François Bayrou : "la surprise"

Publié le par blog-pl-seguillon

François Bayrou qui réunit aujourd'hui les parlementaires de l'UDF en est intimement persuadé: comme toutes les élections présidentielles, celle de 2007 réservera une surprise et cette surprise pourrait bien être, selon, lui son propre succès.

C'est chez lui affaire d'intution, de conviction et de raison.

Intution: pour preuve de son flair politique, le président de l'UDF rappelle que, dès le mois de janvier 2004, bien qu'il fût un ferme partisan du "oui" au référendum sur la constitution européenne, il avait annoncé à ses amis que le "non" l'emporterait.

Conviction:  Les Français sont un peuple qui ne se laisse pas imposer ses choix, estime François Bayrou. Les sondages ne sont pas les urnes. Les citoyens ne sont pas disposés à jouer le jeu d'une élection jouée d'avance.  Sans doute, aujourd'hui, la bipolarisation paraît-elle inéluctable. Elle le semble d'autant plus que les médias orchestrent déjà un duel quasi inéluctable entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Déjà,  ils ont consacrésces deux candidats à coups de sondages répétitifs et de unes répétées. L'ominiprésence médiatique nourrit les enquêtes d'opinions, les sondages suscitent la surexposition dans les médias. Et le tour est joué. Mais le président de l'UDF en est certain,  les Français ne tomberont pas dans le piège de la démocratie d'opinion qui est la démocratie de l'instant, de l'émotion, de l'image et du spectacle.

Raison: reste la demande des citoyens. Quelle est-elle aujourd'hui ? Les Français, pensent  encore François Bayrou , veulent la réforme et non pas la rupture. Ils sont attachés à un modèle social et culturel, ce qui ne les empêche pas d'en  souhaiter la modernisation; ils tiennent à une haute protection sociale mais souhaitent également une revalorisation du travail; ils ne sont pas hostiles à certaines pirvatisation mais n'entendent pas qu'on brade les services publics. Ils aspirent à un grand débat politique mais récusent les position partisanes et idéologiuqes et voudiraient que ceux qui les gouvernent soient capables de faire travailler ensemble des gens de bonnes volontés quelles que soient leur racine politiques. Ils veulent au fond un recentrage libéral et social.

Mais, ajoute aussitôt le président de l'UDF,  ce qu'ils ne veulent plus et ce qu'ils excècrent de plus en plus est cette nomenklature de connivence entre barons de la presse, magnats de la finance et ténors de la politique qui captent à leur profit tous les pouvoirs. Le troisième homme dans cette élection présidentielle,  celui qui créera la surprise, est celui-là même  qui saura incarner ces aspirations et  sera capable de bousculer cette camarilla politicco-médiatico-financière.  

François Bayrou est convaincu d'être cet homme ce troisième homme lui, le petit chose de la classe politique,  fils d'agriculteur, enracinné dans son village natal de Bordères dans ce Béarn où, comme le disait Henri IV , aime-t-il à rappeler, " on ne baisse pas la tête".  

Il est au sens propre du terme  "habité " par cette conviction.

A cette intuition, à cette conviction, à ce raisonnement somme toute assez logique, nos politologues éminents opposent qu'il n'y aujourd'hui aucun espace en France pour le centre et que nos institutions empêchent qu'il s'en crée un !

Certes ! Mais le raisonnement du président de l'UDF ne manque pas de cohérence, même si la difficulté à se faire entendre paraît immense et même si les obstacles institutionnels semblent à première vue insurmontables. Je constate aussi  que François Bayrou déroule ce raisonnement avec une telle sérénité et une telle assurance tranquille  qu'il finit par interroger les plus septiques. J'avoue enfin  que, chaque fois que j'ai l'occasion de bavarder avec lui, je suis frappé par un trait de caractère qui lui est propre. Cet homme n'a peur de rien. Ce qui inclinerait à penser qu'en dépit des apparences il pourrait aller loin !

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palloporo 24/09/2006 14:51

M. Bayrou a la conviction que le peuple français ne se laisse pas imposer ses choix; que les médias orchestrent un duel Sego-Sarko (omniprésents) en négligeant les autres candidats. En résumant les dires de M. Bayrou,selon votre analyse, les français veulent les reformes mais pas de rupture. Autrement dit, ils veulent le beurre et l'argent du beurre. Barons de presse; magnats de la finance et ténors de la politique sont de connivence pour capter à leur profit tous les pouvoirs. L'analyse de M. Bayrou avoisine la thèse du PCF (qui veut créer un front antilibéral pour faire barrage au "petit Bush français",etc.etc), en oubliant que le capitalisme existe, sous toutes ses formes, sous tous les régimes depuis la nuit des temps. Le troisième homme? C'est un très vieux film.

Mirino 22/09/2006 15:25

Peut-on avoir une vraie reforme sans une vraie rupture? Une reforme sans rupture dans le cas actuel, s'appelle un compromis. Les français ont vécu déjà bien trop d'années de compromis, ce 'juste milieu' perpétué aussi par Mr Bayrou d'ailleurs, dans son 'no man's land' de mots sans vrais engagements actifs.

patrice merville 21/09/2006 13:26

lapsus linguaie:2 fois président de l'UMP au lieu de président de l'UDF

patrice merville 21/09/2006 13:26

lapsus linguaie:2 fois président de l'UMP au lieu de président de l'UDF

vaissade 20/09/2006 21:51

Cet homme écrivez vous à propos de Bayrou n'a peur de rien. Sauf me semble-t-il des syndicats d'enseignants qui étaient parait-il ravis d'avoir un tel ministre.

Certes c'est un discoureur assez talantueux. Il est vrai que sa formation l'y prédispose. Mais un homme politique doit savoir passer du discours aux actes et avoir des positions claires et précises sur les sujets d'actualité. Or Monsieur BAYROU a peut-être le verbe martial, mais  le comportement d'un invertébré. Un bon centriste somme toute.

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