Sarkozy crispé, De Villepin détendu

Publié le par blog-pl-seguillon

  

Apparemment tout « baigne » dans la majorité présidentielle !

 Les journées parlementaires se sont jouées dans la tonalité « Embrassons-nous Folleville » Nicolas Sarkozy s’est montré fédérateur à souhait. A croire qu’entre lui et le Premier ministre, l’objectif final est si communément partagé  qu’il n’est plus une once de différence et moins encore de différent entre les deux hommes.

  Et pourtant.. et pourtant, à y regarder de plus près, les rouages majoritaires paraissent moins bien huilés qu’il n’y paraît.

  Très long, peut-être trop long, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors des journées parlementaires de l’UMP, tenait beaucoup de l’auto justification. Après l’avoir entendu,  un élu confiait hier : «  on a l’impression que si Nicolas nous demande si fortement et à tel point de croire en lui c’est bien qu’il n’est pas tout à fait certain de notre entier soutien ». Les propres amis du ministre de l’Intérieur l’ont trouvé particulièrement tendu et les journalistes ont constaté que l’orateur a terminé son propos en nage, littéralement trempé de sueur.

  A l’inverse, souriant et particulièrement détendu, Dominique de Villepin a fait un discours en forme de bilan positif du quinquennat, associant dans une même satisfaction son action et celle de son prédécesseur, Jean-Pierre Raffarin , comme s’il lui appartenait de donner le coup d’envoi de la campagne présidentielle.

   Lors du déjeuner qui réunissait notamment les trois hommes, les deux Premiers ministres devisaient gaiement et ne cessaient d’échanger des plaisanteries tandis que Nicolas Sarkozy paraissait crispé.

   C’est qu’en dépit des apparences, les épées ne sont pas rentrées au foureau. Dominique de Villepin n’a renoncé à rien. Il guette le moindre faux pas d’un Nicolas Sarkozy qui se sait sous surveillance. Ce  dernier doit gérer sa casquette de ministre qu’il n’entend pas abandonner de sitôt contrairement à ce que lui suggèrent certains de ses proches et son dossard de candidat. Ce qui ne va pas de soi.

   Pendant ce temps,le Premier ministre, qui affiche sérénité et décontraction,  confie volontiers à ses visiteurs, perfide,  que Nicolas  est « mort de trouille » et que le duel qui l’oppose à Ségolène est une confrontation de Premiers ministrables, ni l’une ni l’autre n’ayant à ses yeux la stature et le souffle de présidentiables !   

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Suzy 08/10/2006 03:20

M. Charles, même si M. Sarkozy était désigné candidat à l'élection présidentielle par 100% des militants de l'UMP, cela ne signifierait rien du tout. Selon notre Constitution, le Président de la République est élu au suffrage universel; c'est-à-dire par plus de 42 millions d'électeurs et non par quelques milliers de militants fanatisés. Dans l'esprit de notre Constitution, l'élection au suffrage universel du Président est avant tout un rendez-vous entre un(e) candidat(e) et le peuple. L'UMP ne pourra pas empêcher d'autres personnalités de la famille gaulliste de se présenter en 2007, si elles le souhaitaient. Et je pense que de nombreux élus gaullistes seraient prêts à les parrainer.

http://www.elysee-2007.fr

Suzy 08/10/2006 02:37

Pierre-Luc Séguillon a tout à fait raison : M. Sarkozy n'est pas du tout sûr de lui. Mais il n'a pas fini d'être crispé, la guerre des chefs ne fait que commencer à droite. Villepin a une très grande expérience des campagnes présidentielles, j'ai confiance en lui.

http://www.elysee-2007.fr

grandjules 07/10/2006 13:15

Et puis, vraiment, Ebichu, sur l'insécurité, vous savez parfaitement que le bilan de Sarkozy est indéfendable. Ajoutez la montée CONTINUE des aggressions sur les personnes à la politique du "chiffre négatif" qui encourage les flics à ne plus enregistrer les mains courantes, et vous obtenez uen vision beaucoup plus juste du "bilan" Sarkozy.

grandjules 07/10/2006 13:13

Ebichu, puisque vous aimez tant les écrits, je vous renvoie aux différents articles publiés par Fabius où il développe sa vision du fameux "plan B", qui se situe à la fois dans la "réflexion" qui est en cours à Bruxelles, et surtout dans l'après-2007, une fois que président et gouvernement, partisans du oui, auront viré (du moins on l'espère). Je vous rappelle d'ailleurs que cette expression vient des partisans du oui, pas de ceux du non, même si ces derniers ont été obligés de répondre en la reprenant.

Sur la question de la "sincérité" de Fabius, c'est vraiment un faux procès. Puisque votre mémoire flanche, je vous rappelle qu'il a pris position pour le NON alors que le OUI était à 65% dans les sondages... vous savez, ces mêmes sondages qui nous serinent sans arrêt que Sarkolène est la meilleure candidate de la gauche.

Fabius aurait donc une étrange conception de la versatilité et de l'opportunisme!!

Pour mieux vous en convaincre, je vous renvoie à un article injustement oublié de Fabius, écrit en 1996, où Fabius dénonçait déjà ce qui clochait dans l'Europe telle qu'on la construisait, et annonce sa position de 2004: http://www.laurent-fabius.net/article110.html

Bref, cessez d'assener des contre-vérités. Le mensonge à ciel ouvert est bien plus sûrement la marque de fabrique de M. Sarkozy.

Les débats au sein du PS vont enfin permettre de lever les ambiguïtés et de mettre à nu les incapacités des unes (de l'une serait plus juste).

grandjules 06/10/2006 15:51

M. Ebichu, je suis content pour vous que vous ayez décidé d'utiliser les deux lobes de votre cerveau. Essayons tous d'en faire autant! Conséquence sans doute de cette décision, vous semblez avoir renoncé à défendre les "résultats" de M. Sarkozy. Bravo! En ce qui concerne GDF, je vous avouerai que, n'ayant pas le gaz, je pourrais tout à fait "m'en foutre", comme vous dites. Mais ce n'est pas parce qu'on ne fait pas du patin à roulettes qu'on n'a pas le droit de donner son opinion sur les tricycles. La vérité c'est que la privatisation de GDF va être suivie de l'explosion des tarifs et que ce seront les plus fragiles qui trinqueront, comme d'habitude. En matière énergétique, on sait très bien qu'au jeu de la sainte concurrence les consommateurs sont toujours perdants: cf. ce qui s'est passé pour les entreprises ayant choisi au moment de l'ouverture du marché un autre prestataire qu'EDF. Du point de vue social et économique, cette mesure est donc nuisible et contre-productive, de même qu'elle l'est au niveau stratégique: il est inconcevable de se dessaisir des moyens de contrôle que nous possédons. Je ne défendrai pas DSK, partisan affiché de la privatisation d'EDF reconverti pour les besoins de la primaire en partisan du service public. Je ne parlerai même pas de Sarkolène, qui ne s'est intéressée à GDF que le temps de faire un sourire à la caméra à l'Assemblée nationale. En revanche, je ne mettrai pas Fabius dans le même sac. Cela fait des mois qu'il prend position fortement sur le service public et l'indépendance énergétique de la France. Vous semblez mettre en cause des "écrits" de Fabius. A ma connaissance, il sétait prononcé, avant 2002, pour l'ouverture du capital d'EDF, mais pas pour la privatisation. Il ne s'agit donc pas de sa part d'un retournement de veste, mais d'un infléchissement provoqué, dit-il, par l'évolution du contexte mondial. Et quand avait-il "promis" quelque chose à ce sujet?Rien à voir avec Sarkozy, capable de prêcher le pour puis le contre à quelques mois de différence. Vous me direz, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient". Eh bien il est temps que ça change, ce qui ne sera le cas ni avec Ségo ni avec Sarko!