Trois candidats, trois ruptures, trois failles

Publié le par blog-pl-seguillon

   Chacun à leur manière, les trois candidats à la présidence de la République que sont Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal ont perçu la profonde désaffection de l'opinion envers le monde politique. Et tous trois proposent donc trois manières  de rupture avec la gouvernance et les politiques suivies jusqu'à ce jour.

Le président de l'UMP, qui se présente en homme volontaire et pragmatique,  propose une rupture néolibérale, mâtinée de social. François Bayrou, qui se campe en avocat d'un tiers- état méprisé et ignoré, entend briser la toute puissance arrogante d'une nouvelle aristocratie politico-médiatico -financière. Ségolène Royale, devenue symbole de la nouveauté jusque dans son appartenance féminine, oppose à l'offre de solutions toutes faites l'écoute et la prise en compte des attentes populaires .

  Mais chacune de ces attitudes souffre d'une faille profonde.

                                                                                                    

Il est bien diffficile pour Nicolas Sarkozy de se faire le héros de la rupture lors même qu'il a été depuis cinq ans et qu''il demeure membre éminent du gouvernement . Quelle crédibilité peut avoir celui qui prétend rompre avec ce qu'il n'a cessé de soutenir et de cautionner le temps d'un quinquennat sans craindre parfois de se renier comme ce fut le cas sur le dossier de Gaz de France? 

 

Il n'est pas aisé pour François Bayrou de convaincre l'opinion de la faisabilité de sa révolution s'il ne dit pas avec quels alliés il l'accomplirait. S'il arrivait  en tête ou en seconde position du premier tour des présidentielles,  il pourrait peut-être gouverner avec des bonnes volontés compétentes de droite et de gauche. Mais si cette hypothèse appartient au domaine du possible, elle ressort du moins probable. Eliminé au premier tour, le président de l'UMP devra bien choisir son camp au second sauf à se cantonner ,cinq ans encore, dans une impuissante opposition.

                                                                                                       

                                                                                                                                                                                      

Il  est Il est redoutable pour Ségolène Royal de se vouloir l'incarnation de la nouveauté pour gagner la présidentielle tout en faisait allégeance au programme socialiste afin  d'être désignées par ses camarades du P.S. Comment concilier la nouveauté d'une politique de la demande assise sur la "démocratie participative" et le catalogue de solutions toutes faites et plus ou moins éculées offertes programme socialiste ?

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Mirino 19/10/2006 13:54

J’ai posté un commentaire à propos de Mr. Le Pen, à la rare occasion où un article de PLS lui était accordé il y a quatre mois déjà (‘Le Pen regonflé’ 9/6/2006).

Si JM a un tendance à provoquer et attirer la crème des nationalistes de la société, des rasés racistes frustrés, c’est aussi parce que l’établissement mitterrandien et chiracien, entres autres, l’a traitaient de monstre à bannir pour l’éternité. Lorsque l’on est ainsi traité, comme une crotte de chien, c’est normal que l’on attire aussi des mouches nuisibles.

Cette ‘diabolisation’ émanait d’abord de la gauche, surtout pour affaiblir la droite. La gauche n’a jamais eu l’intention, et en tous cas ne pouvait pas, histoire oblige, faire pareil avec l’extrême gauche.

Une fois adopté, la droite a bêtement suivi cette ligne de conduit que nous avons tous gobé comme ‘correcte’ sur le plan social et politique, en tournant le dos aux millions des français qui estiment quand même que JM est parfois capable de dire la vérité. (C’est peut-être aussi pour cette raison que Mr Chirac ne peut pas le supporter).



On peut espérer que le prochain élu de la droite ne soufra point autant de la myopie et aura l’intelligence de ne pas continuer indéfiniment ce jeu suicidaire et hypocrite. Mais il faudra alors du temps pour changer l’ordre de choses, pour rendre JM sa civilité confisquée et ‘purger le mal établi’. En échange il serait capable de contribuer positivement sans être tenté à réadopter le rôle satanique par habitude, ou de trop péter les plombs.

En attendant et en tous cas il est bien probable que beaucoup de français voteront l'an prochain pour JM au premier tour aussi pour faire la leçon et les grosses vagues.

ll 18/10/2006 16:44

Juste une remarque , on peut ne pas être de gauche et ou racaille pour avoir une opinion de Sarkozy qui soit difféente.

merci de respecter tous les électeurs svp :)

pedro 18/10/2006 11:38

veritable gargarisme journalistique que de  nous montrer toujours les memes: c'est bizarre vous ne parlez que de ces derniers .belle lecon de democratie ?je ne suis pas extremiste au contraire mais les classes politiques recevront une belle claque !imaginer qu'on demande a celui qui ne se retrouve pas dans ces(vos) pretendants de s'abstenir ...joli tableau ?vous etes coincé dans votre propre bulle mediatique ??

McLeeuwin 18/10/2006 10:17

Ce qui m'inquiète le plus, c'est que lorsqu'on parle des 3 grands candidats, c'est faire abstraction des autres, comme si l'élection allait se résumer à ces trois gugus-là. Or en 2002 un invité surprise s'est invité au deuxième tour. Ignoré par les médias en 2002, profitant des "machines à perdre" de droite comme de gauche..... ignoré par les médias en 2006... devinez la suite...Il doit bien rigoler, au chaud, chez lui, le Jean-Marie, de cette pantalonnade médiatico-peoplelo-politicienne.McLeeuwin

sophie 17/10/2006 15:41

je suis d'accord avec Christian, je compte sur M. SARKOZY pour faire la rupture et gouverner notre FRANCE, il est grand temps de le faire....