Sarkozy pollue par Jacouille la fripouille!

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

   
Le limogeage de Dominique Rossi, le Coordinateur des services de sécurité en Corse,

renvoie à la figure du Sarkozy première manière que  le chef de l’Etat  ne voulait plus être et altère l’image du président qu’il s’efforce d’être depuis plusieurs mois.

Cette sanction à l’encontre d’un haut fonctionnaire  en effet précipitée et disproportionnée. Précipitée parce que l’Exécutif n’a même pas pris le temps d’entendre Dominique Rossi. Disproportionnée parce que l’occupation de la villa de Christian Clavier par les nationalistes corses s’est déroulée sans dégradation alors que des actes autrement plus grave perpétrés par les nationalistes corse n’ont pas suscité pareille réaction de la part des responsables de l’Etat.

On ne voit donc d’autres raison à cette décision que la proximité de Nicolas Sarkozy avec le comédien. Que la décision ait été prise à l’Elysée ou à l’Intérieur sur la suggestion du président ou pour plaire au président ne change rien à l’affaire.

 

Ce limogeage donne une publicité inespérée aux nationalistes corses.

 

Il alourdit le climat des relations entre l’Exécutif et la Haute fonction publique. Après l’armée, c’est la police qui se sent méprisée par le président.

 

Mais surtout cette mesure  pollue une séquence estivale qui a été très positive pour le chef de l’Etat. A travers une  activité  diplomatique intense, en effet, le chef de l’Etat s’est en effet heureusement présidentialisé ces derniers mois.

 

Lancement réussi de l’Union des pays de la Méditerranée.

 

Opération risquée mais intelligente pour sortir la Syrie de son isolement et éventuellement coparrainer avec les USA des négociations avec Israël.

 

Opération intelligente parce qu’ elle devrait permettre à la France de retrouver un espace et un rôle au Proche- Orient en profitant à la fois de l’absence passagère des Etats-Unis durant la campagne électorale américaine et des relations entre Damas et Téhéran.

Opération risquée parce qu’évidemment la normalisation des relations entre Bachar el-Assad et le Liban demande encore à être vérifiée sans parler d’une  libéralisation du régime qui est loin d’être avérée.

 

Ajoutons que l’envoi de soldats en Afghanistan – en dépit de la contestation politique de l’opposition et la gestion par le chef de l’Etat de la tragique embuscade dont ont été victimes les soldats français, en dépit des polémiques suscitées, ont contribué à cette présidentialisation.

 

Cette séquence réussie est depuis hier polluée par cet épisode malheureux qui occulte le voyage à Damas du chef de l’Etat et qui ressuscite dans l’opinion l’image d’un président, ami du show bizz, interventionniste, pratiquant l’arbitraire et qui permet à l’opposition de dénoncer le «  fait du prince » et la République des copains !

Au moment où Nicolas Sarkozy veut se  camper heureusement en Kissinger du Proche Orient, voici qu’il trébuche maladroitement sur Jacouille la Fripouille !

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Elisabeth 08/09/2008 16:33

Que fait le gouvernement pour les propriétaires qui se font envahir par les chasseurs tous les ans ?
Les propriétaires des champs ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits que ceux de Corse ? Mais il est vrai que les Nicolas Sarkozy ne doit pas être très pote avec les paysans de notre beau pays.

Jeff de Burlats 06/09/2008 11:37

Je vous rejoins au moins sur un aspect de cette affaire: "de l'art de se tirer une balle dans le pied à la maison" ou comment gâcher des efforts louables déployés à l'extérieur...

vivarais 04/09/2008 14:28

Vous omettez de citer la décisive intervention de Nicolas Sarkosy,dans le cadre de la présidence pour l'Europe,qui a stoppé le conflit Russie-Géorgie.Il faut vous laisser le temps de reprendre pied,après ces quelques semaines de repos.
Ce qui renforce les indépendantistes en Corse,c'est surtout l'attitude de la cour médiatique,journalistes et politiques,qui tape systématiquement sur le gouvernement,en s'indignant en l'occurence,du limogeage d'un haut fonctionnaire,incapable de faire respecter le Droit.Sans parler de cette cour,qui ricanait et jubilait,pendant cette prise en otage,d'autant plus que dirigée surtout contre le Chef de l'Etat.Que Monsieur Rossi soit pris en flagrant déli,je vous l'assure,ne va pas faire pleurer les Français,et Sarkosy en soutenant publiquement la sanction,renforcera son autorité.

Lecteur 04/09/2008 12:31

Monsieur,
Ce que nombre de commentateurs, bien-intentionnés comme vous, oublient volontairement de préciser c’est que les autorités de police étaient informés du projet des manifestants. Pas un mot de cela dans ce billet ! Dites-nous pourquoi ?

En ciblant un ami personnel du Président, l’intension évidente était d’occuper symboliquement le pré-carré privé du président. La demeure du comédien n’a pas été choisie par hasard, bien entendu.

N’importe quel directeur de sécurité du secteur privé face à une telle passivité, conduisant par exemple à l’occupation de la résidence privée d’un directeur ou de son PDG se verrait gravement sanctionné, par un licenciement sans indemnité, pour faute grave.

Apparemment responsable et coupable, ce fonctionnaire (DR) a été muté, il va continuer de percevoir son traitement, payé par notre contribution. En voilà une grave sanction comparée à celle (hypothétique) de son homologue privé licencié (deux poids deux mesures).

Sur le fond, naturellement une fois la propriété privée envahie, il devenait illusoire de pouvoir en chasser les occupants autrement que par le dialogue. L’objectif des occupants étant rempli, forts de montrer au journal télévisé qu’ils foulaient au pied les lois de la République dans le pré-carré présidentiel.

L’impact de l’occupation de la résidence de CC est fort, une réponse de l’Etat était inévitable, pour ma part je trouve la mesure très clémente, probablement en vertu des états de service de ce haut fonctionnaire (DR) et de son prochain départ en retraite.

Les détracteurs du Chef de l’Etat veulent nous faire croire que si faute il y a elle est vénielle, ce n’est pas si grave, laissons courir… !
Monsieur Rossi savait, il a laissé faire ! Pour un détenteur de l’autorité de l’Etat, Préfet par intérim, c’est inacceptable !

On peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles une simple protection de police préventive n’avait pas été mise en place, le fonctionnaire avait-il reçu des assurances de la part des indépendantistes qu’une telle occupation n’aurait pas lieu ?
A-t-il été berné ou est-il resté volontairement passif ?

Berné / passif, n’est-ce pas votre travail cher journaliste ?
Que de bassesses pour exister ! Il est plus facile de tenter de polluer l’action du président par un titre aguicheur associant Sarkozy-Fripouille dans une fausse polémique que de contrer les multiples réformes de la rentrée qui obtiennent un large soutien populaire.
BàV

Gillou 04/09/2008 12:29

Heureux de vous retrouver, Monsieur Seguillon, mais encore une fois vous criez avec les loups sur un fait divers qui a vraiment peu d'importance sinon que quand on est responsable on assume.

Mais rappelez vous ceci :

UNE REFORME CONSTITUTIONNELLE MORT-NEE

Nicolas Sarkozy, selon l’opposition, n’a voulu une réforme constitutionnelle que pour obtenir le droit d’aller s’adresser directement aux parlementaires à l’Assemblée et au Sénat, le reste n’étant à ses yeux que pur habillage.

Or, c’est précisément la mesure dont les socialistes ne veulent absolument pas entendre parler.

Donc, puisqu’une majorité des deux tiers est nécessaire au parlement pour que soit adoptée la réforme de nos institutions, celle-ci ne verra sans doute jamais le jour !

publié par Pierre-Luc Séguillon :
Lundi 19 Novembre 2007

Mais de cela vous n’en parlez pas :

http://celebrite.aol.fr/nicolas-sarkozy-un-award-pour-nicolas-sarkozy-/people-purepeople-news-14506/p-p_p/article_id/news/article.html