JOSPIN: Le calcul de Claude Allègre

Publié le par blog-pl-seguillon

Compagnon d’armes, partenaire de tennis et ami de longue date de Lionel Jospin , Claude Allègre nourrit une triple conviction : l’ancien Premier ministre sera candidat à la candidature, il garde de bonnes chances de devenir le candidat du PS à la présidentielle de 2007 et, si tel est le cas,  il battrait in fine Nicolas Sarkozy.

 

L’ancien ministre de l’Education nationale croit à la détermination implacable de son ami. Il l’explique par sa volonté à la fois d’effacer l’échec de 2002 et de faire barrage à Ségolène Royal. Lionel Jospin estime en effet  que la candidate socialiste  si elle devait être désignée par les militants  transformerait le parti socialiste en un simple parti de supporters et accélèrerait la déliquescence et « pipolisation de la vie politique française ».

 

Le calcul de Claude Allègre est le suivant. Au premier tour des primaires, Ségolène Royal réunirait quelque 40 à  43% des suffrages des militants. Lionel Jospin venant en tête des suffrages obtenu par les quatre autre candidats à la candidatures, il bénéficierait aune second tour des reports de voix sur sa personne, Ségolène Royal ayant fait le plein dès le premier round.

 

Quant à l’élection présidentielle elle-même, Claude Allègre pense que si Lionel Jospin portait les couleurs de la gauche, sa compétence, sa stature mais aussi son calme et sa sérénité aurait raison d’un Nicolas Sarkozy desservi par son coté « perpétuellement agité ».

 

A entendre ce matin Lionel Jospin sur Europe 1 on peut en effet estimer que l’ancien Premier ministre paraît décidé à aller à la bataille. Il faut bien constater cependant que s’il y va ce sera dans des conditions difficiles. Ségolène Royal caracole loin en tête des sondages. Ce qui n’est peut-être pas déterminant mais qui pèse sur l’opinion des militants eux-mêmes. Laurent Fabius est décidé à aller jusqu’au bout convaincu après le succès qu’il a remporté lors de la confrontation de Lens qu’une bonne campagne interne peut le lancer en tête des candidats anti-Ségolène au premier tour de la primaire. Dominique Strauss Kahn fait dire à qui veut l’entendre qu’il ne se retirera pas avant le premier tour, cherchant de la sorte à dissuader l’ancien Premier ministre de se porter candidat. Et tous, de Jospin à Lang en passant par Fabius et Strauss Kahn de dénoncer le choix implicite et partisan du Premier secrétaire François Hollande en faveur de sa compagne.

 

Seule, comme le propose Henri Emmanuelli ,  une candidature François Hollande permettrait théoriquement d’éviter une primaire au couteau qui laissera des traces profondes au sein du parti socialiste.  Mais plus personne n’y croit aujourd’hui à commencer sans doute par Henri Emmanuelli lui-même !

 

 

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inri 28/09/2006 08:34

Tout socialiste qu'on puisse être,ce sont des gens de la haute société qui souhaite nous représenter-le lobby socialiste reste très fort en France.

Mais il est malheureux de dire que l'on va à sa perdition si le PS devait reprendre le pouvoir.

Economiquement il va sans dire

Socialement aucun véritable progrès ne sera fait.

A l'heure de restriction les Français continuent a plaider en faveur acquis (du bon vieux temps).Ils ne veulent aucun changement profond.

Nous prétendons avoir beaucoup de qualité mais incapable de Bon Sens qui ne tient pas compte de nos petis intêret personnel.

Jean 25/09/2006 19:02

Royal, Jospin, Fabius, Hollande...  Tous issus de la haute fonction publique, et énarque de surcroit ! Pour ma part je ne vois d'autres raisons du triste état de la France face à la mondialisation que cette mainmise des fonctionnaires aux plus hautes fonctions de l'état ! Quand donc la France sera-t-elle enfin représentée par une personnalité issue de la société civile ? Quand existera-t-il en France une possibilité de référendum d'initiative populaire pour mettre en place une réforme obligeant les fonctionnaires désireux d'embrasser une carrière politique à démissionner de leur poste ? Bien sûr il conviendra de mettre en place un statut de responsable politique afin que celui qui perd son mandat puisse retomber sur ses pieds, comme cela se pratique d'ailleurs dans la plupart des autres démocraties, mais ce statut devra être rigoureusement identique pour chaque citoyen français !Il est curieux que pas un seul journaliste politique ne dénonce cette pratique tout juste digne d'une république banannière !