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Publié le par blog-pl-seguillon

 

Si vous estimez que notre devenir international est curieusement absent de cette campagne présidentielle, si la situation du monde depuis la chute du mur de Berlin vous intéresse et si vous vous demandez ce que pourrait être la réponse de la France et de l'Europe aux enjeux géostratégiques nouveaux, lisez le petit ouvrage que vient de publier l'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine , " Continuer l'histoire". Quelle lucidité, Quelle perspicacité! (1)

Si vous trouvez que le débat présidentiel manque de hauteur, si le sens de l'Etat et l'éthique politique vous concernent, lisez le livre que vient d'écrire l'ancien Premier ministre Raymond Barre, " L'expérience du pouvoir".  Quelle rigueur dans l'intelligence des hommes et des événements.  (2)

 

1. Hubert Védrine " Continuer l'histoire" Fayard 2007 150 p.

2. Raymond Barre " L'expérience du pouvoir" Fayard 2007 351 pages

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L'Abrincate 08/04/2007 23:15

"Continuer l'Histoire"....sans les ONG ????

http://bboeton.wordpress.com/2007/04/08/continuer-lhistoire-oui-mr-vedrine-mais-avec-les-ong/

Cordialement.

ML 17/02/2007 00:49

M. Védrine a effectivement une vision de la politique étrangère au-dessus de la mêlée. Il sort du manichéisme ambiant qui consiste à opposer "la" démocratie (comme si toutes les démocraties s'appuyaient sur des principes identiques) à tout ce qui n'est pas démocratique (selon des critères souvent discutables), avec pour corollaire que les démocraties ne doivent pas entretenir de relations diplomatiques avec les régimes non-démocratiques.Les grecs anciens, que M. Védrine a certainement lu attentivement, avaient élaboré une typologie des régimes politiques permettant d'ouvrir la réflexion : ce n'est pas le nombre qui est le critère du bon régime politique, mais celui de l'intérêt général et de la justice. Il existe en effet trois types fondamentaux de régimes politiques : le gouvernement d'un seul; le gouvernement de plusieurs et le gouvernement de tous. Mais chacun de ces types connaît une forme juste et une forme déviée selon que le pouvoir y est orienté par l'intérêt général ou par l'intérêt particulier : monarchie/tyrannie ; aristocratie/oligarchie ; démocratie/ochlocratie. Ces catégories nous permettent d'avoir à disposition un nuancier pour "lire" les réalités politiques de façon plus subtile. Il n'y a pas qu'"une" démocratie. L'ochlocratie est le régime dans lequel le pouvoir est à la foule, agrégat d'individus régis par le principe de plaisir.Pour approfondir la question, lire l'analyse publiée ici :http://www.plateforme2007.net/spip.php?article44M. Védrine fait sans doute partie de ces hommes politiques français qui ne se contentent pas de simplifications démagogiques.

Mirino 13/02/2007 17:22

Un petit mot de la mêlée (même si l’on ne dispute avec personne) chère Samira pour vous transmettre notre bonheur du fait qu’enfin vous semblez avoir trouvé un autre héros (riche en outre) maintenant que l’autre s’est éclipsé.  Avec mes meilleures pensées joviales.

samira 13/02/2007 13:03

Petite contribution pour tenter d'apporter des éléments de réflexion à Michelazur.

Tout d'abord il nous faut admettre qu’il y a des hommes intelligents aussi bien à droite qu'à gauche, et la bêtise et la médiocrité ne sont pas l'apanage de la seule droite ou de la seule gauche. La vie est heureusemen, pour nous humains, beaucoup plus richement complexe.

Pour nos hommes politiques, leur parcours dépend éminemment des rencontres qu'ils auront effectuées au début de leur carrière. C'est la raison pour laquelle certaines images nous semblent parfois surprenantes, voire grandement incongrues. Vous trouverez donc sur certains positionnements qui peuvent concerner des éléments discriminants de l’histoire de la pensée, des hommes qui s'affichent à gauche alors qu'ils possèdent en réalité un positionnement clairement de droite, et des hommes dits de droite qui possèdent un positionnement clairement identifié par les électeurs, au vu de l'expérience politique de la France, comme étant de gauche. Lorsque c'est le cas, un rapide coup d'œil sur leur biographie nous renseigne sur le pourquoi du comment. Vous savez beaucoup, malheureusement, qu'ils soient de droite comme de gauche, défendent, au jour le jour, leur carrière et ambitions personnelles, avant de défendre leurs convictions profondes. Ils sont peut-être aussi parfois naïfs en pensant qu'à eux tout seul ils réussiront à faire bouger une énorme machine. L'inconvénient c'est qu'aussitôt rentrés dans le système ou la machine, ils se dissolvent ou ils palissent si vous préférez. Il est souvent plus facile de faire bouger un système lorsque l’on n’en fait pas partie.

C'est la raison pour laquelle notre vie politique est si pauvre. Les hommes politiques finissent le plus souvent par tous se ressembler, au sein d'un même parti. Ils se comportent ensuite comme des taureaux dès qu'ils aperçoivent la cape rouge de ceux classés comme adversaires. Le pragmatisme conduirait pourtant, au nom de l'intérêt général, à savoir écouter et mettre en œuvre des solutions proposées par le "camp adverse" si ces solutions sont pertinentes. Car je le rappelle il y a aussi bien des bonnes idées qui peuvent être trouvées par les uns, comme par les autres. Il y a aussi bien des atrocités qui peuvent être pondues par les uns comme par les autres. Oui, mais pour détenir ce pragmatisme, il ne faut pas être sectaire et pour ne pas l'être il faut se situer au dessus de la mêlée.

Monsieur Hubert Vedrine appartient à cette catégorie de personnalités bien au dessus de la mêlée. Malheureusement pour nous, ils ne sont pas si nombreux. J'ai eu l'immense chance de pouvoir un jour l'entendre dans une conférence: du pur bonheur. Il racontait son expérience de ministre des affaires étrangères de Jacques Chirac. Il nous a dit avoir souvent été impressionné par la richesse de la culture générale que détenait notre Président Jacques Chirac. Il nous a dit également que lui et Jacques Chirac s’étaient toujours retrouvés en phase sur les sujets les plus importants concernant notre diplomatie. Pour l’illustre, il nous a passé en revue quelques exemples de conflits qu’ils ont eu à gérer ensemble. A un certain niveau d'exigence de compétences, seul la défense de l'intérêt supérieur existe. Sa maitrise des dossiers internationaux, sa connaissance de l'importance de tenir compte de l'histoire des autres peuples de la planète pour définir les axes et les décisions de notre diplomatie étrangère, étaient époustouflantes ! Mais encore faut-il pour cela, n’est-ce-pas, connaitre sur le bout des doigts cette Histoire du monde. Cela n’est pas donné à tous et on peut le vérifier chaque jour en ce moment.

Lorsqu’il Hubert Vedrine était notre ministre des affaires étrangères, j’avais une énorme estime pour lui. Cette conférence m’a confortée dans cette estime. C’est un homme d’une richesse inestimable.

michelazur 13/02/2007 11:22

J'ai beaucoup d'estime pour la rigueur et l'intelligence d'Hubert Védrine. Je n'ai jamais compris en quoi et pourquoi il était socialiste. Qui pourra m'éclairer ?