JACK LANG AU GRAND JURY

Publié le par blog-pl-seguillon

Jack Lang , l’inoxydable, sera dimanche l’invité du Grand Jury RTL-LCI- Le Figaro. A 67 ans, celui qui caressa un temps l’espoir d’être le candidat des socialistes à l’élection présidentielle, a su à temps se retirer de la course des primaires et rallier le panache de Ségolène Royal. Il a  obtenu du même coup d’en devenir le chargé des questions internationales.

 Sa carrière est riche en rebonds. Président du festival de théâtre de Nancy de 1963 à 1977, Jack Lang fut nommé par le président Pompidou directeur du théâtre de Chaillot (1972-1974).

 

Élève à Sciences Po, il suit des études de droit, obtenant un doctorat et l'agrégation de droit public. Il est également agrégé de sciences politiques. Professeur de Droit International à l'Université de Nancy,  il est révélé au grand public en 1981 quand il est nommé ministre de la Culture,  poste qu'il occupera pendant 10 ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand avant d’occuper durant un an le poste de ministre de l’Education nationale de 1992 à 1993. En 1997, Lionel Jospin l’oublie et Jack Lang devra ronger son frein jusqu’en 2000 date à laquelle se retirant de la course à la mairie de Paris devant Bertrand Delanoë, il obtient de remplacer Claude Allègre de nouveau au ministère de l’Education nationale.

Désormais porte voix de Ségolène Royal sur les problèmes  internationaux, nous aurons beaucoup de questions à lui poser alors que la candidate socialiste visite la Chine à l’invitation du PC chinois. Vos questions comme de coutume sont les bienvenues.

 

 

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Alceste 08/01/2007 14:52

Grand jury du dimanche soir.Seize ans après la célébration du bicentenaire de notre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, voilà donc la grande trouvaille de l’an neuf, répétée à ce qu’il paraît dans les salons branchés de la place des Vosges (1) : Comme on a changé de millénaire, comme le monde « bouge énormément », comme de nouvelles frontières (2) font des Chinois nos voisins de palier, on va refaire l’Histoire et on dira maintenant les « droits humains », et non plus « les droits de l’homme », probablement parce que cela fait beaucoup moins révolutionnaire, beaucoup moins sans-culotte ; en somme, cela nous rend à la fois moins gaulois, comme il se doit désormais, plus compatissants à l’égard de l’espèce, plus fréquentables et surtout plus modestes, pour ne pas vexer les enfants de Mao. Vive la République Nouvelle, donc ! Il faut féliciter Jack Lang de s’être montré dans toute sa plénitude (3) au cours de ce spectacle du dimanche soir. Il a parfaitement joué l’humble rôle de laquais porte-voix qui paraît lui avoir été consenti dans la pièce, bien qu’il manquât quelques répliques et parût tout ignorer des actes encore à venir après la pause. Dans la maison d’en face (4), on peut toutefois se demander ce qu’a pensé Victor Hugo de cette prestation. Pour le consoler, admettons encore que Jack Lang ait montré quelque chose d’un authentique romantique, une espèce de force qui va en somme.S’agissant du lexique lui-même, on est bien obligé de faire une autre concession quant à l’avantage des « droits humains » sur les « droits de l’homme ». Il n’y a plus besoin d’ajouter, revendicatif, « et de la femme ». Tourmentée de longue date par ces choses, comme on le sait, et par les lacunes de la langue française à leur propos, S.Royal peut donc provisoirement se faire l’illusion d’avoir réussi un nouveau coup (5). Faisant après Pascal de l’imagination la reine des facultés, Jack Lang a donc bien aimé, comme à chaque fois que s’enrichit notre vocabulaire (dit-il, frôlant pourtant la cuistrerie à nous faire de la peine), et aussi, on l’espère, en humaniste qu’il est peut-être encore, à qui rien d’humain par conséquent n’est étranger. Mais pour démêler tout cela et en avoir le cœur net il faudrait sans doute un voyage chez le père Freud, à Vienne cette fois, cela ne devrait pas être trop coûteux. On craint qu’il n’y ait du pathologique dans l’affaire. En attendant, nous sommes priés de louer en chœur la « vision originale et forte » - foi d’agrégé en sciences politiques qui a raté quelque chose dans ses chères études -, vision qui nous offre en un seul kit environnement, droits sociaux et libertés individuelles, pour le plus grand bonheur en tout cas des spécialistes en analyse systémique. Du pékinois garanti tricoté soi-même à la main dans le Poitou.Ne retenir de ce Grand Jury que le tableau d’une grande diva sur le déclin serait injuste. On se rappelle l’étonnement, naguère (en novembre), de nos trois compères entendant S.Royal clamer, vibrante comme en un meeting du PS, que sa seule apparition à la tête de l’Etat (de grâce, cela va de soi) devait avoir mécaniquement pour effet de relancer la croissance et diminuer le déficit  public. A l’époque, scepticisme courtois de nos journalistes. Ne voilà-t-il pas aujourd’hui que Jack Lang, en une ardente tirade, visionnaire à son tour, récidive mot pour mot, à leurs yeux ébahis ! Avec, tout de même, une précision : les impôts n’augmenteront pas mais on récupérera les baisses d’impôts, car il ne faut pas confondre taux et assiette. C’est pourquoi les bénéfices, oh pardon ! les déficits baisseront. Est-ce que c’est clair, maintenant ? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave, car il y a tout un atelier de petites mains qui travaillent sur ces sujets avec amour ; chaque chose en son temps, il faut être patient (6). Le rideau tombe, donc. Applaudissez, Mesdames et Messieurs.On entendit alors des sifflets dans la salle. Le plus triste, c’est que certains venaient aussi des fauteuils de gauche. On ne peut plus compter sur la claque, ni sur l’expertise des citoyens. Le monde a « bougé énormément », décidément.

(1) probablement vouée à retrouver son nom originel de « place Royale ».(2) publicité sans engagement(3) le mot est attesté chez les meilleurs auteurs, ce qui a au moins le mérite de nous épargner ces complaisantes et ahurissantes exégèses entendues sur le vocabulaire de la candidate socialiste.(4) 6, place des Vosges(5) Le vieux dicton chinois verba volant scripta manent est aujourd’hui tombé en désuétude. Grâce aux nouvelles technologies, ce ne sont plus les écrits, mais les paroles, qui « restent » désormais. C’est pourquoi Jack Lang, avisé et soucieux de la postérité, a brûlé son livre le plus récent.(6) sentence évidemment toujours en usage chez nos amis Chinois.

Mirino 08/01/2007 10:32

« Je crois qu’il faut être cultivatudiste pour mieux lier les problématiques divers voire différents et variés comme ceux de l’ecologisociaux et geopolitico droits humanitudistes moraux sans toute fois se déconnecter des avantages réels réciproques liés aux affaires et au développement commerciaux dont la Chine a fait un pas prodigitudieux grâce à son savoir faire dans le domaine de l’investitude, la servitude et l’esclavetude, sans oublier l’abusitude des ressources naturelles et la pollution quasitudement incontrôlée.Je compte personnellement donc nouer les liens avec la Chine, sans trop compromettre sur ces valeurs fondamentales tout en sachant en même temps et simultanément que si la France, malgré l’instauratude certaine de la démocratie participative générale bien tôt, aura toujours besoin de la Chine, ce sera aussi à cause du résultat de notre bon conscience, notre générosité, nos 35 heures, notre système social exemplaire en déficit irrémédiable, et nos multiples institutions de cœur à non finir, qui nous empêchent d’accomplir strictement rien à côté de ce que vous avez pu faire en si peu de temps en vous moquant royalement de telles valeurs et tels objectifs que jamais, et pour cause, le peuple chinois n’oserait réclamer, s’il ne s’agit pas tout simplement d’une question d’intelligence. J’aimerais aussi suggérer que vous cessiez de manger des chiens »

CL 07/01/2007 21:02

Campagne "jouissive". Vous ne pouviez mieux dire.

christian91 07/01/2007 19:21

bjr et bonne année,

Mr Jack lang....je ne sais pas grand chose de lui et je ne m'en porte pas plus mal. Je ne puis reagir que ce sur quoi j'ai un reliquat d'information comme son grand jury de ce soir.

Quand je l'ecoute, je n'ai qu'une expression a la bouche et comme Mme Royale j'améliore la langue française :" l'evangile du marteau".

Le marteau dit toujours la verité! Le principe est simple : vous avancez une idée, mais y croyiez vous au point de prendre un coup marteau dans les dents?!!! Bon je vois, que le marteau est trop sanglant, je propose :" l'évangile des claques"! Chaque fois qu'un homme politique parle la langue de bois, chacun peut lui mettre une claque meme en public.

Ce Monsieur passe plus de temps a se défendre et eventuellement Mme Royale que de proposer de l'innovation.

Meme technique que Mr Devillepin :" ils appuient exagérément sur chaque mot prononcé pour donner l'impression d'une forme de conviction....mais tout c'est du flan!

Crédibilité : Zéro!

Mirino 07/01/2007 16:19

Un mot adressé à  Monsieur Seck.A mon humble avis il est correct pour un candidat ou une candidate aux présidentielles d’annoncer ses intentions ainsi que faire un premier pas pour s’introduire d’abord au près de certains pays alliés, avant de songer à faire des excursions ailleurs, et surtout aux endroits sensibles ou très signifiants, comme si la candidate ou le candidat est déjà bel et bien arrivé(e) à l’Elysée et a donc le droit de représenter ainsi la France.(Le fait d’ailleurs que le chef d’Etat ne souligne pas cette évidence flagrante d’un manque de conscience protocole est aussi révélateur).