:38

Bonsoir Lucie,

1 - Je ne suis pas d'accord avec vous. Borloo n'a pas failli à sa mission. Il travaille et rencontre des interlocuteurs notamment dans les entreprises. Celles-ci, inquiètes pour leur turbin, lancent des pavés dans la mare en créant de faux bruits pour que l'opinion publique s'affole et vienne à leur secours. Les journalistes qui aiment amplifier les mouvements d'inquiétude s'en sont donnés à coeur joie.

Il y a des tas d'hypothèses de travail.

Il n'y a pas et il n'y a jamais eu de taxes prévues (des bonus/malus prévus à moyen terme mais on ne sait pas encore sur quoi ne créent pas de pression fiscales nouvelles).

La mise au point était nécessaire.

2 - Vous parlez du climat. Selon certains non spécialistes australiens 'notamment) vous seriez une criminelle contre l'humanité en faisant du négationnisme. Pour une fois je vais être votre complice.

Bien entendu le CO2 qui participe à peu près pour un % de l'effet de serre n'a probablement aucun impact sur le climat (mais ce n'est pas plus mal si ceux qui refusaient de limiter la consommation de pétrole pour de bonnes raisons se mettent à la limiter pour une mauvaise raison).

Il est assez drôle, cette année qui va être la plus froide depuis 15 ans sera celle où la banquise aura le plus fondu. Nous avions gagné 0,6 degré en un siècle et nous en avons perdu 0,2 cette année. Cela prouve qu'il y a d'autres causes (qui nous échappent encore) qui peuvent provoquer des variations en un an au moins égales au 1/3 de la variation sur un siècle alors que par le passé il y a eu des variations bien plus importantes. Comme les glaciologues étudient les strates de glace pour faire l'histoire du climat de la terre, ont-ils pensé qu'il leur manque toutes les glaces qui ont fondu. Si cette année, mille ans de glaces ont fondu (plus nous disent les énervés), comment feront les glaciologues à partir de l'année prochaine.

Comme des scientifiques ont écrit des bouquins sérieux sur la question, je vais me mettre sous la couette pour laisser passer la période de glaciation qui s'annonce au moins jusqu'à demain matin.

Cordialement,
Claude

lucie 21/09/2008 11:21

Le côté positif de tous ces aller et retour est double : nous voyons clairement ce qui se passe, presque au jour le jour, et nous assistons à une forme de ré-équilibrage du pouvoir.
Ce sera, j'espère, de plus en plus clair pour les ministres qu'il ne peuvent décider seuls sans vérifier que les parlementaires seront d'accord. Le sieur Borloo a été plus que léger sur le sujet, il faut le reconnaitre.
Et pour notre Président, il lui faudra aussi se faire à l'idée que, quel que soit son désir d'écologie, si la vision du Grenelle se limite à des taxes supplémentaires, c'est sujet à débat . La question importante est : compte tenu des secousses économiques, quelle est la priorité ? les taxes écolo ou la participation, la recherche d'un redressement économique ou d'une survie économique?
Allègre n'est plus le seul à critiquer les conclusions des savants sur le réchauffement climatique : il semble maintenant que ce réchauffement fasse essentiellement partie de l'évolution de la planète comme elle a toujours évolué au cours du temps. Si cette hypothèse se confirme les stratégies écologistes devront aussi changer car il est inutile d'aggraver les choses en ajoutant une crise économique à une crise écologique....

Ce qui serait intéressant c'est que l'on entende qu'effectivement un certain nombre de questions se posent actuellement et que nous sommes encore dans la recherche de solutions adaptées. Ce qui ne veut pas dire absence de réflexion. Mais il est bien possible que ce soit vécu comme non politique, à moins que ce soit une nouvelle façon de comprendre la politique en informant honnêtement sur la réalité des choses.

paul 20/09/2008 13:39

bonjour monsieur seguillon
en effet on a un executif qui ne cesse sans arret de se court-circuiter,des ministres qui font la course a la proposition,a force de vouloir copier et mimer leur modele de president il en finissent par toucher le fond.Et aussi comment ne pas critiquer comme vous le montrer le mutisme choquant et etonnant de l'executif sur la crise mondiale.Voila merci et a dimanche on vous retrouve au grand jury.paul

SEDAT 20/09/2008 09:47

Bjr Pierre-Luc Séguillon...!
Hier,Jacques Attali,sur France Info,parlait d'une crise mondiale,morale,et de confiance,à propos de la crise financière économique aux Etats-Unis avec un déficit budgétaire pour l'Amérique de +2000 milliards de dollars,d'autres parlent de + 4000$,certains de 10 fois plus de sa valeur,avec ces spéculations sonnantes,trébuchantes et verdoyantes,nous nous interrogeons,oû,la "Réserve Féderale Américaine" a t'elle trouvé tout cette argent réinjecté dans la balance commerciale mondiale pour de nouveau booster l'économie mondiale avec ce nouveau plan de sauvetage?(certains parlent,peu ou prou,de +200 milliards de dollars réinjectés,et encore,nul ne le sait précisément,avec tout ses zigotos),c'est un aveu,ou bien les caisses étaient pleines,dans ce cas là,il y avait mensonge d'Etat,ou bien,elles étaient vides,ce n'est plus des zigzags,mais le véritable pic de Dante,du coup le Cac 40 à la bourse de paris a augmenté de + de 9% (historique depuis sa création),ainsi que tout les taux d'indicateurs mondiaux...!
Laissez moi rire,quelle cupidité,tout cet argent est-il réel,virtuel,je crois que le sytème (crise systèmique monétaire mondiale)économique libéral mondial actuel,est retombé à plat de son émergence,et,je crains qu'un nouveau système capitaliste beaucoup plus sauvage lui succéde...!
Le "renouveau" de L'Amérique nous cache t'il une décadence de son empire?
Diantre,nous ramperons d'autant plus,comme le serpent...!
Bonne journée...!
Reynaldo.