La démonstration de Barroso

Publié le par blog-pl-seguillon

Jose Manuel Durao Barroso, le président de la Commission européenne , reste zen. Les attaques de Dominique de Villepin ou de Thierry Breton qui demandent  une clarification du rôle de la Banque Centrale Européenne ou celles conjuguées de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy qui dénoncent  la politique de l’euro fort et des taux élevés développée par Jean- Claude Trichet , le président de la BCE, le laissent de marbre.

    Jose Manuel Barosso laisse volontiers entendre à ses interlocuteurs, tout en faisant preuve d’une grande prudence diplomatique, que cette vindicte française est une manière pour la notre pays de faire de la Banque Centrale Européenne le bouc émissaire d’une fragilité économique qu’il ne parvient pas à guérir.  

    Et de se livrer à une démonstration a contrario difficilement contestable.  L’euro fort n’a pas empêché nos voisins allemands d’enregistrer, depuis le début de l’année, plus de 150 milliards d’euros d’excédents en matière de commerce extérieur. La France réalise la majeur partie de ses échanges commerciaux dans la zone euro et ne souffre donc pas de la disparité avec le dollar. Qui plus est, l’euro fort nous permet d’amortir la hausse d’un pétrole acheté en dollars.

   CQFD…

                                                                                                                     

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Eric Gillot 14/12/2006 11:41

Cher PLS bonjour,   L'UMP ne nous ayant pas sorti de l'impasse économique de 35 années de politique anti-travail de la France (dixit Raymond Barre), doit se trouver un bouc émissaire en la personne de la banque Européenne.    Le seul moyen de sortir de ce piège est d'aligner nos charges salariables sur celles de l'Irlande, de l'Espagne, de l'Angleterre SOUS peine d'asphyxie définitive de nos entreprises.    Peu importe ce que dit l'intelligence exceptionnelle d' Emmanuel TODD (même si dans le cas présent il à raison). Les économistes enseignent car ils seraient incapables de diriger une entreprise sans l'emmener rapidement à la faillite.    C'est l'avis des chefs de petites entreprise qu'il faut écouter, par l'avis de gens qui ne sont que dans le virtuel car n'ont jamais "vraiment" travaillé dans le commerce international.    Simplification, transfert des taxations du travail aux autres pôles de taxation,  les solutions sont simples existent partout autour de la France, la suffisance des accros au modèle Français (socialement de droite et économiquement dd gauche) ruine le pays.    Et surtout ne pas écouter les "NAINS" économiques diplômés du style Elie COHEN.   Partout on écoute les acteurs de l'économie, en France on en est encore à écouter des caricatures de syndicats ou des soi-disant "experts" sans la moindre expérience !

Mirino 14/12/2006 11:28

Avec une manière sans doute trop simpliste, mais néanmoins fondée

sur un sens de logique aussi simple, il me semble que la responsabilité de la direction de la BCE et les prise des décisions de la politique monétaire sont trop importantes pour confier à un seul directeur dans une seule ville dans un seul pays européen.

De plus ce n’est pas évident que l’homme d’affaires Mr. Trichet, par exemple, a la taille d’un grand économiste d’où émane la fine sagesse et le grave sens de responsabilité.



De toute façon et bien évidemment il ne s’agit pas d’être directeur économiste pour gérer une banque comme les autres pour le bien de tous mais d’abord chez soi et on verra plus tard pour les autres, c’est aussi bien entendu une énorme responsabilité geopolitique.

Si on admet que ce qui est bien pour l’Allemagne ne l’est pas forcément pour la France, il serait encore pire pour l’Italie et pour la Grèce etc. Par extension ce qui parait pour Mr Trichet, bien pour l’Europe, ne l’est point pour les EU.

Il va sans dire que si l’Europe continue une telle politique monétaire qui ne peut que contribuer à affaiblir l’économie Américaine en étouffant encore plus leur commerce extérieur, c’est aussi l’Europe ainsi que le monde qui doit encaisser les conséquences négatives éventuelles.

Avec un sachant sourire ségolènien peut-être nous croyons malins avec notre euro pompé hors de proportion ainsi nous permettant d'amortir le prix fort de pétrole, comme si c’était devenue une priorité primordiale de la vie. Mais il ne serait point dans les intérêts d’Europe ni, évidemment ceux des EU, si la majorité des pays producteurs décidaient inopinément de changer le système pour vendre leur pétrole pour euros au lieu de dollars. Dans le climat politique mondial actuel, une telle décision pourrait provoquer le chaos aux EU, donc partout.

À la longue, ce qui semble un engouement irresponsable et sans frein pour attirer l’investissement en Europe, pourrait alors avoir une conséquence néfaste de déstabilisation économique mondiale.

Mais celle-ci n’est qu’une opinion simpliste.

Mirino 13/12/2006 20:03

Il va sans dire que ce qui est bien pour l’Allemagne manifestement ne l’est pas pour la France, et ainsi de suite.

C’est le piège monétaire maastrichtien.

Si la Banque Centrale European était située à Paris, Monsieur Trichet serait sans doute persuadé de modifier sa politique monétaire en fonction.

Ne faudra-il éventuellement réviser la constitution européen pour accorder les pays membres davantage de pouvoir pour déterminer la politique monétaire par voie démocratique spécialisée?

Sinon la politique monétaire devient forcément et naturellement un monopole géré aux intérêts du pays siège, au débit des autres, ce qui semble être actuellement le cas. Un remake du marc fort.