Royal décroche

Publié le par blog-pl-seguillon

 

Depuis sa désignation par les socialistes  comme candidate à l’élection présidentielle, Ségolène Royal a perdu huit points dans les sondages. Elle en perd cinq en un mois. C’est là le verdict du baromètre présidentiel Le Figaro-LCI-RTL.

Ce décrochage a trois explications.

En premier lieu la cause en est en défaut de contenu.

Bien qu’elle ait été désignée dès le mois de novembre par le P.S., Ségolène Royal n’a toujours pas dessiné ses grandes orientations. Rompant avec le parcours classique des campagnes électorales, elle a choisi délibérément de donner le temps au temps du débat participatif. Se faisant elle a su incontestablement répondre à une réelle aspiration des Français. Ceux-ci, lassés des promesses non tenus et des effets d’annonce sans suite de la part des leaders politiques ont un véritable désir de s’exprimer. Toutefois, à l’expérience, cette démocratie participative accouche de doléances plus qu’elle ne suggère des solutions. La candidate socialiste n’a donc pu jusqu’à présent proposer un projet présidentiel. Et nul ne sait si ce dernier sera proche ou éloigné du projet socialiste.

Ségolène Royal souffre donc d’un manque provisoire ou durable de visibilité programmatique.

La deuxième cause du décrochage de Ségolène Royal est un certain brouillage de son image.

La candidate socialiste a multiplié, au cours du mois écoulé, les faux pas sémantiques mais aussi les provocations délibérées. Ces dérapages subis ou voulus ont jeté le trouble dans son propre parti et ont fait naître le doute dans l’opinion.

L’image de la candidate socialiste demeure séduisante. Elle s’est néanmoins quelque peu fissurée.

A contrario, la troisième raison pour laquelle Ségolène Royal accuse ce recul croissant par rapport à Nicolas Sarkozy tient à l’excellent début de campagne de ce dernier. Le Président de L’UMP, bien qu’entré plus tard dans la course que son adversaire socialiste, a déjà énoncé nombre de ses propositions, a rassemblé son parti et a corrigé quelque peu son image de politique nerveux et agité.

Ce décrochage n’est cependant pas rédhibitoire. Ségolène Royal a créé une forte attente en fixant au 11 février la synthèse de la phase participative et aux jours suivants l’exposition de son projet présidentiel. Si celui-ci intéresse et séduit, Ségolène Royal peut très bien refaire son retard sur son adversaire de droite. D’autant plus que Nicolas Sarkozy n’est pas à l’abri d’un dérapage tant qu’il demeure au ministère de l’Intérieur, dans la mesure également où  l’atout que lui donne son avance programmatique a aussi l’inconvénient de le mettre à découvert et de le placer sous le feu de la critique tandis que l’absence de propositions de la candidate socialiste jusqu’à présent  n’offre aucune prise à ses adversaires.

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jean-marco_ 06/02/2007 14:17

de toute facon c'est plié.le verdict sera le meme qu'en 2002! sauf que nous le savons avant le deuxieme tour ! le clan Royal a essayé c'est déjà bien...!

DOM 05/02/2007 19:44

le mieux qu'elle puisse faire c'est de se taire, au moins là elle ne fera pas de bourdes, quoi que, avec elle ! . . .

Mirino 05/02/2007 19:09

Ségolène est piégée bien plus que Sarkozy et d’une manière fatale. Elle est piégée par la doctrine du parti qu’elle est aussi censée représenter. Le moindre de programme fondé sur ce que l’on puisse comprendre de temps en temps de ses paroles, ne peut que trahir la politique de la gauche. C’est pour cela qu’elle ne peut pas avoir un vrai programme.Elle s’est donc investie totalement dans l’objectif de charmer et capter la confiance du peuple d’abord pour leur persuader que tous les problèmes peuvent être résolus par eux-mêmes, que c’est eux qui détiennent toutes les clés pour ouvrir toutes les portes y compris peut-être celle du paradis. C’était une bonne manière de commencer la compagne mais à la longue, ça ne peut qu’aboutir par sonner creux.La vérité en effet c’est que la faiblesse de Ségolène est tout le parti de la gauche (je pense que c’était Charles qui l’avait déjà fait remarqué) mais à mon avis Holland est son pire désavantagé politiquement, sa ‘pierre d’achoppement’, comme ils dissent dans la vielle terre.Elle sait que la France a besoin d’un changement profond mais elle n’est pas en mesure de l’assumer elle-même à cause de l’ancre partisane, et probablement celle encore plus pesante du couple.Incontestablement elle a beaucoup de courage et de l’audace, mais elle est mal préparée.Pour l’exprimer franchement, elle n’est pas à la hauteur du sommet dont elle aspire et compte tant assumer.

jean-marie wolff 05/02/2007 18:31

Pas la peine de trop se remuer les méninges. Si Ségolène n'a rien dit, c'est parce qu'elle ne savait pas. Elle aurait dû profiter de son sacre impérial pour pousser ses pions et secouer le cocotier socialiste. Aujourd'hui, elle est en position de faiblesse.

Elle n'a plus le choix : il lui faudra se rallier au projet P.S. Son programme est inscrit. Assistanat à tous les étages, hausses d'impôts, 35 heures pour tous, multiculturalisme, mariage homo avec adoption, etc. Bref, tout ce qui a conduit au déclin et à la décadence.

Nous sommes début février. On a déjà vu beaucoup de choses, mais jamais un candidat qui remonte après être franchement descendu.Ce qui augure mal de la suite pour Ségolène.

militant UDF Istres 05/02/2007 18:30

rien ne se perd, rien ne se crée, tout ce transforme disait Lavoisier...

Les récents propos de Ségolène Royal ne rassurent pas...

Et élire le président de la république, c'est élire le berger qui mènera le troupeau... La confiance est donc l'élément cléf...

La confiance, ce qui manque tant aux candidatures de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy...

Et c'est pour cela que Francois Bayrou sera élu...