Ségolène Royal : lucidité radicale

Publié le par Pierre-Luc Seguillon

 

Décidément, avec la rédaction d’une contribution puis d’une motion, la publication d’un livre paraît être le passage obligé de tout candidat aspirant à prendre le pouvoir au PS. Après Pierre Moscovici, Julien Dray et Bertrand Delanoë et avant Martine Aubry qui promet un ouvrage en août prochain, Ségolène Royal publie à son tour un livre intitulé « Si la gauche veut des idées ».

L’objet de ces publication est à la fois de s’affirmer en potentiel fédérateur des socialistes et d’afficher sa différence.

Ségolène Royal a compris qu’on ne pouvait conquérir les fédérations comme on séduit les militants dans des primaires ou des électeurs dans une présidentielle. Comme chacun sait, le parti se prend à gauche. L’ancienne candidate à la présidentielle n’a pas oublié ce vieux principe mitterrandien. Elle revendique donc une «  lucidité radicale ».

La radicalité lui permet de marteler son orthodoxie socialiste.  Elle s’exprime essentiellement dans le langage utilisé. « Je ne veux pas, écrit-elle,  d’une gauche qui, sous couvert de réalisme, renoncerait à corriger un certain nombre d’injustices et d’inégalités »


La lucidité est sensé signifier sa modernité et sa volonté d’adaptation  à un monde qui change. La traduction de ce vouloir est à la vérité l’énoncé de plusieurs mesures économiques qui ne sont ni très originales, ni très révolutionnaires.

Avec l’ensemble des socialistes, Ségolène Royal, réclame l’abrogation du «  paquet fiscal ».

Comme Martine Aubry, elle conditionne les allègement de charges accordés aux entreprises à la conclusion d’accords entre patronat et syndicats sur les salaires et sur les conditions de travail.

Quant à son idée d’une retraite par point elle reprend très exactement la proposition faite par François Bayrou durant sa campagne présidentielle.

« Je préfère une bonne querelle à une mauvaise synthèse », conclut Ségolène Royal.  Son livre, à la vérité,  n’annonce ni l’une ni l’autre !

 

 

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ANDRE 21/08/2008 13:06

Que penser de ce qui se passe aujourd'hui dans notre société française ou la langue de bois est un acte de bonne politique.
Un président hyper actif : Chez les enfants, on donne des médicament pour réguler cet hyper activité qui semble t'il est assimilé à un trouble du comportement proche de la psychiatrie.
Ou depuis des décénie, rien de la vérité n'est dite.
Ou une grande partie de la population laborieuse, celle qui produit la richesse du pays et ceux qui nous dirigent tombe dans la popérisation et en fin de compte, n'a plus rien à perdre.
Que penser de nos politiques qui donnent des leçons de savoir faire au monde entier mais qui sont incapables de les appliquer à eux même.
Que penser de ces gens qui nous dirigent, les politiques, leurs sous fifres et ceux qu'ils ont placés à la tête des entreprises du CAC 40 : Les énarques ! Il est a noter une contrepétrie, l'anagrame d'ENA semble être ANE, la fabrique d'anes! Que savent ces gens, certe super instruits et certainement intelligents, que savent ces gens de ce que vie et subit la "populace", la france d'en bas. Ces bêtes de concours, ces premiers de la classe qui n'ont jamais levé la tête de leur bouquins, qui sont souvent des enfants de la balle, fils de dit "hauts fonctionnaires" sortant d'un milieu hyper protégé qui une foi l'école quitté, entrent en "administration" comme on entre en religion tout en bénéficiant bien sur des grandes largesses de la "princesse " qui les isolent du monde réelle. Ils pondent des textes et des textes compréhensible que d'eux mêmes pour eux mêmes, souvent difficilement applicable et qui servent la mégalomanie de leur maître!
Qui aujourd'hui, à l'heure ou la france laborieuse cherche comment de pas devenir mandigots, ou les services de recouvrement des taxes diverses étatiques (Fisc, Urssaf, Assedic, Organic etc... et j'en passe) touchant le petit peuple laborieux, acroissent leurs pression pour combler les gouffres abissaux des déficites divers et taxant d'avantages en natures tel ou tel gains ou repas, ou voiture de services etc...
Qui se posent la question des avantages en natures démeusurés de nos dirigeant et de leurs sbires, repas pantagruelliques dans les ministères, "cantines" des députés et des sénateurs digne de'étoilées au Michelin, les voitures de fonction ou de services, les voitures avec chauffeurs, les trains, avions, bateaux pour les déplacement personnels placer dans la fonction, le taux de retraite et l a durée pour l'acquérir, les logements de fonction, les jetons de présence dans les comités de surveillance des enttreprises du CAC 40 etc...
Et pour ces énarques dit des "grands patrons", qui n'ont ^pour seul mérite, non pas d'avoir créée et fait fructifiée une entreprise mais, d'avoir été mis en place par le fait du prince et de prendre, même si ces dernières vont mal, des sommes disproportionné avec ce qu'ils en ont fait 'Alcatel, Eads, Airbus, Vivendi etc...) tous énarques. Et que dire de ceux qui occupent des postes naguerres dévolus aux petits fonctionnaires dans leur promotion sociale et professionnelle. Peut être aujourd'hui y a t'il plus d'énarques que de poste à pourvoir!Mais, les loups ne se mange pas entre eux.
Actuellement, ce jour à cette heure, que penser de cette cérémonie pour les militaires tués sur un terrain d'opération qui ne nous concerne pas. Etre les supplétif des américaions alors que nous ne sommes toujours pas revenu dabns l'OTAN et ou le "machin", inféodé aux USA n'est et n'a jamais été oppérationnel faute de cohésion de commandemant bi voir pollycéphale. Cela donne des gamins, dont certe, c'est le métier, qui vont se faire tuer pour d'autres et surtout pour rien car, Ben Laden, s'il existe, est un pur produit de la CIA certe déviant mais produit d'une machine, pieuvre tantaculaire américaine.
Que penser de ces hommes politiques, qui dans l'ensemble, n'en n'ont rien à faire et qui ont des "couilles" que quand c'est les autres qui les leurs prètent et qui viennent prendre des visage de têtes de morts lors de cette cérémonie parce que la télévision est là !
Certe, pour les militaire, né du métier des armes, la mort ne doit provenir que du métier des armes. Certe, ces jeunes se sont engagé (il n'y a plus que cela)pour le métier des armes avec les risques que cela comporte mais, aujoutrd'hui l'armée n'est comme notre société, n'est plus ce qu'elle était.
Il n'y a qu'à regarder les spots publicitaire pour l'engagement. Avant ils vantaient les voyages, les yeux dans la ligne bleue de l'horizon, lzes belles Tahitienne, voir du pays! Aujourd'hui ont leur parle de venir apprendre un boulot tout en devenant militaire pour, une rémunération confortable.
De plus, envoyer sur un territoire oppérationnel réputé à "grand risque" des soldat à peine formé, avec un encadrement du même type alors, qu'il y a quelques unités spécialisées telles "les 5 commandots marines et les 7 régiments de la Légion Etrangère" qui sont sous utilisées.
L'armée française n'a plus les moyens des ambitions des politiques quand l'on sait que pour projeter une force d'intervention à plus de 2000 km de France, l'on est à la merci de la location d'avion gros porteurs aux américains ou au russes, que le matériels est obsolette et que pour la grande majorité des unités, pas formé aux combats de harcellement.
Pour s'en convaicre, il suffit de parler avec les généraux en privée.Enfin, c'est la nouvelle donne !
Que dire de la plétore de nos hommes politique qui ne servent plus à grand chose car l'ensemble des directives et loies sont faite à bruxelles et que la partie qui leur reste n'est utiliser que pour contrôler de plus en plus le petit peuple pour garder leur honteux privilèges personnels à une époque ou la populace est en train de sedébattre pour ne pas se noyer.
Que de beaux effets de manches fait par des irresponsable!
Je sais de quoi je parle, j'ai été dans une autre vie Légionnaire, sous les ordres d'un jeune lieutenant qui est aujourd'hui gouverneur de la place de Paris et de capitaines qui ont tous fini généraux puis ai sévi une dizaine d'année au SGG à Matignon et entre autre, avec plusieurs ministres sous Giscard puis sous Mitterand et ou je vous ai croisé à plusieurs reprises dans certains cabinets ministériels. J'ai encore l'occasion de travailler occasionnellement, pour certain ex ministres et pour certaines officines liées à l'état, à l'intérieur et à la défense.
Toujours est il, ce que je dis est une petite partie de ce que je pense de notre classe politique et, ce qu'en pense la population d'en bas, celle qui se lève le matin pour aller bosser et que le système écrase et bayonne (tout à credit, l'on ferme sa gueulle de peur de tout perdre! Voila pourquoi plus personne ne manifeste autre que les quelques fonctionnaires syndiqué.
Et que dire des syndicats quel qu'ils soient, du paritarisme, de leur moyen d'existance, de leur financement oculte et de la mauvaise gestion des organismes dont ils ont la charge.
Tout est dit et la rancoeur sortie mais pour bien faire, il faudrait nettoyer les écuries d'Augias.
Christian

Alami mehdi 26/07/2008 14:11

Si la gauche manque d'idée elle manque de logique et commence à s'adonner au crime politique comme c'est le cas des bourreaux -subversifs Othmani et de said benbiga de la délégation hay mohammadi qui méritent qu'un veritable procés de Nuremberg soit instruit contre eux.

Alain 02/07/2008 09:26

@ Jeff,
Super commentaire, j'adhère!

Alain

Jeff de Burlats 29/06/2008 17:44

"N'ayant pas la force d'agir, ils dissertent". Réaliste réflexion d'un certain Jean JAURES. A les voir se succéder aux tribunes portant à la main leur piètre littérature, lançant aux foules des slogans aux couleurs passées par trop de lavages et de défaites idéologiques, les Barons du PS s'agitent comme les font les pitoyables nouveaux héros de la télé-réalité: tout dans la forme et rien, rien au fond.

Le PS est condamné à la contradiction permanente avec ses propres valeurs.
D'abord, dans cette danse stupide de "chaises musicales" aux rangaines antisarko avec des méthodes et des objectifs très sarko: être le chef du parti et "the" candidat(e) aux futures présidentielles(suivez mon regard!).
Par ailleurs, face aux évolutions économiques et sociales qui mettent cul par dessus tête, les sacro-saintes références au "tout social, tout égalité... la bataille des idées est déjà gagnée par le "sniper Fillon". Alors, faute d'idéologie nouvelle ils en viennent à faire ce que déplorait le maître:"Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots" (J. Jaurès).

Quant à S. Royal, son titre me ramène dans ma cité, l'été, quand livrés à nous mêmes, chacun d'entre les potes cherchait "l'idée" pour sortir de l'ennui. Hé les mecs, j'ai une idée... Et si on.... Oh non, on l'a déjà fait ça!!!! Et celle qui, avec ses amis ne cesse de réduire les réformes entreprises à un "simple catalogue de mesurettes", ne nous propose en fait rien d'autre! Ah!, il, est loin le temps où monsieur TOURAINE écrivait:"Il faut quitter le calme rassurant des utopies et des prophéties, fussent-elles catastrophiques pour descendre dans les mouvement déconcertant mais réel des relations sociales".

Enfin, pour l'avenir, c'est un certain SARKOZY qui a pris les devants en s'inspirant (dirait-on ? !) de cette maxime: "Le premier droit de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de propriété, la liberté de pensée, la liberté du travail"... Encore du JAURES dans le texte. Désolé!

Alain 28/06/2008 01:00

()) Mitterrand François, Chirac Jacques, qu’avez-vous fait quand vous étiez roi ?

La recherche de l’héritier n’est pas réservée au seul monarque de droit divin. Notre président, au-delà de sa charge républicaine, doit également penser à la poursuite de son œuvre dynastique au sein de notre monarchie élective.

L’art d’un président c’est aussi de reconnaitre celui qui parmi les siens pourra lui succéder au nom de sa bannière. Construire un gouvernement en organisant les remaniements en étapes de formation et de promotion. Curieusement cette promotion trouve aussi son fondement dans l’intérêt même de la nation, au nom de la diversité.

())François Mitterrand
Deux septennats à la tête de la République Française, étaient sensés installer et former une élite socialiste. A l’issue d’un essaimage massif de tous les corps de l’état, ces élites devaient pouvoir accéder aux plus hautes responsabilités et ainsi pérenniser l’œuvre fondatrice du guide.

Cinq premiers ministres socialistes se sont succédés : Mauroy, Fabius, Cresson, Rocard et Bérégovoy, force est de constater qu’aucun n’a été en mesure de se présenter à une élection présidentielle.

( !) J’ai écarté Edouard Balladur premier ministre d’une cohabitation involontaire pour Mitterrand ! Le seul à prétendre au sacre suprême !

Mauroy vieillissant, Cresson insuffisant, Rocard dérobant, Fabius & Bérégovoy négligents ! Bref, pas vraiment la main heureuse le roi socialiste !

())Jacques Chirac
Douze années de présidence et au total un bilan guère plus brillant que celui de son prédécesseur à l’Elysée. Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin. De ces premiers ministres à mes yeux seul Alain Juppé a l’expérience et l’étoffe d’un candidat. Sa condamnation est une ombre et les années passent !

( !) J’ai également écarté Lionel Jospin, premier ministre de cohabitation ! Le seul à avoir tenté et échoué à la charge présidentielle (funeste destin du cohabitant ?)

La promotion de Dominique de Villepin homme des cabinets obscurs par Jacques Chirac est une énigme pour moi, certes c’est un gaulliste brillant et ambitieux mais un piètre stratège jamais élu, cette dissolution de l’assemblée puis cette vilaine opération Clearstream, un désastre ! Bref pas vraiment la main heureuse non plus le roi gaulliste !


())Ségolène et Nicolas les valeureux résistants

L’un comme l’autre, s’ils ont été choyés chacun dans leur camp, le prince régnant leur réservait plutôt un strapontin que le trône royal.
Chacun dans son camp aura dû batailler pour tenter d'accéder à la plus haute marche.
() Aujourd’hui Ségolène Royale repart au combat dans le but déclaré d’enlever le bastion socialiste. Comme avant les primaires si elle demeure populaire, elle ne part pas favorite.

Certes elle n’est pas sortie vainqueur de la présidentielle mais son score (47%) est un acquis incontournable, personne ne pourra lui contester.

La récente indiscrétion lors d’une conversation entre Hollande et Huchon (sur le bord d’un terrain de football) est révélatrice de cette délicate problématique pour ses opposants internes (forte de ses 47%, quelque soit sa place au sein du PS, personne ne pourrait l’empêcher de se représenter en 2012!)

Responsable du PS, sa légitimité en serait probablement accrue. Son échec éventuel à la tête du parti serait un facteur négatif mais pas déterminant si elle cristallise un courant sur son nom.

Ses potentiels concurrents à la présidentielle au sein du PS, Hollande et Delanoë sont, sauf erreur, tous deux dépourvus d’expérience gouvernementale. Pour les cadres et les militants du parti, tant que DSK ne réapparait pas, Ségolène Royal dont ils connaissent l’ambition, le tempérament de battante, le courage et les convictions, demeure une candidate naturelle.

Elle n’est certes pas parfaite mais plutôt que de tenter de trouver un autre candidat, ne serait-il pas préférable de la coacher, quatre années de préparation, l’épauler et ainsi oser ce challenge pour une femme de parole (elle n’aura pas cumulé de mandats), briguer la magistrature suprême une seconde fois.

Alain