Sarkozy, les provocations d'une présidence consulaire !

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

                   

   Calculée ou improvisée, le  provocation de Nicolas Sarkozy à l’encontre des organisations syndicales est en tous les cas révélatrice.

   Elle est  significative d’abord de la conception qu’à le président de la République du service minimum. Ce propos démontre que, pour le chef de l’Etat, l’instauration d’un service minimum est moins  destinée à faciliter la vie des usagers qu’à  neutraliser l’arme ultime dont disposent les représentants les salariés des services publics pour peser et  faire entendre leurs revendications.  Dès lors que la grève devient invisible parce que sans conséquences sur le fonctionnement du service public, elle perd toute efficacité. Nicolas Sarkozy ne récuse pas le droit de grève. Il s’emploie à lui enlever toute substance.

   Ce propos, volontairement humiliant pour les représentants des salariés, est également révélateur  du mépris que nourrit le chef de l’Etat pour les organisations syndicales. Et cela en dépit de ses déclarations répétées en faveur du dialogue social. Le mois dernier, le président tenait pour quantité négligeable l’accord passé entre la CGT et la CFDT d’une part, le Medef de l’autre. Hier, il a montré le peu d’estime qu’il avait pour l’action des syndicats.

   Ce propos de tribune, destiné sans doute à flatter et à mobiliser les militants de l’UMP, est enfin révélateur du sentiment de toute puissance et d’omniscience de cette présidence consulaire. Il souligne  le danger qu’il comporte pour son titulaire.

   Nicolas Sarkozy sait tout, décide de tout et est naturellement convaincu de l’amateurisme ses interlocuteurs. Si bien qu’il a toujours le mot de trop, celui qui risque de gâcher les chantiers pourtant  indispensables qu’il a le mérite d’ouvrir.

    Provoquer les militaires quand on veut réformer l’armée, les dirigeants de France télévision quand on souhaite  moderniser le service public de l’audiovisuel, les commissaires européens quand on aspire à une grande présidence de l’Union, les syndicats quand on prétend restaurer le dialogue syndicale relève plus d’une présidence énervée plus que d’une présidence constructive !

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de la mata jeanpaul 17/08/2008 02:34

Les syndicats ,quels qu'ils soient ,roulent pour eux et ne m'inspirent que du dégoût... le président de la république le sachant très bien... lui qui régulièrement achête les soi-disants pontes du PS depuis son élection à l'image de ces syndicats Français inféodés et lâches ...

Nazma FOURRE 29/07/2008 03:07

Le pouvoir est entre les mains d'un seul homme le Président de la Républque qui mène la danse de la société française au profit des capitalistes. Nous sommes loin de devenir une france sociale car nous nous écartons de cette idée car l'aspiration du Président se veut être autrement avec la privatisation prochaine de la poste,les fonctionnaires qui ne seront pas remplacés, une sécurité sociale à deux vitesses où les démunis n'auront pas le moyen d'avoir l'accès aux soins. Tout laisse présager un etat monarque, qui existe sous un masque de la cinquième République. Il faut à tout prix unir la gauche qui est dispersée car c'est la seule façon de récupérer cette France sociale .
Nazma FOURRE

Leclercq 10/07/2008 07:09

Il n'est peut-être pas mauvais que les dirigeants syndicaux français se voient rappeler leur faible impact sur l'opinion, y compris chez les "travailleurs". Leur vraie puissance est démultipliée par leur implantation dans les services publics, mais leur participation à la vie économique n'est que négative. Ils ne veulent pas en comprendre les réalités, n'usent que de formules magiques qui n'ont jamais sauvé une usine ou une industrie. La seule voie qui semble leur plaire est un contrat d'assistance avec l'État, identique à celui qui fait vivre les partis politiques. Il y aurait une grande réforme à faire du statut des syndicats en France. Qu'ils y réfléchissent ensemble!

Jeff de Burlats 09/07/2008 15:19

Je crois véritablement que notre pays a besoin d'un "bon coup de pied au "croupion" (au cul dans le texte)"! Mais tout, pour être efficace, est dans le moment et la manière de le faire. S'agissant du Président et bien que soutenant sa démarche générale de réformes, j'estime qu'il devrait s'appliquer cette formule tirée de "A star is born": "Il faut, en toutes circonstances, de la MESURE DANS L'EXCES"... Ainsi, je pense que rien n'est lancé au hasard. Par ailleurs, la provocation est en soi, un art de "management". Mais ce que je déplore, c'est la forme et exclusivement le français utilisé par le Président pour s'exprimer en public. On ne peut vouloir un retour à l'excellence dans l'enseignement primaire et secondaire et ne pas s'appliquer à soi-même les efforts pour un langage et des expressions présidentielles. Il n'en sera pas moins audible, ni compréhensible.

SEDAT 09/07/2008 13:59

Bjr Pierre-Luc Séguillon...!
A Béa...!
Je vois que nous n'avons pas la même culture,apprends à nuancer tes écrits qui n'engagent que toi...!
Claude n'est pas un sultan...!
Bon vent de la bise...! Reynaldo.