CHIRAC, " IL COMMENDATOR"!

Publié le par blog-pl-seguillon

   

   Comme l'on pouvait s'y attendre, Jacques Chirac a gardé secrètes ses intentions pour la présidentielle de 2007. Mais, déjà, se dessine la posture qu'il compte adopter dans les mois qui viennent : celle du commandeur, au dessus de la mêlée et sous la surveillance sourcilleuse duquel se déroulera l'élection présidentielle.

    Hier soir, Jacques Chirac a énoncé les  cinq commandements que devront respecter les candidats.

    Le rassemblement des Français et le refus des extrémismes.

    Le progrès social et économique.

    La fierté d'être français et l'action de la France sur la scène internationale.

    L'ambition européenne.

    La vigilance  écologique dont la France doit être le champion.

    En « Commendator » sévère, le chef de l'Etat ne s'est pas privé de lancer ses foudres jupitériennes à l'encontre de trois déviants : Jean-Marie Le Pen , apprenti sorcier de extrémisme, Nicolas Sarkozy , apôtre d'un communautarisme honni et Ségolène Royale, marquée par le péché originelle des trente-cinq heures.

     Certains se réjouiront  de voir Jacques Chirac se faire de la sorte gardien du temple.

      Des esprits plus chagrins feront remarquer que le président sortant  n'est pas le mieux placé pour distribuer bons et mauvais points. Ils souligneront que si son action sur la scène internationale a fait consensus, son bilan européen est désastreux. Ils ajouteront que ses résultats sur le terrain économique et social, marqués par une dette colossale et un recul de la France industrielle, ne sont  guère reluisants. Les mêmes observeront que Jacques Chirac  n'a pas su tirer les leçons de 2002 pour rassembler les Français et qu'il a alors choisi de gouverner avec un camp contre l'autre. Quant à la préoccupation environnementale du président, ils estimeront que  son inscription dans les textes constitutionnels et sa présence dans les discours présidentiels ne se sont  pas vraiment traduits dans la réalité.

       Mais, de tout cela, c'est bientôt à l'histoire qu'il appartiendra de juger!  

   

     

   

 

 

 

 

                                           

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Paul 02/01/2007 15:49

J'ai écouté le message de J. Chirac, attendant un miracle....qui ne s'est pas produit....évidemment.

Sur la forme il était nul. Certes ce genre d'exercice ne lui convient guère, mais le 31 décembre, j'ai trouvé qu'il battait tous les records. Il relisait avec assiduité son texte, le soulignant de quelques mimiques qu'il croyait sans doute appropriées, mais qui contribuaient seulement à renforcer le sentiment d'absence totale de naturel et de conviction. Visiblement il n'était pas "dans" son discours et il n'y était pas parce que comme à l'ordinaire il débitait des platitudes auxquelles vraisemblablement il ne croyait pas.

Quant au fond il ne valait pas mieux mais cela s'explique. Autant il aurait pu se montrer bon comédien, autant il était  lui était difficile de trouver des sujets de satisfaction dans son action passée. Qu'aurait-il pu dire par exemple en matière économique alors qu'il laisse le pays dans un bien triste état? Nous aurions aimé qu'il nous parle de la dette publique et entendre ses propositions sur la meilleure manière de la résorber, mais il était plus facile d'apitoyer le bon peuple sur les SDF, qui sont certes à plaindre mais qui n'ont jamais été aussi nombreux qu'à la fin du règne de M. Chirac qui semble aujourd'hui découvrir leur existence, alors que par son manque d'initiatives et surtout de courage il a tout fait pour en augmenter le nombre.

Il est temps de tourner cette mauvaise page de notre histoire en espérant que la prochaine sera meilleure!!! Je crois que beaucoup de français ont à ce jour passé M. Chirac par pertes et profits, plutôt par pertes du reste et ne tiendront aucun compte de ses rodomontades et de ses menaces voilées.

 

Mirino 02/01/2007 12:58

Une petite parenthèse pour ce debut d’une nouvelle année.Jacques Chirac est aussi un érudit de l’art primitif. Peut-être à sa manière il veut ériger un monument en hommage des civilisations perdues. C’est une belle et noble cause.A travers toutes les civilisations depuis celle de Lascaux et y compris la nôtre, il y a de l’art, ainsi que ce qui ne l’est point. Bien entendu il ne faut jamais confondre les deux.Inutile à écrire au passé non plus car tant qu’il existe l’art n’appartient pas au temps, il appartient simplement à ceux qui l’apprécient. Il l’est.Ceci est aussi pour suggérer que notre civilisation dont le chef d’Etat a aussi une petite part de responsabilité temporaire, a aussi ses artistes- des vrais. Il serait bien si disons dans quelques siècles leurs oeuvres seront à leur tour déterrées ou dénichées, reconnues et appréciées, mais il serait encore mieux si davantage d’ artistes reçoivent cette recognition, appréciation et même- pourquoi pas, un peu de soutien- pendant qu’ils sont toujours en vie.

Eric Gillot 02/01/2007 10:58

Cher PLS,  Les français sont les veaux du Général de Gaulle et les mouton de parnurges à la foi.   Ils soutiennent toutes les valeurs préconisées par Chirac lors de son intervention, mais vont voter pour Sarkozy qui affirme sa politique étrangère pro Neo-cons-sionniste, sa décision de promouvoir le racisme communautaire à l'Américaine et son dédain de la laïcité !     Si De gaulle était encore en vie, il ne ferais qu'une bouchée du petit frère turbulent et braillard de Guillaume.    Mais voilà, la seule opposante de taille est empêtrée dans les vieux tabous économiques de l'autre parti de droite: le PS caviar !    Le front National étant plutôt un parti de gauche national et anti-sémite.    Chirac, fidèle à ses habitudes fait l'impasse sur toute auto-critique qui aurait pû re-dorer son blason corrodé par son inccompréhension crasse du moteur d'un pays: l'économie !

Mirino 02/01/2007 09:30

Machiavélique. En somme le chef de l’Etat reprend les thèmes ‘présidentiels’- comme si c’est bien lui leur véritable instigateur, quand en fait c’est d’abord lui l’assistant passif sinon le responsable de ces problèmes. Non seulement ils existent toujours, mais ils sont d’autant pires.Il les adopte donc pour bien montrer que c’est lui qui se charge de tout ça, et les petits ministres, surtout celui qui ose avoir de telles prétentions, n’ont que suivre ses consignes.Que l’on soit donc rassuré, Chirac est arrivé…

 Les grands cœurs. En ouvrant largement les portes à l’abuse à non pas finir. D’ailleurs pour montrer à quel point il est sincère, d’autant leur ouvrir les portes de l’Elysée. L’inverse d’une autre déclaration aussi firme, la France affiche dès lors qu’après tout elle peut accueillir toute la misère du monde.

 A quatorze semaines des premiers scrutins n’est-il pas indigne d’un chef d’Etat de ne pas clairement confirmer ses intentions ? Lorsque on joue ainsi avec ses propres ministres on joue avec le peuple français. C’est un jeu malsain.

Comme les circonstances, mêmes toutes petites, peuvent déterminer le cours de l’histoire. L’unique porteur de la responsabilité des affaires étrangères par exemple, lui tout seulpeut activement contribuer à diaboliser les alliés de la France paraîtrant ainsi à donner raison au mal.De même que le destin de la France puisse jouer sur la vanité mal placée d’un seul homme. Si elle est accordée une telle priorité, ce serait aussi à sa perte car elle ne privilégiera qu’un autre mythe, une autre illusion vaniteuse. Un tel résultat pour la France serait une très lourde responsabilité, et bien plus catastrophique que celui né de l’idée si mal inspirée de la dissolution de 1997.

Mirino 02/01/2007 09:16

Machiavélique. En somme le chef de l’Etat reprend les thèmes ‘présidentiels’- comme si c’est bien lui leur véritable instigateur, quand en fait c’est d’abord lui l’assistant passif sinon le responsable de ces problèmes. Non seulement ils existent toujours, mais ils sont d’autant pires.Il les adopte donc pour bien montrer que c’est lui qui se charge de tout ça, et les petits ministres, surtout celui qui ose avoir de telles prétentions, n’ont que suivent ses consignes.Que l’on soit donc rassuré, Chirac est arrivé…

 Les grands cœurs. En ouvrant largement les portes à l’abuse à non pas finir. D’ailleurs pour montrer à quel point il est sincère, d’autant leur ouvrir les portes de l’Elysée. L’inverse d’une autre déclaration aussi ferme, la France affiche dès lors qu’après tout elle peut accueillir toute la misère du monde.

 A quatorze semaines des premiers scrutins n’est-il pas indigne d’un chef d’Etat de ne pas clairement confirmer ses intentions ? Lorsque on joue ainsi avec ses propres ministres on joue avec le peuple français. C’est un jeu malsain.

Comme les circonstances, mêmes toutes petites, peuvent déterminer le cours de l’histoire. L’unique porteur de la responsabilité des affaires étrangères par exemple, lui tout seulpeut activement contribuer à diaboliser les alliés de la France paraîtrant ainsi à donner raison au mal.De même que le destin de la France puisse jouer sur la vanité mal placée d’un seul homme. Si elle est accordée une telle priorité, ce serait aussi à sa perte car elle ne privilégiera qu’un autre mythe, une autre illusion vaniteuse. Un tel résultat pour la France serait une très lourde responsabilité, et bien plus catastrophique que celui né de l’idée si mal inspirée de la dissolution de 1997.