Le pari de Philippe de Villiers

Publié le par blog-pl-seguillon

    C e matin, Philippe de Villiers que j’accueille à L.C.I., fait preuve d’un bel optimisme sur ses chances de réaliser un score confortable aux élections présidentielles. Il estime même possible de faire jeu quasi égal avec Jean-Marie Le Pen. Le président du Mouvement pour la France justifie cet optimisme en invoquant les dégâts de l’affaire Clearstream dans la majorité parlementaire et la « normalisation » ou la « dédiabolisation » de Jean-Marie Le Pen .

     S elon le président du Mouvement pour la France, nul dans la majorité ne sortira indemne de l’affaire Cleartsream. Manipulateurs et manipulés, victimes et auteurs de ces coups tordus, Nicolas Sarkozy demain comme Dominique de Villepin aujourd’hui. Et Philippe de Villiers d’évoquer un proverbe que lui citait jadis sa grand mère vendéenne : «  Quiconque entre dans le tête à gorets, en ressort toujours avec de la m... aux pieds. » Une manière quelque peu triviale de suggérer que l’opinion publique ne   fait guère le détail et confond dans une même réprobation l’ensemble des responsables de l’UMP.

     L e rejet d’une classe politique à l’image désastreuse ne peut qu’encourager l’électorat populaire à donner ses voix à Jean-Marie Le Pen et à Philippe de Villiers .

     L a « dédiabolisation » de Marine et de Jean-Marie Le Pen lui paraît également profitable. Ne pas faire le lien entre islamisation et immigration, pense Philippe de Villiers , est une erreur grossière de la part du Front national. Dire que L’Islam est compatible avec la République, explique-t-il, condamne Jean-Marie Le Pen au politiquement correct. Pour intéresser et mobiliser l’électorat populaire contre une classe politique dévoyée, il faut sentir le souffre, pense le président du Mouvement pour la France. C’est ce que ne fait plus Jean-Marie Le Pen. C’est ce à quoi s’emploie désormais Philippe de Villiers qui se veut le « diable » que n’est plus le président du Front nationale.

     L a stratégie du Président du Mouvement pour la France est limpide. En n’acceptant pas la main tendue de Jean-Marie Le Pen, et en maintenant sa candidature Philippe de Villiers condamne de manière quasi certaine la droite nationale à ne pas être présente au second tour. Mais il fait ainsi un pari sur l’avenir : devenir l’héritier d’un électorat frontiste au lendemain d’un échec de Jean-Marie Le Pen !

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tpidou 08/09/2006 11:50

L'extreme gauche stagne heureusement, l'extreme droite hélas nonUn nouveau parti d'extrême droite est il né? J'en ai bien peur. Heureusement que Monsieur De Villiers n'a pas le chrisme de Le Pen, sinon j'aurai très peur pour le futur de notre France, si celui qui est allé au premier tour était remplacé dans le coeur des Français déboussolés...