Trichet bouc emissaire

Publié le par blog-pl-seguillon

    

      A son corps défendant, Jean Claude Trichet , le président de la Banque centrale européenne,  est devenu la cible  commode de la plupart des candidats à l’élection présidentielle. D’Olivier Besancenot à Nicolas Sarkozy et de Marie-Georges Buffet à Ségolène Royal. Reprenant l’antienne de Jean Pierre Chevènement, tous tombent à bras raccourci sur une Banque Centrale européenne qui serait la cause de tous nos maux parce que préoccupé de contenir l’inflation mais peu soucié d’encourager la croissance.

Jean-Claude Trichet sera l’invité du Grand Jury RTL LCI Le Figaro dimanche prochain. Nous lui demanderons l’analyse qu’il fait de la situation économique européenne mais nous l’interrogerons aussi sur sa gestion des taux d’intérêt. Comment conçoit-il les rapports entre le pouvoir politique (l’Eurogroupe et l’Ecofin - c'est-à-dire le conseil des ministres européens de l’économie)  et le pouvoir monétaire (le BCE). Que pense-t-il de la réforme des statuts de la BCE que proposent le candidat de l’UMP et la candidate socialiste ? Ces questions paraissent austères. Mais notre avenir dépend plus aujourd’hui du devenir politique et économique de l’Union européenne que du devenir national .

 

       Vos questions sont les bienvenues.

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vincent 26/01/2007 22:46

Vous auriez dû mentionner que BAYROU est le seul à ne pas avoir critiqué mais au contraire soutenu la BCE.N'oublions pas que grâce à l'euro, nous avons des taux d'intérêts très bas, qui permettent à chacun d'emprunter pas trop cher mais aussi à l'état de ne pas voir sa dette gonfler trop vite. Il ne faut pas oublier que si demain les taux doublés,  rien que pour payer les intérêts de la dette il faudrait doubler l'impot sur le revenu !! ou alors il faudrait dévaluer !!! Alors merci l'euro.

swann 26/01/2007 22:33

propagandes mediatiques................Je trouve scandaleux de voir des journalistes agressant en permanances d'autres partis.........il ya une certaine perversite agressive chez partiquement tout les journalistes animant des emissions politiques......il n' ya AUCUNES NEUTRALITE DE LA PART DES JOURNALISTES......nous telespectateur avons biens compris que presques tout les journalistes sont umpistes..........c'est injuste......ce qui va probablement  etre  polemiques  et devenir une preoccupation des  telespectateurs car nous assistons bien la a une propagande bien cotemporaine........c'est très dangereux.....pour la démocratie..........j'ai l'impression qu'aucune lecon a été tire du passé et de l'histoire de la propagande et du bourrage de crane..........c'est scandaleux............

Mirino 26/01/2007 22:30

Bon choix de photo de banquier arrivé glapissant  Mr. Séguillon.Pour ma part Mr. Trichet ne m’est jamais inspiré la confiance, de par avec ce qui évoque la prononciation de son nom. Il n’est certes pas un Milton Friedman ni un Alan Greenspan.

Comme déjà mentionné quelque part, il me semble en tous cas une manière trop légère de traiter cette responsabilité énorme. Une responsabilité géopolitique d’autant que financier.On se demande comment ceux qui ont rédigé et ratifié la constitution Européen, avait pu confier autant responsabilité à un secteur aussi limité, sans considérer le club- tour de rôle des gérants.Etant donné les enjeux, on aurait pensé que le système serait conçu de manière à satisfaire les critères de la démocratie, mais en vérité personne ne peut questionner ‘le club’.

Les questions donc sont évidentes.Pourquoi devrait-on maintenir une foi aveugle en la BCE, ses décisions, et la manière dont elle est gérée ? Si déjà certains élus croient obliger de questionner la logique des décisionsprise concernant les taux d’intérêt, ne serait-il déjà une évidence qu’il y a bien trop qui nous échappe ? Il parait une bien mauvaise affaire en retour pour la cession irrevocable de la souveraineté.

GG 26/01/2007 16:52

Ces questions à M. Trichet me paraissent tout à fait légitimes dans cette campagne. En effet, sans même évoquer le contenu des programmes des candidats, l'un des enjeux de la campagne est pour moi de REDONNER A LA POLITIQUE TOUTE SA PLACE.



La tendance aujourd'hui est au contraire au dessaisissement du politique, tendance nourrie par la technicisation des sociétés modernes et par le néo-libéralisme économique. Prenons quelques exemples :

 



 

 



Pour chaque sujet économique complexe (régulation de la concurrence, des grands services publics de réseaux etc.) ou pour chaque sujet juridique sensible (protection des données nominatives, lutte contre les discriminations etc.) la création d’une autorité administrative indépendante devient quasi systématique.

 



 

 



Les questions budgétaires relèvent encore du politique (national ou communautaire), mais elles sont de plus en plus encadrées par des règles « automatiques », imposant un comportement normé : « rules rather than discretion » enseigne l’économie néo-classique. Par exemple, « toutes les marges de manœuvre doivent aller à la réduction du déficit ».

 



 

 



Les questions monétaires sont réservées à une banque centrale indépendante : le fait même qu’un semblant d’autorité politique comme l’Eurogroupe ait pu laisser entendre qu’il entretenait des relations informelles régulières avec la Banque centrale européenne devient une information qui doit être formellement démentie ! Comme si dialoguer et échanger portait atteinte à l’indépendance.

 



 

 



D’une manière plus générale, tous sujets confondus, le pouvoir politique multiplie les conseils d’orientation et autres commissions d’experts et s’abrite derrière eux lorsqu’il s’agit de prendre des mesures, au lieu d’en faire de simples outils d’aide à la décision. En ce sens, c’est le politique qui se saborde lui-même.

 



 

 



Inverser cette lourde tendance est une condition nécessaire à la réhabilitation de la politique. Il ne s’agit pas de tout « re-politiser », mais de vérifier le bon exercice des compétences déléguées, de contrôler les différentes autorités et agences, de dialoguer franchement avec les autres pouvoirs (monétaire, judiciaire, médiatique..) etc. Bref, sortir du pilotage automatique et reprendre les commandes.

 



 

Sans remettre en cause l'indépendance de la BCE, que pense M. Trichet de ce "déficit" non pas budgétaire, mais de politique?



 



Plus de développement ici:

 



http://c6r-paris.blog.lemonde.fr/2007/01/25/les-hommes-politiques-servent-ils-encore-a-quelque-chose/

 



 

 

GG 26/01/2007 16:48

Ces questions me paraissent tout à fait légitimes dans cette campagne. En