Sarkozy : pour un départ soft.

Publié le par blog-pl-seguillon

Quand on interroge maintenant l'entourage de Nicolas Sarkozy sur l'éventuel départ du président de l'UMP du gouvernement, les avis divergent sur le moment opportun pour ce faire. Mais tous convergent sur la manière de procéder.

Il y a ceux qui estiment que Nicolas Sarkozy devrait partir vite pour ne pas être associé dans l'esprit des électeurs à l'impuissance et aux ratées de ce gouvernement et afin de pouvoir, dès maintenant,  faire clairement entendre sa différence. Il y aussi ceux qui estiment que le président de l'UMP a le plus grand intérêt à rester au ministère de l'Intérieur jusqu'à la fin de l'automne et à ne le quitter qu'après le vote du budget.

    Tous en revanche prônent un départ "soft". Pas question pour le ministre de l'Intérieur de claquer la porte et de partir sur un différend brutal avec Dominique de Villepin . Nicolas Sarkozy n'a aucun intérêt, en effet, à provoquer un clash et à diviser la majorité. Pour l'élection présidentielle, il aura   besoin du soutien de l'ensemble de la majorité.  Rien ne serait plus dangereux pour lui que de mener la course présidentielle avec une majorité divisée.

     Dans l a perspective de ce départ en douceur, le moment venu, Nicolas Sarkozy s'efforce donc de ne pas critiquer ouvertement le Premier ministre. C'est ainsi que, sur le dossier de la fusion Suez-GDF, il s'est abstenu de contredire Dominique de Villepin tout en faisant savoir, par le biais de ses proches qu'il aurait préféré une autre solution faite de partenariats industriels ou de participations croisées.

      Se montrer différent tout en refusant de se désolidariser n'est pourtant pas une chose facile. Ainsi, le livre que Nicolas Sarkozy doit publier avant le 14 juillet risque de mettre à nouveau le feu au poudres et le président de la République en pétard. Très personnel, l'ouvrage ne ménage pas l’Exécutif. Il trace des perspectives d'avenir qui sont a contrario autant de critiques du présent !

    Avoir un pied dans le gouvernement et déjà l'autre dans la course présidentielle est un sport délicat !

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commentaires 07/09/2006 17:13







Par mirino,

le 19/06/2006 à 12:13





Chétif (à miche44)





Je suis d'accord qu'il n'assume plus son fonction de 'chef' assez efficacement ou dignement, mais malheureusement il a toujours le statut. On peut supposer et espérer qu'il y aura un limite de la tolérance de Mr.Sarkozy à accepter ses politiques, et supporter ses erreurs et ses déviances. Dans ce cas peut-être nous pouvons faire confiance à Mr. Sarkozy de manifester son désaccord au moment le plus propice. Bien entendu c'est aussi une question essentielle de principe de quitter son poste lorsque on n'est plus d'accord avec son 'chef'.















Par miche44,

le 19/06/2006 à 10:24





CHEF ? (A Mirino)





Là est la question : est-il encore réellement le chef ? Ou pensez-vous que quelles que soient les déviances d'un chef, il faille de garder jusqu'au bout ? Cela peut aller très loin dans certains cas, l'histoire nous le prouve. Ca ne me semble donc pas être le bon argument, bien que, je le précise, je sois très respectueuse des règles démocratiques. M.Sarkozy ne risque-t-il pas de payer le prix des erreurs et manquements de son(ses)chefs s'il en reste solidaire jusqu'au bout ?















Par mirino,

le 19/06/2006 à 8:47





Sarkozy così (à miche44)





Qu'il a dévié ou non (et c'est plutôt si) il est toujours le chef, et c'est cela le principe. Que Mr. Sarkozy assume les vagues de la tempête lui aussi sans alors aucun regret et pour mieux assumer tous les éléments que le destin lui réserve.















Par miche44,

le 18/06/2006 à 11:06





A MIRINO





je souhaite que vous ayez raison. Mais, la fidélité doit-elle être à l'égard d'un chef qui a "dévié" ? Loin de moi l'idée d'abandonner comme un rat qui quitte le navire lors de la tempête. la situation actuelle n'est pas du tout celle-là. Le pacte peut donc être rompu sans perdre l'honneur.















Par mirino,

le 17/06/2006 à 11:05





Sarkozy (à miche44)





Il me semble que Mr. Sarkozy soit aussi un homme de conviction et de principe (qualités moins évidentes chez son entourage). Alors tant qu'il reste membre du gouvernement il restera fidèle à sa tâche ainsi qu'à son chef. Même si, selon les murmures du 'ruisseau limpide' il aurait été déjà justifié à s'éloigner et à commencer son propre chemin. Mais il a le temps et il le sait.















Par miche44,

le 16/06/2006 à 13:26





OU EST L'HONNEUR





Je trouve qu'il y a plus de courage et d'honnêtete à quitter ceux qui ne sont plus (ou pas) qu'à rester pour répondre à un calcul politique. Mais bien sûr, je ne suis pas politique, ou politologue : simplement choquée de ce qu'est devenu M.Chirac et de ce qu'est M.de Villepin (et d'autres bêtes politiques). Si M.Sarkozy est ce qu'il parait être, quitte à mettre le feu aux poudres, il doit se désolidariser d'une politique à laquelle il n'adhère pas















Par mirino,

le 16/06/2006 à 10:19





Sarkozy





C'est le seul présidentiable, car le seul qui semble avoir le courage de ses convictions. Comme president il pourrait faire beaucoup plus qu'il en a le pouvoir de faire actuellement, car il est mal entouré. (Si une affaire 'Clearstream' se produisait aux Etats Unis ou en Grande- Bretagne, jamais le presse aurait été d'autant subjugué qu'il semble en être le cas en France.















Par mjr71,

le 15/06/2006 à 18:40





Soutient !





Dans tous les cas, ayant participé aux postes clefs des Gouvernements RAFFARIN et DE VILLEPIN pendant déja plus de 4 ans, on voit mal comment Mr SARKOZY pourrait ne pas être associé aux réussites et aux échecs de ses deux Premiers Ministres. Le fait qu'il est aujourd'hui la double casquette de n°2 du Gouvernement et de chef du Parti Majoritaire ne peut qu'accentuer les choses. Dans ces conditions je pense qu'il devrait soutenir le Gouvernement jusqu'en 2007 comme il la fait de part sa présence depuis 2002, et prouver qu'il peut être utile jusqu'à la fin de la législature.