Baisse de la TVA sur la restauration : prudence !

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

             

   Christine Lagarde annonce qu’elle a bon espoir de voir enfin les Européens accepter sous présidence française  que notre pays baisse son taux de TVA sur de la restauration. Le ministre de l’Economie et des Finances justifie ce bel optimisme par la décision de la Commission européenne de présenter à nouveau un tel projet lors de la  prochaine réunion de l’Ecofin.

   Pour l’heure, cette proclamation tient davantage de l’opération de communication que de l’anticipation d’une disposition bientôt acceptée.

   La plus grande prudence est de rigueur.

   Ce n’est pas la première fois en effet que la Commission propose aux vingt sept pays   membres cette disposition. Selon Bruxelles, cette baisse de la TVA sur la restauration ne relève pas de la distorsion de concurrence puisqu’elle touche un secteur pour lequel précisément il n’y a pas concurrence entre les Etats. Mais chaque fois se reproduit le même scénario. L’Allemagne et le Danemark en particulier s’opposent à une telle baisse de peur que leurs propre restaurateurs s’en prévalent pour exiger à leur tour une baisse préjudiciable aux recettes fiscales de ces Etats.

   Serait-ce que la ministre a obtenu cette fois quelque garantie du côté de Berlin ?

   La chose ne semble pas avérée pour l’heure.

   A moins qu’il ne s’agisse d’une réduction modeste qui n’a pas besoin de l’accord des autres partenaires de la France. Selon le principe du « tunnel », en effet, tous les taux de TVA peuvent  évoluer en effet dans une  fourchette de 15 à 25 %.

   Prudence, donc, avant plus ample confirmation. Nul n’a oublié que la baisse de la TVA, telle l’arlésienne, est une promesse toujours réitérée et jamais honorée.

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GUCHENS maurice 25/08/2008 14:18

je pense que la reductin de la TVA aux restaurateurs ne profite helas qu'a eux!!Il vaudrait mieux baisser la tva aux produits alimentaire de premiere nécessité!! cela crera du pouvoir d'achat

Mirino 07/07/2008 12:09

Lettre ouverte à Mr. Trichet

erata.

les démunis (au lieu de 'le demunies')
Un démuni européen (au lieu d' Un démunie européen')

Mirino 07/07/2008 10:51

Lettre ouverte à Mr. Trichet, directeur de la BCE

Votre réponse (ou non réponse) au Président de la République française semble plutôt cynique que sérieuse. Il est aussi certain que les démunis européens ne sont pas trop convaincus que votre premier souci soit leur bien être.

Depuis que vous vous obstinez à hausser le taux directeurs d'intérêt de l'euro, l'inflation n'a jamais cessée d'augmenter, et ceci avant l'augmentation hors proportion du prix de pétrole.

Lorsque les exportateurs sont pénalisés, le déficit doit forcément être comblé- ce qui conduit à la hausse des prix internes. Mais la politique monétaire de la BCE est tellement systématique, inflexible et insulaire à pouvoir conclure qu'il y a un autre objective, celui très mal avisé et dangereux- d'encourager l'adoption du euro sur l'échelle internationale au dépit du dollar.

Comme la BCE doit apprécier pleinement, sa responsabilité n'est pas simplement celle d'une banque allemande. Elle n'est pas non plus uniquement une responsabilité (mal assumée dans ce cas) à veiller sur le intérêts européens. Elle est une responsabilité geo-politico-economique. Trop de disparité entre les valeurs monétaires internationales crée naturellement un déséquilibre économique donc sociale.

Le livre sterling et un valeur de référence à cause de sa stabilité. Il y a vingt mois le taux d'échange était à 1.50 €/£. Aujourd'hui il est à 1.26 €/£. L'euro est donc surévalué.

La question posée par Nicolas Sarkozy- si, par rapport avec le taux d'intérêt du dollar à 2%, hausser encore le taux d'intérêt du euro au dessus 4%- serait raisonnable, était évincée. En effet il ne semble pas non plus être la première préoccupation de la BCE. Pourtant, élargir encore plus cette disparité n'est pas bon pour personne.

Nous savons à quel point l'équilibre économique d'une grande nation détermine celle des autres. Actuellement la Europe en souffre justement de ce phénomène
domino- rendu pire par une politique monétaire inflexible. L'économie européenne en est étouffée. La bourse, comme un miroir, reflète cette étouffement.

Le démunies, dont les intérêts vous voulez nous faire croire vous tenez tant à cœur, sont aussi très souvent les petits porteurs. Ces derniers 18 mois ils ont perdu une moitié de leurs épargnes modestes et ce n'est pas uniquement à cause du prix de pétrole, ni de la faiblesse du dollar.

Il est donc manifeste que votre politique monétaire n'est pas bonne.
Comme on peut sans doute constater, ce commentaire n'est pas celui d'un économiste, mais il me semble néanmoins logique à croire qu'il n'y a pas seulement une façon de provoquer l'inflation, il y en a deux. Une monnaie surévaluée la détermine autant qu'une monnaie sous-évaluée. Évidemment votre méthode correspond donc avec le deuxième façon.

Pour ma part j'espère que vous seriez remplacé dès que possible par quelqu'un plus digne de cette responsabilité- non seulement allemande, ni européenne, mais internationale.

Un démunie européen.

Alain 05/07/2008 12:04

Cher PLS,

Excusez ma franchise et mon indiscrétion, mais une question me brûle les lèvres.
Où étiez-vous cette semaine ? A Bruxelles peut-être !

L’actualité française est riche d’évènements graves, le drame de Carcassonne et ses conséquences, la Défense Nationale et son commandement, Ingrid Betancourt à Paris, l’audiovisuel public France Télévisions (Patrick de Carolis, les syndicats de France 3)..!

Vous choisissez ce papier insipide sur une TVA en cours de négociation à Bruxelles, quel intérêt aujourd’hui, vraiment ?

Alain

SEDAT 05/07/2008 07:23

En effet,une promesse,n'engage,que les personnes qui y croient...!
Sur ce plan là,Jacques Chirac avait menti aux français...!
Bon vent de la bise...!
Reynaldo.