ENCORE ET TOUJOURS LA GREVE

Publié le par blog-pl-seguillon

 Les professeurs du secondaire sont donc une nouvelle fois en grève. Et pas une grève molle ! La FSU annonce un débrayage dur pour contrer un ministre de l’Education nationale qui prétend supprimer des décharges horaires ce qui permettraient d’économiser l’équivalent de 2800 postes. Selon Gilles de Robien, cette économie doit permettre de créer 300 postes pour aider les élèves en difficultés, 450 pour les élèves handicapés et d’assurer les remplacements de courte durée. Pour les quelques 384000 enseignants concernés, cela signifie concrètement une heure de cours supplémentaire par rapport à ce qu’ils font aujourd’hui et qui les ramènerait au lot commun ( 15 heures pour les professeurs agrégés et 18 heures pour les professeurs certifiés. )

   Rappelons que le budget de l’Education nationale est le premier budget de l’Etat avec quelque 64 milliards d’euros. Rappelons encore que le coût annuel d’un lycée français est l’un de plus élevé d’Europe avec 9000 euros pour un lycéen d’enseignement général et 9800 euros pour un lycéen d’un lycée professionnel. Rappelons aussi que le niveau des lycéens français est en revanche loin d’être le meilleur d’Europe.

   Quand on pense que Ségolène Royal envisage de proposer aux enseignants de faire trente cinq heures à l’intérieur de l’établissement … on se dit qu’il y a sans doute loin des propositions de campagne aux mesure réelles qui serait appliquées si elle était élue. Sauf à penser que pour casser enfin un syndicalisme enseignant décidément très particulier elle serait disposée à supporter un terrible conflit!  Ce que n’ont jamais osé les Premiers ministres et présidents de la République qui se sont succédés depuis un quart de siècle.

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eliot 12/01/2007 20:32

Reponse au commentaire n° 10 qui affirme que les enseignants français sont ceux qui travaillent le moins en Europe : faux, archi faux, les enseignants allemands par ex. ne travaillent pas davantage mais passent juste plus de temps dans les lycées et collège où ils disposent de bureau individuels pour leur préparation (avec pc et nom sur la porte) copmme dans beaucoup de pays nordiques... Donnez moi un bureau et un pc comme nos voisins allemands (je n'exige même pas de nom sur la porte) et je reste dans mon lycée pour corriger et préparer (mais alors je ne ferai que 35 heures car je ne travaillerai plus chez moi... de plus finis les conseils de classe te les rencontres avec les parents le soir!ENFIN SACHEZ MONSIEUR QUE LES ENSEIGNANTS FRANCAIS SONT CLASSE AU 17 IEME RANG EN CE QUI CONCERNE LES SALAIRES DES ENSEIGNANTS DES PAYS DE L'OCDE !!! ALORS CESSEZ DE RACONTER N'IMPORTE QUOI!!

palloporo 21/12/2006 12:15

A Messieurs les professeurqs des commentaires n°1 et n°8. Le ralliement de M. Chévenement à Mme Royal pour la "course à la présidentielle 2007", a donné l'insiration à M. JLS de titrer son post:Pantalonnade! La grève des Profs du secondaire (les syndiqués en générale ne représentant que 5% des personnes en activité, donc pas grand monde) aurait pu inspirer M. JLS de titrer son post: Mesquineries! En fait, une minorité d'enseignants n'aiment pas beaucoup à être bousculés; et lorsque un Ministre de l'Education trouve des idées qui favorisent plus l'élève que le maître, les voila qu'ils se croient en droit de se servir des "lois de la rue" pour protester; contester; déclamer! Par ailleurs il faudrait tout de même noter que M. De Robien est l'un des meilleurs Ministres de l'Education Nationale que la République aie eu depuis bien des lunes. Que cela ne déplaise à ses contestataires, et au Président de l'UDF en particulier. Faut-il rappeller ici que les enseignants on commencés leur année scolaire par une grève? L'auteur du commentaire n° 1 ne fait pas grève pour une heure de plus ou de moins par semaine, mais il fait grève pour que l'on ne lui demande pas de faire autre chose que celle qu'il connait! Et bien M. le Prof à mon avis vous êtes mal barré! Si un jour vous perdez votre poste de Prof, vous n'irez pas balayer les bureaux, mais vous fairez un excellent SDF. Lorsque mon patron m'avait embauché avec un contrat de mécanicien d'atelier de machines-outils, et lorsque il n'y avait pas de travail dans la réparation de celles-ci, mon chef d'atelier: vous avez des connaissance en électricité, aller "donner la main" à l'électricien pour tirer sa ligne; ou encore: vous avez des notions de soudure, allez me souder cette pièce qui urge. Il ne m'est jamais venu à l'idée de dire  à mon cvhef d'atelier: mon contrat ne stipule autre chose que mécanicien de machines-outils. J'étais payé 39 heures et je devais 39 heures de travail à mon patron. Point. C'est cela l'amour du travail. Montrer aux plus jeunes que l'on est capable de faire plus et mieux de ce que stipule le contrat d'embauche. Et encore il ne faudrait pas oublier que lorsque vous étiez etudiant l'argent des bourses qui était alloué à certains d'entre vous, c'était l'argent du cotribuable. Vous pouvez pavoiser de votre savoir, mais en quelque sorte j'ai contribué à que vous l'acquériez. Une dérnière chose: je me suis livré à des calculs personnels, et je constate qu'un enseignant du second dégré gagne cinq fois ce qui gagne un ouvrier spécialisé, et qu'il travail dans l'année autant de jours que l'ouvrier a de congés. Alors la conclusion? A chacun la sienne!

Eric Gillot 20/12/2006 16:28

Monsieur Grun,     Je vous crois sincère, mais ce que vous ignorez c'est qu'en France il y a des professions ou 65 heures par semaines est un minimum vital, en particulier les artisans, petits paysans etc. Dans le monde ou nous vivons, la France sera tôt ou tard obligé de faire comme partout dans le monde et considérer que les 48h aitorisées par semaines de la commission Européenne sont la norme.   Le pus tôt nous le comprendrons et le plus vite nous assurerons un avenir à nos enfants.

Mirino 19/12/2006 16:35

Il y en a qui se sert de cette question pour lancer leur préférer (qui manifestement n’ose pas encore se lancer et de toute manière a déjà montré que traiter avec les gens, et les jeunes, n’est point son forte). Puis il y a ceux qui trouvent toujours un excuse pour ces pauvres enseignants surchargés de leur fardeaux de travail et de vacances, et malgré leur devoir tenu tellement à cœur, sont obligés une fois de plus de descendre dans la rue pour user leurs jambes, leurs voix, leurs semelles et perpétuent la raison d’être de leur syndicat.

Quoi penser ? Sans trop s’intéresser à savoir de quoi il s’agit cette fois, mais sachant que le coût de l’Education Nationale Française est parmi les plus élevé en Europe et ceci pour des résultats très médiocres, le public a bien le droit à sérieusement se plaindre.

Si je signe un contrat pour faire un travail, je suis naturellement censé de le faire. Sinon le contrat est terminé et je ne suis pas payé. Je ne songerais jamais à arrêter en plein milieu et aller manifester dans la rue pour que l’on me donne un meilleur contrat. Il s’agit aussi de ma vocation et je prends mes propres responsabilités.

Ceux qui choisi une vocation dans le secteur public, que ce soit dans l’éducation, la justice ou la santé public devraient automatiquement faire préalablement un engagement de principe, comme une sorte de serment d’Hippocrate révisé et fondé sur les principes radicaux de chaque vocation. S’ils n’en veulent pas s'engager ce serait l’indication qu’ils ne sont pas à la hauteur et se sont trompés de métier.Lorsque les docteurs, les chirurgiens, les juges d’instruction et les enseignants font la grève, il y a quelque chose qui cloche dans la société. Elle doit être bien malade.Comment faire confiance à un enseignant, un docteur, ou un juge d’instruction dont le sens de priorité est manifestement aussi disorienté?L’un des problèmes, et un problème grave, est la insécurité, surtout à l’égard de l’éducation nationale. Par contre il faut d’abord gagner le respect de ses élèves, sinon on arriverait jamais à les éduquer. Comment peut un élève respecter celui qui se charge de son éducation lorsque ce dernier quitte la salle pour crier dans la rue ?

 Lorsque j’ai enseigné un peu en Angleterre il y a des années, j’étais stupéfié par le montant que j’ai reçu pour relativement peu. Je me suis même senti coupable, car par rapport avec mon propre travail dont c’est uniquement moi qui determine le temps que j’estime j’y devrais  consacrer, c’était vraiment money for nothing. Mais ce qui m’a choqué le plus était l’obligation absolue d’assister à une union de syndicat d’éducation, et ce que j’y ai entendu. C’était aussi cela qui m’a décidé alors de terminer cette brève expérience.

Charles 19/12/2006 10:19

Cher Philippe Grun,Vous n'apprenez rien à personne en signalant que le temps de travail des enseignants ne se limite pas à leurs heures de cours (heureusement d'ailleurs, sinon ils devraient faire 35 heures de cours par semaine et non pas 18).Il n'en reste pas moins que ces 18 heures de cours constituent le plus faible temps hebdomadaires d'enseignement par professeur parmi tous les pays développés. Entre 18 heures et 35 heures il y a de la marge !!... Il est tout-à-fait évident qu'un nombre acceptable d'heures de cours dispensés se situerait entre 22 et 24 heures par semaine (ce qui reste d'ailleurs sensiblement inférieur à ce qui se pratique chez nos voisins).Ces évidences vous échappent car vous ne savez manifestement pas à quoi ressemblent les emplois ordinaires dans le privé. C'est un problême réel que les enseignants n'aient jamais foutu les pieds ailleurs que dans l'Education Nationale; ça leur apprendrait à relativiser...Par-contre, l'Etat se doit de fournir aux enseignants des conditions de travail décentes (bureaux individuels et assurance d'exercer leur métier en toute sécurité, débarrassés des individus qui n'ont rien à foutre dans une salle de classe).