Un retrait avec l'espoir d'éviter une retraite !

Publié le par blog-pl-seguillon

    

 Lorsque l’on demande son âge à Jack Lang  ( 67 ans depuis le 2 septembre ), l’ancien ministre de la Culture, avec un brin de coquetterie, répond à la manière des vieux chefs africains , qu’il a oublié l’année de sa naissance !

     Au vrai, le désormais ex candidat à la candidature a une obsession : durer en politique. Et il a compris depuis longtemps que la longévité dans cet univers  tient pour beaucoup au degré d’exposition que l’on conserve dans l’opinion publique.

     Certes, l’inventeur de la fête de la musique a pu penser un temps que la forte popularité dont il bénéficiait dans l’opinion, particulièrement chez les jeunes, pour son action dans le domaine culturel,   pouvait lui valoir passeport pour une course présidentielle.

    Déjà, en 1995, l’idée lui était venu de se présenter avant que de se retirer au bénéfice de la compétition entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli .

    Sans doute, l’an passé, lorsqu’il s’est de nouveau lancé dans la course, a-t-il de nouveau caressé ce rêve. Pourtant, en dépit de tous ces efforts méritoires et des livres innombrables publiés sur les institutions, la fiscalité ou l’emploi, il était évident que cette popularité ne parvenait pas à se convertir en intentions de vote chez les  militants et les sympathisants socialistes. Ses partisans ne dépassaient guère les frontières de son département, le Pas de Calais,  et l’ancien ministre n’avait pu réunir les 30 signatures de membres  du Conseil national du PS nécessaires pour participer aux primaires socialistes.

     François Hollande était disposé à lui fournir les signataires manquants afin de ne pas faire obstacle au bon déroulement de la démocratie interne. Mais cet apport  plaçait l’ancien ministre de la Culture dans une évidente dépendance du Premier secrétaire du PS.  Ce « prêt » aurait  un coût implicite : un désistement en faveur de Ségolène Royal. Ce qui était humiliant pour Jack Lang . Ce qui  ne le mettait en aucune manière à l’abri d’un fiasco annoncé !

    Pourtant,  les candidatures de Jack Lang sont toujours à double détente. Si elles ne lui permettent pas d’espérer le poste brigué, elles ont le mérite de lui valoir quelque compensation préservant sa longévité politique.

    En 2000, Jack Lang qui ne se consolait pas de n’avoir pas été appelé au gouvernement trois ans plutôt, sollicite l’investiture de ses camarades pour les municipales de Paris. En mars il se retire pour laisser la place libre à Bertrand Delanoë. Sa décision de retrait à peine annoncée, il est nommé par Lionel Jospin ministre de l’Education nationale !

    En annonçant hier son retrait de la course aux primaires socialistes,  l’ancien ministre s’est refusé à dire lequel des trois candidats à la candidature il soutiendrait. Mais on a bien compris qu’il inclinerait vers  celui  et  plutôt… vers celle qui aurait les plus grandes chances de porter les couleurs socialistes, de battre Nicolas Sarkozy ,  d’emporter la présidentielle et, pourquoi pas, d’éviter à Jack Lang  une retraite  politique jugée prématurée. Un retrait dont Jack Lang espère sans doute qu’il lui apportera un surcroît de longévité politique dans quelque ministère prestigieux comme par exemple… les Affaires étrangères !

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spah 03/10/2006 16:58

C'est plus qu'évident qu'on le lui a promis quelque chose à ce bon Jack Lang...

Ces derniers voyages au Moyen Orient témoigne d'une envie d'évasion.

Cela aurait de la gueule la résolution du conflit israelo-palestinien autour d'une coupe de champagne entourées d'oeuvres contemporaines commandées pour l'évènement !

spah 03/10/2006 16:56

C'est