Elle c'est elle ! Lui c'est lui !

Publié le par blog-pl-seguillon

   Je sens François Hollande à la fois surpris, estomaqué et fasciné par le phénomène Ségolène Royal mais aussi fort lucide, voire déterminé sur les conséquences qu’il faudra en tirer le moment venu c’est-à-dire à l’heure pour les militants socialistes de choisir leur candidat à l’élection présidentielle

   Hier soir, lors de l’émission le Grand Jury RTL – LCI – Le Figaro, le Premier secrétaire du PS s ’est contenté de souligner que la popularité de sa compagne était un atout pour le parti socialiste. Ce qui n’est pas faux. Il n’en a pas dit plus.

   Mais quelques propos à bâtons rompus échangés après l’émission autorisent une approche plus fine de sa réflexion.

   Avec une grande franchise, François Hollande ? confesse que, comme tout un chacun, il a été surpris par l’envolée de sa compagne dans les sondages d’opinion. Il n’est certes pas étonné que les qualités de Ségolène Royal - courage, détermination et sens aigu de la communication, lui valent les faveurs de l’opinion. Reste qu’il est estomaqué qu’elle soit devenue de la sorte et si vite la madone des sondages. Il n’est jusqu’à l’apparence de sa compagne qui ait changé et qui le sidère. "Regardez-là, explique-t-il avec admiration voire avec fascination, désormais vêtue de clair et souvent de blanc : voici qu’elle incarne le symbole virginal et immaculé d’une conception nouvelle de la politique !" Nouveauté et modernité lui valent d’écraser dans les sondages tous ses actuels compétiteurs socialistes les Lang, Fabius ou DSK candidats légitimes à la candidature   aux yeux de François Hollande mais néanmoins promis selon lui, de manière quasi certaine, à l’échec.

  Au fond, le Premier secrétaire ne doute guère, sauf accident, que sa compagne se maintiendra au sommet des sondages jusqu’au moment de la désignation par les militants de celui ou de celle qui portera leurs couleurs dans l’élection présidentielle, autrement dit jusqu’en octobre. Modernité et nouveauté continueront de produire   leur effet.

  Reste un troisième terme : la présidentialité : au moment du choix, les militants, bien que profondément séduits par Ségolène, l’estimeront-t-ils apte à présider, autrement dit à gouverner ?

     Si tel est le cas, la cause est entendue, selon François Hollande . Rien ni personne ne pourra s’opposer à la désignation de sa compagne par les militants. D’une part, on n’imagine pas Ségolène se retirant au profit de François. Nul ne le comprendrait. D’autre part, les alliances de circonstances entre les trois autres candidats Fabius, Lang et DSK , pour contrecarrer sa candidature seront vaines. Ce qui est possible dans un congrès, ne l’est pas dans une primaire.

      Si, en revanche, les militants doutent finalement de la capacité de Ségolène Royal à conduire le pays, alors il ne fait point de doute que François Hollande pourra donner libre court à son ambition présidentielle. Il ne s’en cache pas. Et il est convaincu de ne faire alors qu’une bouchée des trois autres présidentiables socialistes.

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cindi21 07/09/2006 17:50

TITI ET GROSMINETA quand le divorce??..Enfin la séparation ?? il y a de l'eau dans le gaz où c'est une attitude ??