MATCH NUL

Publié le par blog-pl-seguillon

   

Match nul ! C’est le sentiment que j’ai eu personnellement au terme du débat ou plus du grand oral qui opposait les trois candidats socialistes à l’investiture de leur parti pour la présidentielle 2007.

    Le propos était de bon niveau. Il  avait de la substance. L ’échange était courtois bien que laborieux et dénué de la moindre once d’humour.  Il est vrai aussi que cette longue succession de monologues  était davantage destinée à des militants studieux qu’aux téléspectateur d’un prime time !

    Les trois candidats avaient travaillé leurs interventions. Tous trois étaient à l’aise. Aucun… ou plutôt aucune ne s’est effondrée ce qui était sans doute le secret espoir de la partie masculine de cet aréopage !  

    Tous trois ont fait allégeance au projet socialiste même si Laurent Fabius s’en est incontestablement montré le plus ardent et le plus sourcilleux défenseur.

   Tous trois ont joué dans le registre qui leur est propre.

   Celui de la radicalité pour Laurent Fabius. Il est candidat parce qu’il y a de l’injustice dans ce pays.

   Celui de la modernité pour Dominique Strauss-Kahn. Il est candidat parce qu’il veut promouvoir une sociale démocratie qui n’est ni la voie de la droite ni celle suivie jadis par la gauche.

   Celui de la nouveauté pour Ségolène Royal. Elle est candidate pour construire avec les citoyens un ordre économique, social et économique juste.

    S’il y a différence entre ces compétiteurs, elle réside pour l’essentiel dans le style de gouvernance annoncée.

    Très volontariste pour un Laurent Fabius qui conclut ses propos par un acte de foi dans le projet socialiste ; très économiste et technicienne pour un Dominique Strauss-Kahn pour qui le mot de la fin est un acte de foi dans le compromis social ; très pragmatique et très proche du terrain quotidien pour une Ségolène Royal qui achève son discours par un acte de foi dans la France, ses citoyens, sa jeunesse et leur  désir d’avenir.

    Au total les points d’accords l’emportent de loin sur ce qui n’est au demeurant que des nuances.

    Nuance sur le calendrier et les modalités de l’augmentation du SMIG

    Nuance encore sur les trente-cinq heures. Dogmatique, Laurent Fabius exige leur généralisation. Désinvolte, Dominique Strauss Kahn déclare que la page est tournée. Réaliste, Ségolène Royal demande que soit réparé les dégâts que parfois elles ont engendré.

    Voilà en tous les cas un débat qui a peu de chance de faire bouger les lignes au sein du PS.  Ce que pouvait craindre Ségolène Royal et ce qu’espérait ses compétiteurs ne s’est pas produit. L’expérience de l’ancien Premier ministre et la compétence de l’ancien ministre des Finances n’ont pas eu raison de la fragilité supposée de Ségolène Royal.  

 

 

 

  

   

 

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Mirino 23/10/2006 20:42

Faut-il être français (donc magicien) pour pouvoir décoder les nouvelles formules morte nées comme 'démocratie participative' ou même celles moins superflues de Bayrou comme 'cléricature médiatique' ou 'magistrature d'opinion'? Ne serait-ce encore des manières à se payer de mots?(En fait qu'est ce que c'est passé avec les Bayrou blogs? Se plaignait-on? Si c'est le cas, ne serait-il quand même un peu contradictoire par rapport avec l'abuse de pouvoir ou la manipulation médiatique- si l'on a bien décodé- que justement il semblait vouloir dénoncer dans son livre?)

SAINTON ANTOINE 23/10/2006 02:10

Bonjour,

comment pouvoir faire confiance à une femme politique si elle refuse tout dialogue sans connaitre les questions à l'avance.

Dans son propre camp elle refute l'idée de debattre et defendre ses idées face à des contradicteurs.

Souvenons des debats, de VGE avec chirac, chirac et mitterand, les débats avec georges marchais.

si elle refuse les debats, cela cache quoi? imaginons une présidente qui ne sait pas débattre ou cela nous menerait-il?

Eric Gillot 22/10/2006 11:42

Monsieur Séguillon,

J'apprécie généralement vos commentaires; Je ne sui pas de votre clientéle habituelle de "beaux messieurs des villes" et de bobos à qui , comme au dahut, il est tellement facile de faire prendre des vessies pour des lanternes.

Les bobos ont vu un débat, les français d'en bas ont vu une explication de texte.  Un texte pompeusement appélé "programme" et qui pour nous n'est qu'une ressucée éculée de textes de 1997 et 2002 épicée par son auteur (Fabius) d'une pointe de gauchisme et d'une grosse poignée de démagogie. La démagogie c'est l'oxygène du bobo !

Mr Seguillon, vous connaissant, vous devez penser que cette comédie à assez duré ! Un texte aussi fertile que le sahara, au moins deux des candidats qui, en privé, disent ne pas croire un mot du dit texte, et des invités qui commentent le soi-disant débat en faisant semblant d'y croire.

Votre" clientèle à beau être ces bobos-gogos, pensez un peu à nous, en province qui avons gardé un peu les pieds sur terre.

 

Eric Gillot 22/10/2006 11:19

Cher PLS,

Je suis un téléspectateur atypique de LCI, mais comme cela vous aurez le "son de cloche" de la France d'en-bas en opposition avec les commentaires des "beaux messieurs de la capitale".

On peut facilement faire prendre des vessies pour des lanternes au "bobos".   Quand trois personnes sont obligées de défendre un programme auquel personne ne croit (même fabius qui l'a écrit), qui n'est qu'une ressucée de la sauce 1981, modifiée 1997, re-modifiée 2002 et avec une poignée de sel gauchiste.

Le bobo, comme le dahut peut gober n'importe quoi, mais en province, même un socialiste trouve que ce programme à la fertilité d'un champs de caillou.

Mr Séguillon, je vous aime bien, et je suis sûr que vous savez, au fond de vous même que ce débat (et ce n'est pas la

Evelyne75 21/10/2006 17:23

Sondage du journal VSD cette semaine

Croyez-vous aux chances de Ségoléne Royal à la présidentielle ?

OUI : 41%

NON : 59%

Voilà çà devient un peu moins malhonnête les sondages ?