Un gouvernement en petite vitesse

Publié le par blog-pl-seguillon

    La saison a été dure. Pour le Premier ministre particulièrement... au point qu'il s'en est fallu   d'un fil qu'il ne soit prié de laisser son fauteuil. La flambée des banlieues, le fiasco du CPE, l'affaire Clearstream ont mis le Premier ministre a rude épreuve. Rarement, chef de gouvernement a reçu autant de coups et enregistré autant d'échecs en une période si courte.

    Mais , à la veille des vacances estivales, il semble que le gouvernement, pourvu qu'il roule à petite vitesse, a recouvré une certaine sérénité.

   Tout paraît concourir à un retour au calme du moins provisoire.

   Le Premier ministre paraît avoir fait son deuil de toute ambition présidentielle. Du moins c'est ce qu'il laisse entendre en promettant de s'atteler désormais entièrement et uniquement à sa tache de Premier ministre jusqu'à la dernière minute. La tension au sein de la majorité en est retombée d’autant.

   Le directeur de cabinet du Premier ministre, Pierre Mongin , polarisait sur sa personne,   sans doute injustement, la crainte autant que la colère des élus qui lui reprochaient son autoritarisme de préfet et la  mauvaise influence qu'il aurait exercé sur Dominique de Villepin . Il a pris le chemin de la RATP. Son jeune successeur, Bruno Lemaire, est réputé autrement moins raide. C’est là la promesse de relations plus apaisées entre les élus et Matignon.

   Le chef de l'Etat lui-même se serait fait cette fois une raison et accepterait de considérer Nicolas Sarkozy comme le candidat naturel de la majorité sortante. C'est du moins l'analyse de Jean-François Copé , le ministre délégué au Budget. Ce qui peut être une manière pour ce dernier de dire et de tenter un rapprochement avec le président de l'UMP après avoir été un fervent Villepiniste. Il est vrai que les derniers fidèles du Premier ministre lorgne de plus en plus vers Nicolas Sarkozy . Celui-ci, par exemple est l'hôte du ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres à Tours.

     Quant aux succès remportés par l'équipe de France de football dans le Mondial,   ils ne sont pas étrangers à ce retour au calme. Ils   ont déjà largement contribué à détourner l'attention des Français du microcosme politique laissant à ce dernier un repos mal ou bien mérité. Si les Bleus vont en finale, Jacques Chirac est assuré de quelques semaines de répit et Dominique de Villepin pourra bénéficier d'un été relativement tranquille en attendant une rentrée parlementaire détonante avec la session spéciale destinée à débattre du projet de fusion Suez-Gaz de France.

    Rien n’est évidemment écrit d’avance. Mais, selon toute probabilité, Dominique de Villepin qui sort d’un hiver et d’un printemps harassant devrait connaître un court répit estival à la condition de ne pas procéder aux accélérations intempestives dont il a le secret !

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