Premiers ministrables

Publié le par blog-pl-seguillon

           Le microcosme parisien bruit de la rumeur d'une possible voire probable démission de Dominique de Villepin dans les jours ou les semaines à venir. Et, du même coup, les paris vont grand train sur le prochain Premier ministre. Chacun convient que le choix de Jacques Chirac est étroit.

            IL   y a bien sûr Michèle Alliot-Marie  à laquelle le président de la République avait très sérieusement songé après l'échec du référendum  européen. Il avait alors finalement opté pour Dominique de Villepin qui avait  su le convaincre qu'il était le mieux à même de diriger un gouvernement dans une période aussi difficile.

            Mais l'image du ministre de la Défense est un peu abîmée par l'affaire Clearstream même s'il est probable qu'elle sorte indemme de ce feuilleton politico-fiancier.

         Jean-Louis Borloo est sur les rangs. Chacun reconnaît ses qualités mais aussi ses résultats. Il est le personnage du gouvernement qui s'est montré, depuis des mois, le plus efficace. Sa politique de l'emploi aidé et de l'adéquation de l'offre à la demande à travers les maisons de l'emploi a permis, mois après mois, de réduire le chômage en France.

            Mais   le personnage est original et Jacques Chirac a grand peine à l'imaginer à Matignon.

            Le nom de Jean-Louis Debré revient parfois parce qu'il est l'un des derniers grognards du chiraquisme et témoigne d'une fidélité à toute épreuve au chef de l'Etat.

            Mais son arrivée à Matignon relancerait les hostilités contre Nicolas Sarkozy . Qui plus est, le président de l'Assemblée nationale ne semble aucunement souhaiter pour l'heure quitter son perchoir de l'Assemblée nationale.

            Il semble que l'Elysée ait un instant songé à Jacques Barrot , l'actuel commissaire européen. L'homme est habile politique et n'a pas une mauvaise image.

         Mais Jacques Barrot instruit par l'expérience de Michel Barnier n'a guère envie de troquer un poste intéressant et durable à Bruxelles contre un fauteuil que le calendrier rend précaire.

            Un nouveau nom circule dans le petit monde politico-médiatique, celui d'Antoine Ruffenach , député-maire du Havre et ancien  directeur de la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Celui-ci se voyait déjà à Matignon en 2002 et a refusé d'entrer au gouvernement faute d'en avoir été désigné comme le chef.

Mais un nom comme d'habitude revient avec la plus grande insistance, celui de Nicolas Sarkozy.

            Or, c'est bien ce qui inquiète le ministre de l'Intérieur et le pousse à soutenir le maintien  à Matignon d'un Dominique de Villepin auquel par ailleurs il en veut à mort. A supposer que Jacques Chirac lui propose le poste, le président de l'UMP serait placé devant un difficile dilemme. Accepter et risquer de couler avec le bateau, refuser et passer pour un traître ! Dans les deux cas, il risquerait  de compromettre son ambition présidentielle.

            En toute hypothèse, la passation de témoin, si elle doit avoir lieu, ne sera pas aisée.

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basil_lick 08/09/2006 11:44

BARROTLà où il faut concilier la préparation de deux genres d'élection complètement différents, et qui se préparent différamment, Barrot aurait le mérite d'ammener tout le monde à bon port.