SOS Europe !

Publié le par blog-pl-seguillon

" L 'Europe est à l'agonie". C'est l'opinion de Marielle de Sarnez , députée au parlement européen, que je recevais ce matin.

 

E n aparté, la vice-présidente de l'UDF a   dressé devant moi   l'inventaire des raisons pour lesquelles elle avance ce terrible pronostic sur l'état du malade.

 

Jacques Chirac ? se fiche comme l'an quarante de l'Union européenne. A se demander s'il ne s'est pas fait jadis l'avocat de l'élargissement pour mieux diluer, voire pour couler l'Union européenne !

 

Le chef de l’Etat brandit le patriotisme économique français et lance quelques projets industriels conçus sur le coin d'un bureau quand il faudrait une grande politique industrielle européenne et alors que seul un patriotisme européen se justifie si l'on veut peser sur la scène internationale.

 

Nicolas Sarkozy défend une énième loi étroitement nationale sur l'immigration alors qu'à l'évidence il n'est de solution au problème de l’immigration   qu'européenne.

 

Le même a fait sursauter les dirigeants européens et particulièrement ceux des plus petits pays en proposant que la direction effective de l'Europe soit confiée aux six plus grandes nations de l’Union.  

 

L es élus à l'Assemblée nationale sont frileusement cocardiers et ignorent tout des problèmes européens qui ne les intéressent pas.

 

L a gauche est tétanisée sur le sujet depuis  le référendum sur la constitution européenne Le mot Europe est devenu tabou rue de Solferino depuis que le PS s'est partagé entre partisans du oui et avocats du non

 

A l'extérieur de nos frontières il est bien des raisons aussi d'être pessimiste sur le devenir de l'Union Européenne.

 

E n Italie, Romano Prodi est certes européen mais toute initiative de sa part sera bridée par sa majorité squelettique.

 

Tony Blair a désormais d'autres chats à fouetter.

 

Angéla Merkel n'est qu'à demi européenne.

 

L es nouveaux pays entrants, écoeurés par disputes budgétaires de marchand de tapis à leur sujet et par toutes les réticences mises à la libre circulation et à la libre installation de leurs citoyens dans l'Union sont enclins à des réflexes nationalistes comme la Pologne

 

L e Président de la Commission, José Manuel Barosso , est un politique habile et subtile mais il ne parvient pas à faire de cette Commission européenne le moteur qui donnerait une nouvelle impulsion à l'Union et pallierait l’attentisme du Conseil.

 

N on seulement la construction européenne n'avance plus mais, pire, elle semble aujourd'hui régresser.

 

A près un tel constat d’échec il y a toute raison de craindre la fête de l'Europe, le 9 mai prochain, soit une   f ête lugubre!  

 

 

 

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