nuances dans la continuité

Publié le par blog-pl-seguillon

                                             

    Le troisième débat qui opposait les candidats socialistes à la candidature présidentielle ne fera pas la différence.

    D’abord, parce que la politique étrangère est par excellence le domaine de la continuité ; Tant Laurent Fabius que Dominique Strauss Kahn ou Ségolène Royal se sont inscrits dans une tradition gaullo-mitterrandienne et aucun d’entre eux n’a suggéré d’inflexion fondamentale de la politique étrangère française. Chacun s’est contenté d’apporter quelques nuances personnelles. Aucun ne semble avoir contesté un instant d’ailleurs qu’elle soit le domaine réservé du chef de l’Etat !

    Ensuite, parce que les trois compétiteurs ont été à la hauteur de l’enjeu. Certes, Laurent Fabius a été le plus brillant au point, parfois de friser la suffisance. Certes , Dominique Strauss Kahn était parfaitement à l’aide dans des dossiers qu’il connaît bien. Mais Ségolène Royal, plus scolaire, moins assurée, a su néanmoins sur chaque sujet aller à l’essentiel quand ses concurrents se plaisaient à démonter leur connaissance approfondies des problèmes traités.

    Aussi,  parce que tous trois ont commis le même péché bien français d’un volontarisme naïf qui consiste à croire que la France est le centre du monde et qu’il suffit qu’elle veuille quelque chose pour que ses alliés européens lui emboîtent le pas. La remarque vaut tout autant pour leur approche des problèmes européens que pour ceux du Proche ou du Moyen-Orient.

    Enfin,  parce que chacun des concurrents a adopté un positionnement conforme à celui adopté lors des précédents débats : ancrage de gauche pour Laurent Fabius. Vision anticipatrice pour Dominique Strauss Kahn et approche pragmatique pour Ségolène Royale.

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Grandjules 08/11/2006 14:31

Cher PLS,

Je suis une fois de plus surpris, pour ne pas dire consterné, par ce qui ressemble fort, malgré vos dénégations, à un parti pris.

"Les débats ne changent rien", "match nul", quand ce n'est pas, au rebours de la réalité, "Avantage Ségolène": de toute façon, c'est la position que vous défendez depuis le départ. Comme il devient quand même, au bout d'un moment, difficile de nier totalement la réalité, vous accordez par avance à vos contradicteurs que Laurent Fabius a été le meilleur, mais immédiatement vous retournez la compétence en "suffisance". Ségolène Royal est allée "à l'essentiel", dites-vous? Allons, M. PLS, soyons sérieux!! Sur la question de la défense, elle a été calamiteuse. MAM a eu beau jeu de l'aligner dès ce matin en disant qu'elle confondait l'Europe de la Défense et "SOS dépannage"! Confusions grossières sur le nucléaire montrant une méconnaissance flagrante des conventions internationales. Elle a osé se prévaloir de son bilan fallot au ministère de l'environnement. Bref, une déroute complète. D'ailleurs, cela se voyait à l'écran: elle était blême, complètement décomposée. J'admire la capacité d'atténuation dont font preuve certains médias!!

M. PLS, vous devriez lire les analyses de vos collègues du Parisien, qui donnent ce matin des notes aux trois candidats: 16/20 à Fabius, 13 à DSK et un 10 qui vaut zéro pointé à Royal. Merci d'avance de ne pas censurer ce commentaire. Qui aime bien châtie bien...