to be or not to be

Publié le par blog-pl-seguillon

 

 

  

 

    Nicolas Sarkozy doit-il ou non quitter le ministère de l’Intérieur dans les jours qui vont suivre l’annonce de sa candidature.  Ses propres amis sont partagés.

  

  

 Arguments pour :

 

   Occuper ce poste donne au candidat une visibilité exceptionnelle. Le ministre de l’Intérieur est, de par sa fonction, en permanence sous les projecteurs.

    Etre place Beauvau   protège le candidat des mauvais coups de ses adversaires mais aussi de ses propres amis politiques.   Du moins le ministre de l’Intérieur est-il en bonne situation pour les détecter avant que d’en être victime.

    Le ministère de l’Intérieur offre enfin une intendance appréciable quand bien même ne sont pas confondus les moyens du candidat et ceux du ministre.

  

    

Arguments contre :

   

    L’image de ministre de l’Intérieur est réductrice. Elle fait du candidat l’homme de la seule sécurité. Qui plus est, la fonction est à ce point sensible qu’elle ne met pas à l’abri d’un dérapage imprévu, flambée de violence, bavures policières etc.

    Demeurer au ministère de l’Intérieur condamne le candidat ministre et néanmoins président de l’UMP à un emploi du temps démentiel et donc à une tension préjudiciable au calme qui sied à un postulant à la magistrature suprême.

    Etre par fonction celui qui organise l’élections présidentielle en même temps que candidat à cette élection peut apparaître incompatible. Une incompatibilité que va exploiter l’opposition et qui pourrait conduire le chef de l’Etat à se priver des services de Nicolas Sarkozy au gouvernement avant même que ce dernier n’ait souhaité s’en retirer.

    

     Quel est votre avis sur le sujet ?

 

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charles 04/12/2006 23:01

Bonjour Eric Gillot, J'apprécie beaucoup votre liberté de ton et il m'arrive très régulièrement de partager vos points de vue (mais pas toujours toutefois). J'écris ce petit message dans le seul but de préciser que j'avais un dialogue très constructif avec notre ami commun Alceste (et non pas un débat stérile entre deux opinions tranchées et inconciliables). Il existe certainement quelques divergences dans notre façon d'appréhender certains sujets mais je pense que nous sommes, lui comme moi, assez éloignés du portrait que vous dressez de nous. Je pense, en outre, que ni lui ni moi ne souhaitons asséner un coup de boule à qui que ce soit, fusse-t-il amical...

J SAlvan 04/12/2006 16:28

Je me répète peut être Je m'étonne que les médias qui vouent une admiration sans bornes à Mme Ségro ( avant même qu 'elle n 'ouvre la bouche ) ne s'étonne pas de la docilité du PS ni même de la présence du Prince Consort à la tête du PS C 'est lui qui à réalisé la Synthèse du Projet se qui suppose que les socialistes ont peut être réfléchi pour éléborer leurs motions Mais voillà qu'elle décide de créer des commissions Donc F Hollande reste touijours 1ier secrétaire aprés le désaveu des socialistes au référendum( il n' a pas dù écouter ) et après les agissements de madame ( le projet à la poubelle )

Eric Gillot 04/12/2006 14:40

Mes chers Alceste et Charles,     Je ne connais pas beaucoup d'histoire d'amour véritable entre un chien et un chat.     Pourquoi ne pas admettre tout simplement que les goûts et les couleurs ne se discutent pas et que vous ne pouvez demander à un Smigard de cergy St Christophe qui vit sur ses gardes,  d'avoir les mêmes priorités qu'un cadre supérieur vivant cool, dans l'ile St. Louis ?

Pour l'un l'urgence est d'élire quelqu'un qui va opérer la rupture la plus profonde possible avec ceux qui ont choisi  l'inexorable élargissement de la fracture sociale depuis 30 ans.     Pour l'autre il faut assurer la pérénité de ses privilèges (surtout quand ils les ignore ou les renie).      Pour l'un c'est la vraie rupture qu'il souhaite (un peu comme un coup de boule à l'establishment),  pour l'autre la rupture tranquille (un peu comme un coup de boule amical).

charles 03/12/2006 20:52

Cher Alceste,

 

Au fond, je crois que je reproche aux syndicats enseignants de ne pas vous ressembler et de ne pas partager votre état d'esprit. Car, si tel était le cas, à défaut d'obtenir forcément mon approbation à toutes leurs thèses, ils bénéficieraient au moins de mon respect et de mon oreille attentive.

 

Malheureusement, je persiste à considérer que les propos obtus de M. Aschieri ou de Mme Vuaillat, chefs d'oeuvre de mystification et de corporatisme grossier, ne méritent pas votre indulgence. Je crains d'être mort bien avant d'avoir vu la FSU ou le SNES (pour ne citer qu'eux) tenir des propos constructifs, plus soucieux de l'intérêt des élèves que de leur nombre d'adhérents.  

 

Sur le fond, je partage une bonne partie de vos propos. Il est vrai que bon nombre de parents trouvent sans-doute pratique de se défausser de leur mission d'éducation sur les enseignants; de la même façon, l'Education Nationale a hérité, bien malgré elle, de toute une série de nouvelles missions sociales mal délimitées et qui ne devraient pas lui revenir. Mais là encore l'attitude des syndicats enseignants est très ambigue, pour ne pas dire perverse. Toujours obsédés par l'idée d'obtenir de nouveaux adhérents, ils trouvent là l'opportunité de réclamer plus d'effectifs plutôt que de rechercher des solutions qualitatives qui répondraient mieux aux besoins des professeurs; c'est devenu chez eux une forme de Trouble Obsessionnel Compulsif. Ils refusent obstinément de rentrer dans toute discussion qui ne partirait pas sur les bases d'une demande d'effectifs ou de moyens supplémentaires. Généralement, ils trouvent en vitesse un argument bidon, tournant autour de la dialectique égalitariste, pour se justifier.

 

C'est la raison pour laquelle rien ne pourra jamais être réglé en concertation avec les syndicats enseignants dans ce pays car aucun exécutif, conscient de la situation des finances publiques, ne pourra consentir un seul centime d'euro supplémentaire à l'Education Nationale. L'urgence est au contraire de réduire les dépenses publiques et ceci ne peut être fait, dans les proportions nécessaires pour endiguer le déficit budgétaire, qu'en amputant de façon significative le budget de l'Education Nationale. L'argument débilitant consistant à prétendre que l'intérêt porté à l'éducation par un gouvernement est proportionnel au budget qu'il y consacre a désormais vécu. Il est tout-à-fait évident, au regard des chiffres et de ce qui se fait dans d'autres pays, que l'on peut faire beaucoup mieux pour beaucoup moins cher dans ce ministère (tout en permettant aux enseignants d'exercer leur métier dans de meilleures conditions).

 

Pour ce qui est du sujet des heures de décharge de services statutaires, je rejoins en partie ce que vous avez dit et je partage avec vous l'idée qu'il est opportun de faire un audit précis et sans a-prioris afin de conserver ce qui est justifié et de faire cesser ce qui ne l'est pas. Je pense néanmoins utile de signaler que j'ai lu dans la presse il y a quelque temps que ce système avait pu être utilisé par des enseignants pour contribuer, par exemple, à l'organisation d'évènements d'associations telles que ATTAC (dont chacun connaît le caractère idéologique et politique). Ceci correspond assez précisément à l'idée que je me fais d'un détournement de fonds publics. Et je crains que de tels exemples ne manquent pas.   

 

Pour finir, je vous remercie pour les indications d'ordre littéraire que vous m'avez fournies au sujet de l'oeuvre de Molière. J'avoue que je m'étais risqué, dans mon post précédent, à une allusion au Misanthrope sans avoir de réels souvenirs de cette pièce ni du caractère de ses personnages respectifs. Merci donc pour vos lumières.

 

Amicalement 

jean-marie wolff 03/12/2006 16:20

Cher Monsieur Séguillon, plus de commentaire depuis mardi 28-11. Que se passe-t-il ? Etes-vous en prise avec le syndrôme de la page blanche ? L'actualité politique est-elle en vacances ? Ou bien êtes-vous pénétré par l'âme ségolienne au point d'écouter le peuple des blogueurs jusqu'en janvier ? Ce silence est insoutenable et ne laisse pas d'inquiéter. Dois-je  composer le 112 ?