Partage du travail

Publié le par blog-pl-seguillon

    Qu’il soit de facto ou délibéré, il existe désormais un véritable partage des tâches entre Ségolène Royal et son compagnon François Hollande. C’était une nouvelle fois évident, ce matin,  lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux à la presse par le Premier secrétaire.

    A François Hollande, le rôle de l’attaquant. A Ségolène Royal, celui, arbitrale, de la madone  au dessus de la mêlée.

    Celle-ci a refusé de commenter le sacre de Nicolas Sarkozy. Elle a préféré, hier, s’aller faire photographier dans une ferme proche de son terroir poitevin, un agneau dans les bras, peaufinant de la sorte son image de bergère modeste et inspirée, ayant vocation à sauver la France et à rassembler son peuple. Le premier, en revanche, a consacré l’essentiel de ses vœux à une attaque en règle de Nicolas Sarkozy.  

     Cette offensive s’articule autour de trois axes.

     La continuité.

     Faute de pouvoir aisément contester un projet sarkozien qui comporte nombre de propositions sociales audacieuses susceptibles de séduire au-delà des frontières de la droite, François Hollande attaque Nicolas Sarkozy sur le bilan de l’actuelle majorité  dont il estime que le ministre de l’Intérieur  ne peut se défausser. Il le juge donc comptable du déficit public, de l’endettement de l’Etat, des mauvais chiffres du commerce extérieur ou de l’augmentation de la violence faite aux personnes. Au candidat qui prône la rupture il oppose le ministre qui s’inscrit dans une continuité.    

    La dangerosité.

    De même que, jadis, François Mitterrand dénonçait l’Etat RPR incarné par Jacques Chirac , François Hollande instruit aujourd’hui le procès de l’ Etat UMP représenté par un Nicolas Sarkozy candidat à la présidentielle et qui veut néanmoins conserver tous les pouvoirs, pouvoir de l’Etat, comme ministre de l’Intérieur, pouvoir partisan, comme président de l’UMP et  pouvoir locale comme président du conseil général des Hauts-de-Seine.

    La fiscalité.

    C’est visiblement par le biais de la fiscalité que François Hollande veut donner de Nicolas Sarkozy l’image de candidat des riches. Son attaque virulente contre le bouclier fiscal qui, selon le candidat de l’UMP,  devrait empêcher qu’un contribuable, toutes impositions confondues, ne soit taxé au-delà de 50% des ses revenus, n’a d’autre objet.

    Mais, sur le sujet de la fiscalité, la discordance entre Ségolène Royal et son compagnon pourrait également relever d’un partage du travail même s’il n’est pas concerté. Au Premier secrétaire du PS – s’exprimant en simple citoyen, de menacer d’une imposition accrue les revenus supérieurs à 4000 euros mensuels nets pour un célibataire, à 8000 euros pour un couple et à 12000 euros pour un couple avec deux enfants, à Ségolène Royal d’arbitrer, au premier de pourfendre les « riches » et de défendre les « pauvres », afin de rassembler le camp de la gauche, à la seconde de tempérer afin de préparer le rassemblement plus large du second tour.   

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nouvelle societe 17/01/2007 00:14

Génial :

- La SCI est basée à une maison qu'ils n'ont qu'en location (qu'ils disent), hum,hum, tant qu'a créer un SCI j'aurais mis le siège sociale à une adresse possédé par la SCI...

Génial :

- Imaginez que vous gagniez 10.000 Euros par mois. soit 120.000 Euros en Douze mois. et que vous bénéficier du bouclier fiscale. Vous aurez le plaisir de donner 60% de vos gains soit 72.000 Euros à l'état pour qu'il dépense l'argent à votre place. SOIXANTE DOUZE MILLE EUROS ! Mais il ne vous restera que 48.000 pour vous. soit 4.000 Euros par mois. Vous trouvez ça Normal ? pas moi.

- Un calcul fait dans Challenge montre que Jhonny aurait payer 3.500.000 Euros d'impots en restant en France et qu'il n'en paiera "que" 300.000 en allant en Suisse. Îl aurait économisé 3.200.000 à démanager. TROIS MILLION DEUX CENT MILLE Euros. Il a bien fait de déménager. Je suis fier qu'il y ait des gens riches parce que ça permet de faire réver et j'ai honte de voir que les hommes politiques s'arrogent le droit de confisquer et dépenser l'argent des autres comme ça.

à votre disposition sur un site en cours de rédaction.

idees-politiques-et-nouvelle-societe.blogspot.com

TONTON 16/01/2007 14:21

un riche c'est quoi la définition?

sci la sapiniere au capital de 914 694 euros

siret 377552955 siège 28 ave Duquesne 75007 PARIS

gérants M. HOLLANDE François Gérard Georges et MME ROYAL

Marie-Ségolène.......

qui défend quoi ? qui défend qui ?

que peu espérer le simple citoyen de base ?????

taillable et corvéable depuis la nuit des temps !!!

MAYONS 15/01/2007 15:43

ce message ( de alceste) est excellent,  pas d'autre commenrtaire a faire ,tout est dit

 

Mirino 15/01/2007 15:40



En effet Mr Séguillon, image erronée de la Pucelle, version 2007.Si Ségoloin s’est d’autant évoluée et envolée, elle doit aussi se rendre compte à quel point Dutch n’est plus à sa hauteur céleste. Bien que personne ne puisse atteindre la même altitude sacro-sainte où Ségoloin plane sans soucies dans sa béatitude souriante en ce moment. C'est vrai qu'elle est descendue au passage comme un rapace, pour prendre et pour être prise, encore pour l’image, l'agneau. Les vœux médiocres de Mr. Hollande semblaient traiter davantage de Mr. Sarkozy que d’autre chose plus pertinente de leur propre programme, s’il y en a davantage d’autre que sa proposition fiscale naturellement rejetée sur le champ et en bloc gêné.D’ailleurs c’est manifeste que toutes les critiques venant de la gauche à propos de Mr. Sarkozy manquent de l’imagination. On discerne aussi parmi elles un peu de la jalousie.Incontestablement si en plus de son sourire Ségolène avait les qualités de Sarkozy elle serait gagnante. Mais telle est la vie. Il faut faire ce que l’on peut avec ce que l’on a. C’est quand même clair que l’un s’engage, inspire et émeut tandis que l’autre ne semble que planer en glatissant dans le vide.  

Alceste 15/01/2007 13:47

Avouons-le, au risque de paraître cruellement discourtois : A écouter le candidat de l’UMP ce dimanche, on ne peut guère éviter de faire des comparaisons. Sur le fond comme sur la forme, sa concurrente socialiste risque bien de devoir désormais changer de registre : l’incantation ne va plus suffire, ni pour enchanter les sens, ni pour enchanter les cœurs, ni pour enchanter les esprits. Certes, on ne se trompe pas, il s’agit d’abord ici de rhétorique, c’est-à-dire d’un art de séduction, qu’on sait être art du trompe-l’œil. Il n’empêche : la clarté formelle des propositions, qu’elles plaisent ou scandalisent, la défense et illustration de la droite dans sa plus simple expression, le souffle sans faiblesse d’un discours d’une heure et plus, l’invention jusqu’à la provocation, l’habileté à placer les mots qu’on aime parmi ceux qui fâchent, à associer le consentement universel aux points de vue les plus personnels, voire les plus contestables, à faire, mine de rien et quoiqu’on s’en défende, de la concurrence sauvage la vertu première des temps modernes etc., indéniablement tout cela est fait brillamment, et probablement porteur d’effets, à notre époque où la primauté est à la « communication ». Le contraste n’en est que plus grand lorsque nous écoutons la voix de la concurrente officielle du PS, qui nous donne maintenant la sensation, bien connue des plus anciens d’entre nous, d’entendre un disque rayé, au point de nous en déprimer, même quand elle s’évertue à nous surprendre.Faute de grives, on mange des merles. Citons donc ce récent exemple, au risque de paraître futile en des temps si graves. « Dans une campagne, il y a des hauts et puis des creux », confiait-elle vendredi dernier aux militants de sa circonscription, avec ce sens de l’aphorisme pénétrant qui fait l’admiration de ses fidèles. N’importe qui d’entre nous aurait dit banalement « des hauts et (des) bas », humblement conscient du poids de l’universelle nature humaine. Non. Il s’agit ici de « creux ». Qu’est-ce à dire, donc, en français, une fois que l’on a établi qu’elle a bien le droit de ne pas aimer les bas ?Il y a bien dans notre langue « avoir le nez creux », c’est-à-dire « avoir beaucoup de flair », mais ce n’est sans doute pas cela ici, à en juger par les célèbres gaffes de l’intéressée, accumulées à l’envi. (1)Il y a aussi « sonner creux ». Au premier abord, l’expression ne manquerait pas de justesse. Malheureusement, on n’a pas vu jusqu’ici la candidate avoir assez de lucidité pour se l’appliquer à elle-même.Dans le même ordre d’idée, il y a encore « songe creux ». Même objection que pour la proposition précédente (2).Il y a aussi « avoir le ventre creux » (ou « avoir un petit creux »). Mais il est peu probable qu’elle ait à souffrir de tels troubles. De toute façon, elle est au-dessus des contingences vulgaires. Et puis personne n’a encore jamais osé dire qu’elle avait de l’estomac. On sait ne pas être goujat.Il y a encore « mer creuse » ou « creux de la vague », ce qui aurait le grand avantage de faire revenir dans ce débat la métaphore maritime autrefois en grand usage. Mais cela ne va pas non plus, car, historiquement, les capitaines en question étaient des hommes.On peut penser aussi à ce qu’on fait tenir dans le « creux de la main », pas grand-chose par conséquent. Cela viendrait à-propos.N’oublions pas le « creux » des moments de désœuvrement, comme tout un chacun en connaît. Cela, c’est plus intéressant : Il y a eu dans le passé le creux des séances à l’Assemblée, par exemple, entre deux séries de photos, le creux aussi du séjour au ministère de l’Education nationale, laissant Claude Allègre s’en donner à cœur joie. Il y a maintenant le creux des après-midi ou des soirées télé, à regarder Sarkosy, tricolore, épique et inspiré et, pire peut-être, le chevalier Bayrou, magnifique, qui ne connaît pas la règle du jeu et ferraille n’importe comment, faisant au passage retrouver leur latin aux électeurs de gauche.Bref, le creux a le mérite de se produire en maintes circonstances, au choix. On le voit même jusqu’à ces vierges dévotement peintes et de plâtre creux, auxquelles pourtant nos misères doivent tant de douces consolations.Du reste, là est peut-être la bonne piste, car la voix ajoute, en pleins et déliés comme à son habitude : « Chaque fois que j'aurai des creux, je reviendrai vers vous et vous me direz : Ségolène reste toi-même ! » Dès lors tout s’éclaire : Au creux de la campagne, ce sera, non le pèlerinage aux sources comme on aurait voulu le dire, mais une apparition de soi-même, dans une nouvelle grotte de Massabiel sans doute, pour que se fasse entendre encore et encore l’hymne à l’icône surgie des nues, l’hommage rendu au vide dans sa plénitude achevée. Malheureux mécréants, nous qui n’avions pas compris !L’évidente prétention messianique du propos ne cache pas l’inanité de cette auto-célébration permanente. Cédons à l’égarement une seconde, et imaginons : « Quand tu auras un creux, Charles (3), reviens à nous, mais surtout reste toi-même ». Obstinément et toujours sensible à notre histoire, nous avons vainement cherché dans les archives de Colombey une telle hardiesse, qui eût probablement marqué la postérité. L’aurait-on censurée pour être écrite en volapük ? Les temps ont-ils changé à ce point ? En réalité tout le monde sait bien que « la France mérite mieux que ce qu’elle a ». Mais ce n’est pas avec de telles billevesées qu’on peut espérer atteindre ce « mieux », ni même en se faisant photographier complaisamment un agneau dans les bras, comme on a vu ce dimanche la candidate aux champs. Entre l’agneau et le loup, il n’y a pas photo, justement. On sait cela depuis La Fontaine, même s’il est permis de le déplorer.  Pour convaincre, il faudrait au moins du talent : Sarkosy en a, pour le meilleur et pour le pire, et c’est le talent d’un tueur (4). Bayrou aussi, pour le meilleur qui se préserve du pire, et on le sait de sa culture. On ajoutera D. de Villepin, pour encourager notre amie Samira, lui laissant le soin de montrer le meilleur. Et S.Royal alors ? Aussi, mais par hypothèse seulement, et quand elle se tait (5). Le mieux serait donc d’inviter régulièrement sur LCI le « gros matou », comme le nomme plaisamment notre autre ami Eric. Il n’était pas mal du tout, ce DSK, au dernier Grand Jury. Il ne s’est pas bêtement renié en tout cas, cela nous a presque surpris par les temps qui courent. Enfin un interlocuteur pour nos trois compères ! Mais dès lors la question revient, obsédante : Quelle folie a donc saisi le PS en novembre ?

(1) On ne peut nier cependant qu’elle ait du nez, mais c’est à chacun de voir avec ses fantasmes. Pour nous, avouons-le, celui de Cléopâtre reste inégalable.(2) Et même, dans le cas qui nous occupe, les songes sont réputés être pleins, comme on le sait, d’inavoués désirs. Cela ne convient donc pas.(3) Variantes possibles : Georges, Valéry, François …(4) Et on n’y changera rien à coups d’anathème, comme se l’imagine F.Hollande, dont on ignore jusqu’ici les glorieuses actions capables de lui donner un début d’autorité, en accord ou non avec S.Royal.(5) Nous nous résignons, comme elle nous y exhorte, au raisonnement « par la preuve ».