Sarkozy ménage Bayrou

Publié le par blog-pl-seguillon

     Une phrase prononcée hier soir par Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1  a retenu l’attention de l’état major de François Bayrou et fait sourire le patron de l’UDF. «  Je veux être un président de l’ouverture politique, a déclaré le candidat de l’UMP.  Je ne suis pas l’homme d’un clan. Les gens bien ne se trouvent pas dans ma seule famille politique. Je ne ferai pas de compromis avant ( l’élection). Je pratiquerai l’ouverture après. »     

 Voilà donc que le candidat de l’UMP juge que la France a besoin de tous les talents !

    

   Au siège de l’UDF on y a vu, amusé, un clin d’œil adressé à l’électorat de François Bayrou . Il est vrai que les sondeurs qui travaillent actuellement pour le ministre de l’Intérieur sont convaincu que plus les intentions de vote en faveur de François Bayrou augmentent  au premier tour de l’élection présidentielle et plus Nicolas Sarkozy creuse l’écart avec Ségolène Royal au second tour.

     Voilà sans doute pourquoi le candidat de l’UMP se garde bien de toute critique ou de toute parole désagréable à l’encontre du leader centriste. Voilà aussi la raison pour laquelle, en prévision des prochaines législatives, l’UMP s’est abstenue de désigner pour l’heure des candidats dans les circonscriptions où le député sortant est un UDF.

     Le raisonnement n’est évidemment pertinent que François Bayrou ne passe pas devant la candidate socialiste au premier tour de l’élection présidentielle et ne devient pas, du même coup,  l’adversaire de Nicolas Sarkozy au second ! Ce qui est fort improbable encore, ce qui n’est cependant pas totalement impossible et ce qui bouleverserait évidemment l’équation de cette élection.

 

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logaro 12/02/2007 09:45

Mon but n'est pas de mettre tout le monde d'accord sur une politique mais de montrer que le politique doit avoir une bonne dose de cynisme et de ruse machiavellique tant dans ses propos que dans ses prétention. Or celui qui a donné une suprême leçon à tous était François Mitterand. J'ai eu l'occasion de lui servir d'interprète en 1969 alors qu'au creux de la vague il était venu aux Etats-Unis chercher un réconfort médiatique et renflouer avec des dollars ses caisses. Au cours d' une émission de télévision sur CBS à laquelle il était invité , il débita des sottises sur ses rôles, pendant la guerre de 40-44, puis celle d'Algérie et enfin pendant Mai 1968. Il prenait littéralement les autiteurs américains pour des débiles, ignares de la politique française. Je devais interpréter mais je refusai de traduire les inepties et mensonges politiques qu'il avait récités. Je traduisis à ma manière incluant un certain nombre de faits qu'il avait voulu dissimuler. Près de lui, un Américain qui parlait le français lui traduisait en retour ce que j'eje disais. Fureux, il se leva et cria devant tous les auditeurs : " Patit con de fasciste!", formule qui ne fut pas évidemment traduite à l'antenne. Il se lança dans une diatribe qui réfutait tous mes arguments et un autre interprète prit le relais. Les articles des  grands journaux le lendemain indiquent que " the interpreter " softened " the actual words that Mitterand had used " ( l'interprète a " adouci" les mots que Mitterand avait utilisés). Le soir de cette altercation, Mitterand reçu à un cocktail donné en son honneur par l'université m'interpella publiquement pour à nouveau dirigé sa colère contre mes propos. Une conversation surréaliste s'ensuivit . Je lui fis remarquer qu'il serait un jour élu président de la République - n'oubliez pas que c'était en 1969 - pour deux raisons. La premiere tenait à sa fourberie, sa facilité de s'adapter à la siruation du moment, son sens de l'utilité de l'événement dont il tirait toujours le meilleur partie, sa patience à envisager tous les risques et les  conséquences de ses actes et enfin l'indifférence qu'il avait des véritables problèmes économiques de la France. Je me tus attendant sa réaction. Il me demanda alors doucement quelle était la deuxième raison. Je pris mon inspiration et lui répondis: " Tout le long de l'histoire de France, il a été prouvé que les Français adoraient se faire enculer!" Je m'attendais à une esclandre foudroyante. Au contraire, Mitterand plissa les yeux, fit une moue et gronda : " Voilà un bien beau raccourci de l'Histoire de France! "

Comme vous voyez , en 2007 comme en 1969, l'attitude des Français n'a pas changé: ils adorent suivre des politiques qui les manipulent par des programmes creux, des promesses électorales sdans suite, una fascination pour la médiatisation

Mirino 10/02/2007 09:55

C’est dommage que François Bayrou a cru nécessaire d’afficher sa bonne conscience et sa noblesse de type, ‘ils vous négligent tandis que moi, je ne vous négligerai jamais’ d’une manière si démonstrative, mais néanmoins brève, aux banlieues. Il se peut qu’il ait perdu quelques bons points là pour avoir opté pour la facilité démagogique. D’autant plus hypocrite car à ma connaissance on n’a jamais vu François Bayrou d’autant soucieux des problèmes de banlieue auparavant. Il ne fallait qu’il prenne un petit enfant dans ses bras, un peu comme Ségoloin avec l’agneau, avant qu’il ne soit mangé.

logaro 08/02/2007 16:43

Tous les candidats ( et journalistes ) devraient lire Caltecor 5127, poème écologique publié à Paris en 1978 qui dénonçaient les dangers écologiques de la planète et les solutions - encore plus audacieuses que Hulot - à apporter pour résoudre les problèmes politiques économiques et écologiques. Il eut du succès auprès des écolos de l'époque - très peu- mais est devenu d'actualité.Caltecor 5127 est en ligne sur http://unepageparjour.over-blog.com/ 0 à raison d'une page par jour.

A lire aussi Ilkya de la dynamite dont la version en anglais a été supprimée aux USA après le 11 septembre

version française sur le blog

sylvain 08/02/2007 15:05

Pour le moment, Sarkozy est dans le plan "ratisser 10 à 15 % chez Le Pen".  Il a déjà pas mal ratissé chez le PS. Et il sait maintenant, et je suis certain que lui et ses sbires ne l'avaient pas prévu ainsi ... que Bayrou représente le nouveau et véritable danger. Bayrou qui connaît très bien son programme et ne s'en tient pas à des développement au raz des paquerettes. Bayrou dont le site est absolument génial. Bayrou qui fait son chemin chez tous les Français (bientôt à Caen où pour la première fois de ma vie, je me déplacerai pour voir un candidat à la présidentielle), qui par sa constance, sa sincérité, la qualité de ses propositions, a rallié à lui de très nombreux socialisants (dont j'étais depuis 30 ans), mais aussi des gens de tous bords politiques. Je pense que le fait déterminant a été de proposer une gouvernance d'unité nationale dans laquelle il ne serait plus question de l'UMP-PS.

breizhmaine 07/02/2007 17:31

Bonjour UDF Istres, On est d'accord sur le principal je pense. Et c'est en ce sens que j'ai posté un commentaire. Les électeurs centristes ne se laisseront pas berner par le patron de l'UMP.Quand à JMLP, attendons de voir s'il réunira les 500 signatures, il semble encore un peu à la peine...FB fait ce soir un de ses premiers discours programme sur le domaine social. Voyons ce qu'il va proposer et si ses idées sont de nature à rassembler les Français, ce que j'espère.JF