Présidentielles 2007 : absence de visibilité

Publié le par blog-pl-seguillon

    Alors que l'on s'approche des grandes migrations d'été, la scène politique paraît particulièrement opaque. A quelques mois de l'élection présidentielles, la visibilité sur cette échéance est quasiment nulle en    dépit des sondages qui privilégient de manière insistante un duel Nicolas Sarkozy-Ségolène Royal .

   A gauche, Ségolène Royal   paraît en effet s'imposer. Nous l'avons déjà écrit ici, les socialistes avec lesquels nous discutons prennent acte de la fulgurante popularité de la présidente de la région Poitou-Charentes et ne voient pas ce qui pourrait empêcher désormais sa candidature d'être plébiscitée par les adhérents du PS.

    Il faut néanmoins souligner que la personne même de Ségolène Royal ne suscite aucun affect chez les militants, les cadres ou les élus qui la connaissent. Ceux-ci confient volontiers redouter son caractère cassant et méprisant. Pire, à tort ou à raison, ils disent craindre qu'elle ne soit pas à la hauteur de l'enjeu. Et d'insister sur   le caractère superficiel de ses déclarations. Mais ils sont néanmoins prêts à rallier sa cause tant est forte leur allergie pour tous les autres candidats et éléphants qui incarnent un passé dont ils veulent faire table rase.

   Ils choisissent donc pour le moment Ségolène Royal par défaut: parce qu'il veulent la nouveauté et refusent les caciques. Mais ils pourraient vite réviser leur jugement si d'aventure une nouvelle équation leur permettait d'échapper à la présidente de la région Poitou-Charentes.

   A droite , les choses ne sont guère plus claires. Certes Nicolas Sarkozy paraît s'imposer sans conteste. Pourtant, lui non plus ne bénéficie pas d'un courant affectif puissant comme celui qui jadis porta Jacques Chirac ou François Mitterrand. Les élus, comme les cadres de l'UMP, se tournent vers lui mais le ministre de l'Intérieur inquiète tant par ses prises de position parfois extrêmes que par sa relation aux hommes toujours fondée sur un rapport de forces.

   Quant à Dominique de Villepin qui aurait pu séduire les mêmes, il ne parvient pas être considéré comme un homme de la famille. Il a trop ignoré et méprisé élus et militants pendant un an et souffre d'un rejet quasi unanime. Le Premier ministre multiplie pourtant aujourd'hui les efforts pour corriger cette impression malheureuse. Il reçoit, écoute, fait montre de patience, témoigne d'une authentique volonté de dialogue. Mais il est bien tard. Et sans doute est-il déjà trop tard!

   Il faut en effet s'attendre, dans cette campagne qui n'a pas d'équivalent semble-t-il dans les élections présidentielles passées, que les choses se dénouent à l'automne. C’est alors seulement   que sera pris le véritable départ de la course et que se préciseront les positions. Et tout est encore possible entre une candidate socialiste plébiscitée mais aimée, un candidat l’UMP   applaudi mais qui fait peur et un Premier ministre incapable de séduire sa propre famille sans parler de ceux qui aujourd’hui sont encore mal notés à la bourse des sondages ou tout simplement  ignorés des enquêtes d’opinion.

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commentaires 06/09/2006 11:07







Par phalsand,

 





Présidentielle... une chance ? pour qui ?





Bonjour, Pour quelles raisons un journal national d'opinions n'est pas publié et distribué à chaque électeur ? Chaque candidat pourrait s'exprimer dans un espace identique, et répondre à chaque fait de société avec ses arguments, sa logique et sa perception de la société idéale. Il aborderait à sa convenance les différents thèmes, Il y répondrait ( ou pas), dans l'espace qui lui est réservé : Il proposerait ses projets, Il exposerait ses solutions, Il formulerait ses promesses. Voici une possibilité, qu'il faut concrétiser, afin de constater les engagements réalistes ou farfelus qui sont appelé à définir un programme susceptible d'intéresser une majorité de citoyens ; ce qui nous permettra d'assister à une belle confrontation d'idées et d'idéaux en toute objectivité. L'équité demande une égalité des chances conjuguée avec la liberté et la possibilité de s'exprimer sans que des moyens exorbitants faussent la perception des individus à grands renforts de pub et de leurres de toute nature. La devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité















Par nunka28,

 





Le fan de l'amérique





Un prétendant au poste suprême et qui se dit " amoureux fou des américains " ne peut diriger le pays de Charlemagne, de Louis XIV et de Napoléon. Car ces illustres personnages, avaient su marquer en leur temps et de quelle manière ! La grandeur de la France. Or, ce fils d'émigré, n'est pas si différent des responsables polonais qui ont soutenu les USA, dans leur guerre déloyale(absence d'ADM) contre l'Irak. A mon humble avis, Sarko n'a pas l'étoffe d'un chef d'Etat.















Par toutelafrance,

 





La solution peut-elle venir des politiques ? Sinon...





« La politique, c'est l'art de empêcher les gens de se mêler de ce qui les regardent » disait Paul Valéry. Et cela a bien fonctionné en France. La société civile est restée à l'écart de la politique. Les échecs de nos politiques sont manifestes et menacent notre avenir, la démocratie et nos valeurs républicaines. Pourtant la France est riche, a un potentiel industriel et scientifique importants et une élite capable d'utiliser mieux ses ressources et de la sortir de sa crise. Mais tout cela est gâché, les citoyens, l'élite et la société civile laissés à l'écart. Nos politiques peuvent-ils être les auteurs d'un changement et d’une solution réelle pour ce pays? « Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre » répond Albert Einstein. L'ampleur des réformes, le retard pris et la liberté nécessaire pour y remédier sont tels que la classe politique actuelle, paralysée par de multiples contraintes, n'est pas prête à le faire. Alors prenons notre destin en main. Comment ? « That is the question » ! Pour en avoir le cœur net, aller voir le nouveau site Internet « toutelafrance.net ». Et mobilisons nous pour sauver notre avenir, avant qu'il ne soit trop tard. Aucun citoyen conscient ne peut rester indifférent : et ce ne sera pas mon cas. Et vous ?















Par mjr71,

 





Action.





Un homme politique peut ne pas être un homme d'action comme il peut l'être, il peut aussi le faire croire.MM MITTERAND et CHIRAC on été des hommes d'actions, MM DE VILLEPIN, SARKOZY sont des hommes d'action, ils réforment, prennent des coups, recommencent, reculent lorsqu'ils ne sont pas compris mais travaillent. MM HOLLANDE, FABIUS,ROYAL ... n'ont pas ces dernières années brillés par leurs réformes et depuis qu'ils sont dans l'opposition, il n'ont fait que de tenter de contreindre le gouvernement a l'immobilisme en défilant dans les manifestations et manoeuvrant à l'assemblée pour freiner toutes délibérations. Ils auraient puent, en 4 ans, créer des forums de propositions, mettre en place au niveau international des rencontres permettant d'imaginer des solutions face à la pauvreté mondiale, l'immigration qui en découle...Mais non, ils se réveillent à 1 an des Présidentielles et nous proposent de revenir en 2002 avec les emploi jeunes (précaires et stigmatisants les jeunes comme le CPE) l'imposition des 35 heures, les renationalisations, la déïfication du pauvre... L'action n'est pas de distribuer des subsides pour contenter telle ou telle catégorie, mais d'optimiser les moyens et les personnes pour le bien de notre pays en soutenant les créateurs de richesses et d'emploi.















Par grandjules,

 





Rassurer...?





On se demande bien, M. Franckytex, pourquoi M. Sarkozy "inquiète" tant de personnes si, comme vous le prétendez, il est censé les "rassurer"?? Quant à votre distinction entre homme d'action et homme politique, elle ne me paraît pas pertinente. S'il a été successivement depuis 12 ans secrétaire général de l'Elysée, ministre des Aff étrangères, de l'Intérieur et premier ministre, c'est bien qu'il est un homme politique! Son problème essentiel est sa conception bonapartiste de l'action politique: c'est moi qui décide, les autres doivent se coucher. Et, jusqu'au commencement de fronde parlementaire auquel on a assisté récemment sur l'affaire GDF-Suez, force est de reconnaître que la majorité a bel et bien passé les 4 dernières années à se "coucher" en votant n'importe quoi. Il serait bon que l'alternance ait lieu, et qu'elle soit l'occasion de donner un vrai rôle au Parlement et aux citoyens.















Par franckytex,

 





Mais que voulons nous finalement ?!!





Il est vrai que le premier ministre a fait des erreurs et notament dans l'aspect politique des débats. Mais on ne peut pas lui reprocher d'avoir tenter d'agir; même si son aspect "Néron" n'a fait que le desservir jusqu'à présent il ne faut pas oublier que c'est un homme d'action et non un homme politique. Peut-être que son séjour à Matignon lui aura servi de leçon et peut-être changera-t'il quelque peu de comportement envers les syndicats et favorisera les discussions. Je pense très sincèrement qu'en France, la population cherche constament à ce qu'on la rassure; et c'est ce qu'ont compris beaucoup de personnages politiques (notamment Nicolas Sarkozy). Mais dès qu'il y en a un qui cherche à agir tout le monde lui barre la route; cette situation est gravissime et personnelement je pense que si cet esprit d'inaction persiste nous courrons droit à notre perte...















Par mjr71,

 





Ou est le charisme ?





Mr MITERRAND était le chef incontesté du PS et sa ténacité a ramené la gauche au pouvoir dans la liesse en 81. Mr CHIRAC a toujours su se mèler au monde rural et a la foule, sa stature et son calme apparent ont joués en sa faveur. Aujourd'hui, si le discours de Mr SARKOSY plait, il fait un peu peur, Mme ROYAL navigue entre les opportunités qui ne sont pas pronées par le "projet", MM DSK & FABIUS ont appliqués les mêmes politiques dites libérales que la droite, Mr LANG a surtout marqué par la fête de la musique et son passage à la culture, Mr EMMANUELI ne semble pas être le bout en train capable d'entrainer la France a se surpasser, Mr MONTEBOURG n'a de cesse que de crier au loup, Mr CHEVENEMENT a déja quitté le navire en marche, Mr BAYROU ne cherche qu'a se demarquer, Mr JOSPIN a l'air de trainer toute la misère du pays ... si l'on ajoute que tous ces gens ont de près ou de loin participés aux gouvernements succéssifs, cela laisse perplexe. Et il manque le charisme.















Par spah,

 





avance de phase





C'est vrai que la machine médiatique s'emballe bien avant les vraies échéances. En ça l'appel du pied de Jospin est dans le bon timing, juste un petit coucou pour nous souhaiter bonnes vacances, avant le Mondial et le tour de France... histoire d'avoir une image rémanente dans le cerveau des français à réactiver à l'automne. Quant à Sarkozy, la régularisation des sang-papiers risque de lui faire très mal, et la rentrée parlementaire risque d'être tendue avec l'histoire de la fusion EDF/Suez.