arbitre et prince consort

Publié le par blog-pl-seguillon

                                                    

Certains, au PS, déplorent la partialité de François Hollande et de François Rebsamen qui ne font plus guère mystère de leur préférence pour Ségolène Royal.

Rendons à César ce qui revient à César . Si le numéro 2 du parti socialiste affiche explicitement son inclination pour la présidente de la région Poitou-Charentes, formellement, en revanche, on ne peut reprocher au Premier secrétaire du PS d’avoir fait preuve d’impartialité ces derniers jours.

Ainsi, François Hollande a-t-il fait en sorte que Jack Lang puisse anoncer son retrait de la compétition sans pour autant en être humilié. L’ancien ministre de la Culture, en effet, ne disposait pas des trente signatures de membres du conseil national du PS pour pouvoir prendre part aux primaires de son pari. François Hollande l’a donc assuré qu’il était disposé à les lui fournir afin de ne pas faire obstacle au processus démocratique interne. Il l’a fait cependant tout en s’efforçant de dissuader Jack Lang de participer à une course qui avait toute chance de se terminer par un piteux fiasco personnel.

Objectivement, toutefois, le patron du PS ne eut échapper au soupçon de partialité.

Il n’a rien fait pour encourager Lionel Jospin à participer aux primaires du parti. C’est le moins que l’on puise dire. Et il a tout fait pour dissuader Jack Lang de rester dans la course.

Or, l’abandon de Jack Lang et surtout le retrait de Lionel Jospin laissent à Ségolène Royal un véritable boulevard. Le second était le seul qui avait quelque chance de contredire cette candidature assise sur l’opinion publique. La disparition du premier accroît encore les chances de la présidente de la région Poitou Charentes d’être désignée dès le premier tour des primaires par les militants socialistes. De là à reprocher une démarche partiale de François Hollande, il n’y a qu’un pas aisé à franchir.

Mais, au-delà des soupçons, il y a un fait d’évidence: la situation du Premier secrétaire et néanmoins compagnon de la candidate est quasi intenable. Qu’il suffise, pour s’en convaincre, de lire l’entretien accordé ce jour au quotidien le Monde par François Hollande.

Entre les lignes, le Premier secrétaire laisse percer son pronostic autant que son choix. C’est évidemment Ségolène Royal. « Sa candidature, explique-t-il, s’est installée » ! Voilà qui ne l’empêche pas de se proclamer arbitre impartial et de déclarer fort sérieusement qu’il tait pour l’heure son choix et ne le dévoilera que le moment venu ! D’un côté, François Hollande explique que c’est le parti socialiste sous sa houlette qui dessinera la stratégie de la campagne. De l’autre, il convient que la candidature de sa campagne s’est structurée à partir d’un mouvement d’opinion et par-dessus la tête du parti.. Être promis au rôle de prince consort et se vouloir une vocation de chef et d’arbitre relève, convenons en de la quadrature du cercle.

     Mais si François Hollande est aujourd’hui dans cette situation infernale, il ne peut guère s’en prendre qu’à lui-même. Le Premier secrétaire a en effet commis une faute majeure en décidant il y a deux ans l’organisation au sein même du PS d’un référendum sur la constitution européenne après avoir réclamé de Jacques Chirac qu’il consulte directement les Français sur le sujet plutôt que de s’en tenir au seul vote des parlementaires. En jouant de la sorte avec l’espoir de briser Laurent Fabius, François Hollande s’est lui-même tiré une balle dans le pied. Il aurait appelé les socialistes à s’abstenir sur le sujet et se serait dispensé de ce référendum interne que le PS serait resté uni, qu’il en serait devenu le patron incontesté et du même coup le candidat naturel à l’élection présidentielle comme il en va dans les autres grandes démocraties. La démarche de François Hollande a au contraire divisé son parti. Le Premier secrétaire a définitivement perdu l’occasion d’affirmer enfin son leadership et la candidature de sa compagne est née de cette faille.

   Dans un premier temps, le Premier secrétaire s’en est amusé. Plus tard il a été surpris par la popularité de sa compagne, voire admiratif. Puis, il s’en est sérieusement inquiété. Aujourd’hui, il n’a d’autre choix que de se résoudre à une candidature probablement incontournable et qui ne lui laisse plus aucun espace politique quoi qu’il feigne de croire.

 

 

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J SAlvan 07/10/2006 20:52

Comment pouvez vous parler d un Prince consort ( plutôt sorti ) alors qu il semble que lui et elle vivent séparement  ?. Le compagnon de Mme semblerait moins à gauche que le premier secrétaire Normal un ancien PDG !!!    

 PS  je ne veux pas que mes commentaires soient publiés qui sont faits pour signaler que les médias participent à un petit jeu ah le couple modèle !

Mirino 07/10/2006 14:44

Ca sent encore l’hypocrisie concentrée, ce qui reflète aussi de cette image floue et déformée.

Mr Hollande avait longuement attendu comment les choses s’évoluent, comment siffle le vent avant de montrer sa grande fidélité émouvante envers sa chère compagne. Il y a quelques semaines il était moins sûr, à tel point même de vouloir lui donner des leçons morales.

Mais en amour et en guerre Mr Hollande sait de quel côté son pain est beurré. Gare à nous si Ségoloin soit élue car l’arrangement en conséquence serait un monopole de complaisance si elle a la mauvaise idée de nommer un apologiste de tout et un défendeur de rien comme premier ministre.

grandjules 05/10/2006 12:50

Gadlu, c'est vraiment nul : de faire du copier-coller d'autres sites et d'occuper autant d'espace... pour dire autant de conneries!

M. Séguillon, vous devrier mettre un bandeau sur votre blog: "interdit de déposer des ordures le long de ce blog"!

 

gadlu 05/10/2006 07:22



SEGOL’S RAP -- Le Rap de Ségolène

Courants, motions scissionsC’est tous qu’une bande de conCocos, écolos, liberos,C’est rien que des blaireauxQuand je veux faire la teufEt bouffer comme un roi,E’m fait un effet bœufC’est la meuf à François

Merguez, mouton, boulettesJ’la kiffe ma SégolettePoulet, méchoui, brochettesC’est elle qu’j’ai dans la têteChaque fois que j’ai la dalleMa Ségolène j’la veux royale

Au Karcher je vais voter Et on va les calculerJ’en veux pas dans ma citéDes ringards socialisésLes crânes en peau de fesses Les rombières ménopauséesPlus la peine qui se pressentY sont déjà tous larguésUne seule fera l’affaire C’est la meuf au secrétaire

Merguez, mouton, boulettesJ’la kiffe ma SégolettePoulet, méchoui, brochettesC’est elle qu’j’ai dans la têteChaque fois que j’ai la dalleMa Ségolène j’la veux royale

Au couscous de l’ElyséeLes blédards y vont y’allerLes blakos ,les bougnoules,Les bolos les burnésOn va tous lâcher la s’mouleLe sarkos on va l’graillerC’est ma fatma qui va gagnerLa charentaise va s’le fourrer

Merguez, mouton, boulettesJ’la kiffe ma SégolettePoulet, méchoui, brochettesC’est elle qu’ai dans la têteChaque fois que j’ai la dalleMa Ségolène j’la veux royale

Alexandre 05/10/2006 02:29

Fabius est bien le seul candidat vraiment à gauche du PS mais comme le chef appuie sa compagne depuis longtemps,il ne faut pas non plus nous prendre pour des idiots,quel Tartuffe Hollande,ce sera Royal qui sera désignée sauf grande surprise! La responsabilité de Hollande est grande en cas d'échec au 1er tour!