Ségolène et Nicolas au gré du vent

Publié le par blog-pl-seguillon

 

  Trois  grandes tendances semblent devoir se cristalliser progressivement dans cette campagne présidentielle .

 

 1ière tendance

 

  Il se confirme que le duel annoncé depuis des mois entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sera très serré. Le premier est crédité par l’opinion de la compétence et de l’expérience. La seconde est jugée plus proche des gens et plus attentive à leurs problèmes quotidiens. La candidate socialiste pâtit  du faible niveau globale de la gauche. Le candidat de l’UMP souffre de l’inconnu Le Pen.

 

   2e tendance.

 

   Il semble de plus en plus probable que François Bayrou sera celui qui pourrait  perturber ce duel. A la même époque, en 2002, Jean-Pierre Chevènement  qui avait été annoncé comme le troisième homme commençait de s’effondrer dans les sondages. Pour l’heure, le candidat centriste continue au contraire de progresser.  

  

   3e tendance.

   Il apparaît de plus en plus que les deux candidats hument en permanece le sens du vent et s'efforcent de s'adpater aux humeurs de l'opinion.

 

    Les deux principaux protagonistes de cette campagne en effet ont les yeux rivés sur les sondages et l’aiguille de leur boussole idéologique et programmatique oscille en permanence au gré de la publication des enquêtes d’opinion au point que leur message en est parfois brouillé. On a parfois le sentiment qu’ils agissent comme des commerciaux n’ayant d’autre objectifs pour satisfaire leur ambition que de capter des parts de marchés.

 

    C’est frappant chez Nicolas Sarkozy.

   Convaincu par une succession de sondages favorables depuis le mois de janvier que cette élection était bien partie – selon sa propre expression, Nicolas Sarkozy s’est projeté dans le second tour, jouant l’ouverture, faisant vibrer la corde sociale et citant les grands ancêtres radicaux ou mêmes socialistes.  Depuis que les écarts semblent se resserrer, le même retourne à ses fondamentaux : l’ordre, la sécurité et l’autorité pour contrecarrer la loi des voyous et des bandes.  

 

   Ségolène Royal n’échappe pas à cette oscillation idéologique.

 

   Elle s’est éloignée de la vulgate socialiste et a pris ses distances vis-à-vis des cardinaux du P.S. pour s’imposer à l’opinion et, à travers celle-ci, aux militants. Ce fut  le temps de la remise en cause de la carte scolaire ou des 35 heures. Ce fut aussi le temps de l’encadrement militaire des délinquants ou du nucléaire divisé de moitié d’ici à 2020. Mais dès lors qu’elle semblait s’effondrer dans les sondages, Ségolène Royal est, elle aussi ,retournée aux fondamentaux. Si elle prêche toujours un socialisme moderne, elle n'a pas gommé certaines de ses prises de positions antérieures, mais elle s’en tient désormais, pour l’essentiel, à l’orthodoxie  du programme de son parti et s’en est allée rechercher toutes les éminences socialistes qu’elle avait jusqu’à présent superbement ignorées.

 

    S’il faut une dernière preuve   que ces deux candidats ne se déterminent qu’en fonction des sondages, qu’il suffise de constater comment l’un et l’autre mais également Jean-Marie Le Pen tapent à bras raccourci sur François Bayrou depuis que ce dernier est crédité de quelque 17% des intentions de vote ! Un candidat qu'ils feignaient d'ignorer il y a peu encore.

 

    Comme disait jadis Edgar Faure: "  Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent ! " 

 

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extrapat 02/03/2007 17:19

C'est curieux comme beaucoup sont persuadés qu'on va droit dans le mur! Le choc est même imminent à mon avis...

Ces élections me rappellent ce magnifique référendum sur l'Europe en 95 et avant lequel Chirac avait parlé d'une balle dans le pied, vous vous souvenez, en réponse à un journaliste -un petit jeunot- qui avait osé évoquer ( diantre, l'insolent! ) une possible, éventuelle, imaginaire et peu probable victoire du NON. Belle métaphore en réalité, et surtout avec le recul aujourd'hui...

Et les français donc, quid de leur fâcheuse tendance à se montrer ingouvernables comme le pensent les anglais ? Car, dans ce méga-Barnum des gesticulations de toutes sortes, tout se passe comme si on se fichait (restons poli !) d'eux royalement, ce dernier terme étant employé sans mauvais jeu de mot puisque sur l'autre rive de ce débat "intello-parigo-razmoquetto" ( ceci est une formule perso mais, bon prince, je prête! ) c'est un but identique :

être élu, afin de s'installer confortablement dans le fauteuil bien moelleux du Roy à l'abri des intempéries (pas trop près du canal St Martin donc) et, qu'en plus, y'a des tapis rouges partout et y paraît qu'on mange bien...

Bon, j'exagère, je caricature, etc... me dira-t-on! Eh bien, peut-être pas tant que ça, car à discuter autour de moi (c'est la campagne ici, le Gers, je vous rassure) une observation s'impose depuis quelques annéees : les gens commencent à s'en rendre compte et il me semble que le petit peuple gronde... Une révolte, Sire? Mais cela n'a jamais inquiété personne en réalité.

Bon alors, quel rapport avec les sondages et leurs effets contradictoires ? Simplement, pour faire le parallèle avec le "cru" 95, on ne peut pas exclure totalement qu'une autre balle ne soit tirée (dans l'autre pied donc) lors de cette cuvéé 2007 trés attendue, et cela, tout le monde est d'accord... En d'autres termes, et si le 2ème tour n'affichait ni Ségo, ni Sarko???

On ne s'interroge donc pas assez, à mon avis, sur la mentalité profonde du français moyen. Quand on en fait parti, c'est certes plus difficile, mais écoutez donc les étrangers à ce sujet, vous verrez, c'est trés instructif !

Alors, messieurs les beaux parleurs, on vous attend : que va faire ce petit français moyen, ni de droite, ni de gauche, mais tout simplement petit bourgeois qui voit ses pantoufles trouées et ne va pas pouvoir en racheter d'autres ? Je propose donc un nouveau sujet de débat à l'adresse de nos intellos ( avec ramassage des copies dans 2 mois...): quel est l'andouille qui a donné le droit de vote aux serfs, alors que seuls les seigneurs connaissent le BON choix ?

"Bon choix", tiens, elle est bonne celle-là non ?  Bye-bye...

 

Mirino 27/02/2007 16:10

On se demande pourquoi on s’obstine à soutenir le monument

glorieux de Général de Gaulle, comme s’il s’agissait d’un être sacré?

Les anglais par contre n’ont pas perdu trop de temps après la guerre pour s’en débarrasser de Winston Churchill. Belle manière de lui remercier pour le service rendu. Savez vous aussi que Mme. Churchill fut contraint de vendre ses originaux (Churchill peinait, assez bien d’ailleurs) plus tard pour pourvoir vivre? La même chose pour Nelson dont ses derniers mots furent que l’on veille sur le bien-être de Lady Hamilton, requête totalement ignorée.

Peut-être inconsciemment les anglais pensent que l’héros doit s’éclipser avec la victoire ainsi que les souvenirs de la guerre.

Mais pour revenir à de Gaulle. Certes il était là lorsque la France avait tant besoin de se retrouver et se réunir. C’était primordial et il le savait. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait de mieux et de plus important. Et après? Pas si glorieux. Parfois même catastrophique, avec tous les ingrédients dont un bon dose de trahison mélangé avec de l’hypocrisie. Et les blessures de certains restent toujours ouvertes.

Ceci n’est pas pour chercher la bête, c’est simplement un point de vue objectif. Parfois on est freiné par un mode de pensée, presque religieux, comme s’il un tel exemple sert pour l’éternité comme modèle. Comme si ce ne sera jamais possible de faire mieux. Que jamais plus dans l’histoire de la France naîtra un homme aussi grand que lui. C’est absurde. Mais selon le bon club des traditions se naissent les légendes. Ne faut-il penser plutôt que l’on puisse toujours faire bien mieux?

BITALY 27/02/2007 12:33

A Monsieur Poivre D'Arvor Et A Tous les Journalistes S'occupant des Journaux de la Campagne Présidentielle de 2007 ,

 

Vous qui laissez passez si facilement , Messieurs Sarkozy , Le Pen , Bayrou , Mme Royal et tous les autres sans oublier Roselyne Bachelot qui a déclaré avec une désinvolture et Une Arrogance incroyable que Nicolas DUPONT-AIGNAN en tant que Petit Candidat n'Intéressait Personne et cette derniére prétendant encore que ce Meme Nicolas DUPONT AIGNAN N'avait de leçons de democratie a donner a personne ,  surtout pas à elle en tant Que Gaulliste mais elle aussi lorsque celà l'Arrange ,elle se référe du Génèral de Gaulle .

 

 Je vous adresse les documents ci dessous , vous pourrez juger et elle aussi qu'un plus grand nombre de FRANCAISES et de FRANCAISES Sont malgré Tout trés Intéréssé par la Campagne et  le Programme De Nicolas DUPONT-AIGNAN ne vous en déplaise et que malgré tout au Niveau de la Démocratie , Ils Peuvent vous en apprendre un Fameux rayon , ainsi qu'à Roselyne Bachelot , vous qui etés à la botte de Sarkozy et de sa clique et qui refusez de Recevoir Nicolas DUPONT-AIGNAN dans votre emission j'ai une question à vous poser , et vous appelez celà de la Démocrtaie , non mais vous etes tombé sur la tete . Je pense que vous et antenne 2 allez avoir une sérieuse baisse d'audition . Vous Pouvez vous y attendre .

 

Cher(e)s ami(e)s, chers compagnonsIl est des moments décisifs dans l'histoire politique de notre pays.Il est des moments ou des choix sont à faire avec détermination car qu'ils engagent l'avenir d'une Nation.Bien entendu ces choix ne doivent pas être fait selon l'humeur de l'instant mais être le résultat d'une réflexion approfondie.Notre combat n'est pas un " coup médiatique ", il était déjà hier et il sera encore demain, autrement dit, il est de tous les instants.Notre combat n'est pas un combat inconsistant, incohérent, il ne se satisfait pas non plus de mode ni de vogue, il s'inscrit dans les luttes pour l'indépendance et la liberté de la nation.Notre combat est non seulement motivé par des principes et des valeurs qui lui donnent toute sa force, mais aussi et surtout par l'idée que nous avons de la France.Cette idée s'est souvent manifestée dans les moments cruciaux de notre histoire, tantôt incarnée, tantôt délaissée pour le bonheur ou le malheur de notre pays.Or cette idée, hélas, a été sans cesse dénaturée, falsifiée, caricaturée et même abandonnée par celles et ceux qui se prétendaient héritiers du dernier qui l'a incarnée. Aujourd'hui, à l'occasion de l' élection présidentielle, attirés par la place que tient dans le cœur des françaises et des français Charles de Gaulle, dans la volonté de détourner l'héritage gaulliste les usurpateurs se bousculent.Evidemment ces impostures de circonstance ne nous trompent pas, surtout quand elles ont pour acteurs les mêmes qui prônaient, lors du dernier référendum, l'effacement de la France.Or couverte, pour l'heure par le concert des flatteurs, il est une voix, une voix qui vient du " fond de chez nous " , une voix qui est appelée à grandir parce qu'elle dit non à l'abaissement de la France; cette voix c'est celle de Nicolas Dupont-Aignan.La candidature de Nicolas Dupont-Aignan n'est ni marketing politique, ni tromperie électorale; tant de fois servis par ses concurrents, ses idées et ses propositions nous les connaissons parce qu'elles sont nôtre; c'est pourquoi naturellement et spontanément il a l'adhésion des gaullistes.Cher(e)s ami(e)s,chers compagnons, si l'on admet que la politique n'est pas seulement affaire de circonstance mais surtout de conviction ,et s'il est aujourd'hui, pour nous, quelqu'un qui incarne et celle-ci et celle-la c'est bien Nicolas Dupont-Aignan.Il a notre confiance, il a notre soutien.Intervention de Raphaël Dargent ,secrétaire national de l'Union Gaulliste le 28 janvier 2007 à Paris en soutien à la campagne présidentielle de Nicolas Dupont-AignanMes amis,Je voudrais avec vous dénoncer une imposture. J’entends, dans cette campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy citer de Gaulle. Et je vois certains autour de lui, les uns ambitieux, les autres amnésiques ou aveugles, croire à cette imposture. Qu’on m’explique comment, celui-là même qui fustige l’arrogance française en politique étrangère, celui-là même qui approuva avec enthousiasme la Constitution européenne et souhaite son retour, celui-là même qui défend la privatisation d’EDF-GDF, qui nous promet la discrimination positive et la modification de la loi de 1905, peut aujourd’hui sans scrupule convoquer les mannes du Général et se revendiquer de son héritage? Les discours, aussi lyriques et bien intentionnés qu’ils soient, n’engagent que ceux qui les croient ! Les mots sont une chose, et ce n’est pas la première fois qu’on les trahirait, mais les actes en sont une autre. Oui, il y a des vrais, et il y a des faux gaullistes ! Le gaullisme, ce n’est pas le libéralisme ! Le gaullisme, ce n’est pas le communautarisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’européisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’atlantisme ! A lire Edouard Balladur et d’autres, le gaullisme pourrait se réduire à un simple pragmatisme ! Allons, qui peut croire cette blague ? De Gaulle était certes pragmatique mais il était surtout patriote, il était surtout républicain ! Le gaullisme, c’est une philosophie de l’action au service de grands principes : la souveraineté nationale, l’autorité de l’Etat, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le gaullisme, c’est encore le souci de l’Homme et de la justice sociale. Bref, le gaullisme, c’est la grande synthèse nationale, c’est tenir ensemble les deux fondements de la politique française : l’indépendance nationale et la justice sociale ! Ainsi le gaullisme n’est-il ni conservateur ni progressiste, il est les deux à la fois ! Fidèle à la tradition et soucieux de modernité, attaché à l’ordre mais ouvert au mouvement ! Nicolas Dupont-Aignan est aujourd’hui le véritable candidat gaulliste ; il n’y en a pas d’autres. Faut-il être peu conséquent ou bassement intéressé, faut-il avoir si peu de scrupules pour renier ses convictions et soutenir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et non pas Nicolas Dupont-Aignan !En rompant avec l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fait la démonstration de son courage et de sa cohérence politiques. Là est la véritable rupture ! Certes, la bataille électorale sera rude, mais on gagne toujours à rester fidèle à ses convictions profondes. C’est là la leçon du général de Gaulle. « Se hisser sur les sommets, écrivait-il, et ne plus jamais les quitter. » Oui, cher Nicolas, tu as le courage de marcher sur cette ligne de crête. Pour cela, les Français te reconnaîtront et là-haut nous marcherons avec toi. Elire un président de la République, ce n’est pas investir un Chef de parti ! C’est reconnaître l’Homme de la Nation, celui qui, au-delà des querelles partisanes, bousculant le clivage gauche-droite, voit l’essentiel et rassemble les Français sur la France ! Il n’y pas un peuple de gauche, il n’y a pas un peuple de droite : il y a un peuple français qui veut aller de l’avant et continuer à espérer en l’avenir, pour son pays et pour ses enfants ! Nicolas Dupont-Aignan peut aujourd’hui construire ce rassemblement !Enfin, si élire un Président de la République, ce n’est pas élire une simple icône, maîtresse en gaffes, bévues et boulettes, ce n’est pas non plus élire un Super-premier Ministre, fût-il hyperactif ! La fonction présidentielle, telle que l’a voulue le Général, est celle d’un arbitre national, « monarque républicain » diront certains, qui fixe le cap et ouvre des perspectives, en s’appuyant toujours sur le peuple, et ne craint pas, le cas échéant, de tirer les conséquences politiques d’un désaveu populaire, car la légitimité et l’autorité ne vont jamais longtemps sans la responsabilité. C’est cette place et ce rôle de Chef de l’Etat que Nicolas Dupont-Aignan peut incarner face aux autres candidats, en tête desquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui veulent affaiblir la fonction présidentielle et préparent déjà le retour aux errements d’un parlementarisme effréné.C’est donc fort simple, mes amis. Ces raisons sont suffisantes. Je soutiens Nicolas Dupont-Aignan, le Cercle Jeune France que je préside et la revue Libres que je dirige, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan, mes amis de L’Union Gaulliste que je salue ici, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan ! J’appelle toutes les associations et mouvements que je côtoie depuis plusieurs années, qu’il se définissent comme gaullistes, comme républicains, ou autrement, et qui sont tous patriotes, de droite comme de gauche, à faire de même. Pour quel motif, au nom de quel faux prétexte, pourrait-on aujourd’hui hésiter ? Ce serait faire preuve d’une grande inconséquence politique et d’un grave manquement à la France. Aidons Nicolas Dupont-Aignan à être candidat, aidons-le à obtenir les parrainages nécessaires, tractons, affichons, portons sa voix dans cette campagne, et au-delà des présidentielles, aidons-le à construire enfin ce vaste rassemblement des patriotes et des républicains. Mes amis, le combat, c’est maintenant ! NON À L'EUROPE DU TRAITÉ DE ...ROME !Refonder l’Union européenne ou en finir avec ellepar Raphaël DargentLes véritables gaullistes – pas ceux qui grenouillent encore au sein de l’UMP – ont pris une part non négligeable dans la victoire du NON au référendum concernant le Traite Constitutionnel européen. Pourtant, il n’est pas interdit pour eux de réfléchir, un an après, à la teneur exacte du discours à tenir sur la construction européenne. Car, depuis plusieurs années déjà, et ce fut encore le cas à l’occasion de la campagne référendaire, les opposants, disons gaullistes, à la construction européenne, qu’ils soient identifiés de droite ou de gauche, commettent, à mon sens, une double erreur, historique et politique.A les écouter en effet, c’est comme si la plupart d’entre eux s’excusaient d’être hostiles à cette construction européenne. Que disent-ils ? Nicolas Dupont-Aignan, avec sincérité et conviction, déclare : « J’aime l’Europe, je vote non ! » ; de son côté, Jean-Pierre Chevènement, dont j’apprécie la rigueur intellectuelle et la constance des positions, affirme : « Pour l’Europe, votez Non ! ». Tout leur discours à tous les deux, et à tous les autres, adoptent de fait un a priori : ils semblent admettre l’argument des fédéralistes, à savoir que la construction européenne est un principe acquis, que l’Europe une nécessité historique, qu’il faut l’Europe ; ils réclament simplement « une autre Europe ». Ils se distinguent finalement des fédéralistes et des libéraux (qui sont en réalité les mêmes) non pas sur le principe mais sur les modalités d’application. Le discours est séduisant, et peut-être porteur, mais il me semble qu’il s’appuie sur une mauvaise lecture de ce que souhaitait en réalité le général de Gaulle.On nous n’explique aujourd’hui que De Gaulle a toujours voulu l’Europe. On nous explique qu’il a d’ailleurs accepté le Traité de Rome. A chaque fois, on oublie de dire l’essentiel, à savoir que le Général n’acceptait pas l’Europe par principe mais plutôt comme un moyen et que s’il a en effet accepté le Traité de Rome, c’est parce que celui-ci avait été signé, sans lui et avant lui, avant son propre retour au pouvoir. Et encore ne dit-on pas que de Gaulle a essayé de tirer le meilleur profit pourla France du Traité. Tant est si bien que l’on reprend et diffuse aujourd’hui partout l’image que l’UMP, et avant elle le dernier RPR, souhaite que l’on reprenne et diffuse, celle de « De Gaulle l’Européen ». Cette image, et c’est là qu’il y a mal-donne, semble être admise par tous, y compris par les actuels gaullistes, par ceux qui à juste titre pourraient se revendiquer de l’héritage. C’est ainsi qu’on ne cherche pas à se battre contre l’Europe telle qu’elle s’est construite depuis 1957 mais seulement contre son tournant fédéral et libéral qui remonterait à 1992. Je me souviens avoir entendu Dupont-Aignan, dont j’apprécie l’engagement (mais pourquoi reste-il dans cette UMP ?), déclarer à Strasbourg que la dérive fédérale de l’Europe remonte à 1992, qu’en gros jusqu’à cette date on était dans un système mixte, où l’intergouvernemental avait le dessus. Voilà l’erreur historique.Maastricht n’est pas un virage, Maastricht n’est pas un changement de cap ; Maastricht n’est qu’une étape de plus d’un processus long et progressif, une étape décisive certes mais qui s’inscrit dans la continuité de ce qu’a toujours été le projet européen tel que l’envisageait dès l’origine Jean Monnet, c’est-à-dire la construction d’un ensemble économique libéral, à vocation supranational et à partenariat atlantique, c’est-à-dire rigoureusement ce que nous voulait pas, ce que n’a jamais voulu le général de Gaulle.J’insiste sur le fait que le général de Gaulle ne voyait la construction européenne que comme un moyen pourla France ; un moyen et non pas une fin en soi. Le regretté Paul-Marie dela Gorce, dans le numéro 142 de la revue dela Fondation Charles de Gaulle, rappelle d’ailleurs ce que lui avait dit le Général en 1964 au sujet du rôle international dela France: « Ce rôle peut s’appeler l’Europe ou ce rôle peut s’appeler la Chine (nous venions de reconnaîtrela Chine populaire), mais c’est simplement des moyens de l’essentiel et l’essentiel c’est le rôle international de la France. » L’Europe de Charles de Gaulle d’ailleurs, comme celle de Victor Hugo, que les imbéciles nous citent à toutes les sauces, n’était pas seulement européenne, c’est-à-dire non-atlantique : elle était française. Qu’on se réfère par exemple à son discours du 12 février 1949 : « Une pareille construction exige que la France prenne la tête de ce qu’il y a à faire et qu’elle soit le centre de ce qui sera fait, faute de quoi, l’entreprise n’aura pas de tête et l’organisation n’aura pas de centre. »En réalité, l’histoire de la construction européenne depuis 1957, c’est l’image de la balance aux deux plateaux, l’intergouvernemental d’un coté, le supranational de l’autre. Depuis 1957, petit à petit, grain après grain, on a chargé le plateau supranational. On peut donc dire que 1992 n’a pas constitué un tournant mais un basculement, ce moment où l’équilibre est rompu, le rapport de force entre les deux plateaux de la balance se faisant désormais à l’avantage du supranational. En gros, en 1992, la construction supranationale de l’Europe a atteint sa masse critique, c’est-à-dire ce point de non-retour, celui au-delà duquel le rapport de force ne peut plus s’inverser. Maastricht n’est donc pas un virage, ce n’est pas une fausse-route. C’est depuis l’origine en réalité que la construction européenne fait fausse route. Inutile de dire qu’Amsterdam, que Nice alourdissent encore la balance de ce mauvais côté, l’alourdissent d’ailleurs tellement qu’on voit mal comment on pourrait ne serait-ce qu’envisager de rétablir demain l’équilibre, c’est-à-dire en un mot de réorienter la construction européenne.C’est pourquoi le discours sur « l’autre Europe », s’il est certes séduisant, n’est peut-être qu’une illusion ; une illusion parce que, comme je l’ai dit, il repose sur de mauvaises considérations historiques. Et c’est là qu’il y a erreur politique. Que vaut un tel discours à partir du moment où cette « autre Europe » n’est pas souhaitée par nos partenaires, à partir du moment où tout depuis 1957 va à l’encontre de cette autre construction ? Croit-on vraiment que l’on va pouvoir revenir sur cinquante de construction fédérale de l’Europe ? Croit-on vraiment que l’on va pouvoir réussir là où le Général a échoué ? La réalité est certes cruelle ; il n’en reste pas moins que c’est la réalité et qu’il faut la regarder comme telle. Cette réorientation, même à considérer que les dirigeants français la souhaiteraient – ce qui est loin d’être en réalité le cas – outre qu’elle exigerait un courage politique et une puissance quela France n’a plus, du fait justement de ses abandons successifs de souveraineté, qui dans l’Union la souhaiterait ? Tout simplement personne. Faut-il rappeler que de Gaulle en son temps se trouva bien seul pour défendre cette Europe-là, cette Europe des Etats, cette Europe européenne, cette Europe alternative à l’ultra-libéralisme, cette Europe en réalité guidée parla France et servant ses intérêts, tellement seul que cette Europe ne vit jamais le jour (qu’on se souvienne de l’échec du Plan Fouchet) et que celle qu’on nous demandait de renforcer il y a un an était son exact contraire. Maurice Vaïsse écrit dans son remarquable ouvrage sur la politique étrangère du général de Gaulle que celui-ci saisit à chaque fois « l’occasion de tourner à son avantage les traités qu’il avait dû accepter »1, et qu’ « à l’évidence, il aurait voulu dessiner une autre Europe, plus indépendante des Etats-Unis, et fondée sur une défense autonome. Mais comment espérer définir une politique étrangère et une politique militaire avec des partenaires qui ne partagent pas les mêmes préoccupations d’indépendance ? ».2C’est donc beaucoup plus qu’une réorientation de l’Europe qui est nécessaire ; il faut une véritable refondation. Or une telle entreprise est sûrement impossible. Elle consiste à casser la balance et à repartir de zéro. Je sais bien ce qu’un tel discours peut avoir de révolutionnaire, voire d’insensé. Mais pour les partisans de l’indépendance nationale, c’est-à-dire pour les gaullistes, il s’agit de cohérence politique. Ne vaudrait-il pas mieux, pour être cohérent et peut-être efficace condamner la construction européenne depuis son origine, depuis le Traité de Rome ? Car, puisquela Constitution a été rejetée, c’est le traité de Nice qui s’applique, or nous ne voulons pas de Nice qui est un traité fédéral. De la même façon, sila France avait rejeté Nice, c’était Amsterdam qui était appliqué, or nous ne voulions pas plus d’Amsterdam qui était aussi un traité fédéral, et c’est ainsi qu’il faut faire, remontant de traité en traité, jusqu’à la source, jusqu’au premier traité fédéral que fut celui de Rome.La France a certes refusé de voterla Constitution européenne, ce qui est un premier pas indispensable, mais elle ne peut réussir à entraîner ses partenaires européens là où, du temps de De Gaulle, ils ne voulurent jamais aller, vers cette « autre Europe », c’est-à-dire vers une Europe des Etats, européenne et refusant l’ultra-libéralisme.Au contraire, depuis le NON français, nous sommes punis comme un mauvais élève, montré du doigt et qualifié de « mouton noir ». C’est pourquoi, il faut sérieusement envisager maintenant de condamner tout en bloc, la construction d’un ensemble dont le fédéralisme et le libéralisme sont inscrits depuis le traité de Rome.Je crois en conscience qu’il n’y pas d’autre alternative possible. Tout ce projet, vicié dès l’origine, n’aura été peut-être que ce que De Gaulle redoutait dans ses Mémoires d’espoir : « quelque armada sombrée à l’éternel mensonge ». Qu’on en prenne conscience !1. Maurice Vaïsse,La Grandeur. Politique étrangère du général de Gaulle de 1958 à 1969., Fayard, 1998, p.191.2. Ibid, p.223.Christian Azaïs 30-11-2005 COMMUNIQUE SUR L’AFFAIRE DU ROLE POSITIF DE LA FRANCE DANS SES ANCIENNES COLONIESJe suis intervenu hier sur France-Inter lors de l’invitation de M. Jean-Marc Ayrault, sur le thème de l’article de loi imposant la reconnaissance du côté positif de la colonisation française.En effet, cette affaire me rend furieux à plus d’un titre.Etant un ardent défenseur du rôle de la France dans ses anciennes colonies, opinion étayée par des recherches documentaires et universitaires étalées sur plus de 30 ans, la représentation nationale, en se mêlant de ce qui ne la regarde pas, vient de ridiculiser tous les efforts de ceux qui, comme moi, se sont battus sur le plan des idées, de la recherche historique, et de la nécessaire confrontation des opinions.La représentation nationale qui, au lieu de s’employer à résoudre les immenses problèmes de notre pays, véritable crise de civilisation et de régime, s’égare en tentant d’imposer la vision d’une histoire officielle, trahit sa mission.Elle manifeste une fois de plus la dramatique tendance à multiplier les lois de circonstance ou inutiles, conduisant à l’inflation législative, et à l’abâtardissement de notre droit et de tout notre édifice juridique et législatif.Tenter d’imposer une opinion, si légitime soit-elle, par la loi, est, bien évidemment, contraire à la défense naturelle de cette opinion, mais aussi met en marche un engrenage qui n’est rien d’autre que le totalitarisme ; dans le monde universitaire, j’ai toujours eu un mal considérable à assurer la promotion de mes idées quant au bilan remarquable de l’action de la France, c’est aujourd’hui une tâche impossible, sous peine de passer pour le valet d’une forme de pensée unique officielle.Il est bien évident qu’il appartenait au ministère de l’éducation nationale de s’attacher à établir des programmes équilibrés, lesquels, sans tomber dans la caricature d’une opinion ou d’une autre, présenteraient à l’étude et à la réflexion un tableau riche et varié. Ce que ce ministère est absolument incapable de faire, livré pieds et poings liés aux apprentis-sorciers qui ont détruit notre éducatif.Cet épisode montre la faillite de l’institution parlementaire, et celle de notre système éducatif. Nous sommes en pleine confusion des rôles, il est évident qu’à présent, les professeurs vont s’attacher à s’affranchir de cette contrainte nouvelle ; c’est donc à un résultat inverse de celui souhaité par nos Gribouille parlementaires auquel nous allons assister.A quand une loi sur le rôle positif de Napoléon, de Louis XIV, de Philippe Pétain, de l’occupation de la Gaule par les Romains, du Tribunal révolutionnaire ? Sur ce qu’il convient de croire ou de ne pas croire dans la Bible ? Sur les bienfaits d’un petit verre de vin rouge ? Christian Azaïs Secrétaire Régional Région PACAUN CONSTAT : UNE FRANCE AFFAIBLIEDepuis plus de trente ans, de reniements en abandons, nos dirigeants n'ont eu de cesse d'affaiblir notre pays, et de contribuer à son éffacement. Les français ne voient plus la France, ils n'en distinguent plus les traits.Voilà qu'aujourd'hui nos idéologues nous présentent les grands événements que nous vivons : mondialisation, fédéralisme européen, triomphe des marchés financiers, disparition des Etats-Nations comme des faits inéluctables s'imposant à nous, alors qu'il n'est rien que des choix opérés à l'insu des peuples.Dans tous les cas ces affirmations idéologiques poursuivent le même objectif : faire croire à un sens de l'histoire, indépendant de toute volonté humaine, qui disqualifierait le pouvoir des peuples jugés inconstants, incompétents, au profit du pouvoir d'experts autoproclamés.Aujourd'hui chacun peut mesurer les effets de cette politique : la fin de l'indépendance nationale, l'indivisibilité de la République contestée, un Etat bafoué face à des féodalités renaissantes, une insécurité croissate, un système d'enseignement déliquescent...Face à ce naufrage, l'Union Gaulliste se propose de redonner vie à la démocratie en réaffirmant que celle-ci n'a de sens que si elle s'incarne dans la souveraineté du peuple, dans la solidarité du peuple, dans la solidarité de la Nation, et dans les valeurs républicaines.LA NECESSITE DU COMBAT POUR LA SOUVERAINETE DE LA FRANCEDepuis trop longtemps les dirigeants de notre pays ont renoncé à une " certaine idée de la France" sans laquelle il n'y a plus ni ambition, ni espoir collectif pour toutes celles et ceux qui ont à cœur la souveraineté de la France.Depuis trop longtemps, de renoncement en renoncement des speudo-élites, décidées à abandonner l'idée nationale et les principes d'unité et d'indépendance de la Nation ont engagé la souveraineté de la France vers un long dépérissement.- Abandon monétaire, abandon culturel, abandon territorial...- Transfert législatif, transfert politique vers une Europe supranationale.Toutes ces abdications ne sont pas le fruit du hasard où d'une inévitable fatalité; c'est le résultat de politique qui ont sacrifié la souveraineté et l'indépendance nationale.L'ambition exprimée par l'Union Gaulliste : défendre la souveraineté de la France, rendre aux français leur fierté nationale.L'ETAT-NATION ET LES VALEURS REPUBLICAINESL'impuissance de l'Etat à pour conséquences la montée de l'insécurité ainsi que l'émergence des déréglementations en tous genres, sa démission face aux revendicationsindépendantistes et communautaristes s'ajoutant, nous assistons à la dissolution du lien social ; or c'est l'Etat qui défend la Nation contre les périls extérieurs et les ferments de division.C'est un Etat juste et fort qui doit s'imposer à tous les intérêts égoïstes pour ne servir que l'intérêt général. Il est le garant de l'unité nationale.Pour nous la Nation est la seule échelle qui soit à la fois à la taille de l'homme et, à la dimension du monde, elle est notre bien commun et il n'y a pas de citoyenneté sans enracinement dans la Nation et sans attachement aux valeurs républicaines.Avec Ernest Renan nous savons que " L'existence des nations est la garantie de la liberté qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un seul maître."L'Union Gaulliste croit en l'existence de l'Etat-Nation ainsi qu'aux valeurs républicaines qui lui sont attachées, elle s'oppose à toute tentative qui menace ces valeurs.

 

Bien Cordialement .

Vous pourrez maintenant juger qui sont les vrais et les faux gaullistes , ceux qui ne se servent du nom du Génèral de Gaulle que pour se faire Elire ,comme Ils le font depuis + de 30 Ans .

Marie-Noelle Bitaly .

BITALY 27/02/2007 12:11

 A Monsieur Poivre D'Arvor ,

Et A Tous les Journalistes qui s'occupent des journaux de la campaagne Présidentielle o 

Mirino 27/02/2007 12:03

A propos de beau commentaire d’Alceste. Bien entendu la culture est partie intégrale de nos racines, mais l’arbre de la culture ne cesse jamais à vivre et à étendre.

Il y a certains sonnets de Shakespeare qui me feront toujours pleurer par leur beauté et leur vérité immortelles, mais les artistes contemporaines, à leur manière aussi ils ajoutent, une brindille ou une feuille sur cet arbre immense.

Que l’on défende toujours la culture bien enracinée, mais que l’on défende aussi celle qui a d’autant sinon plus besoin de soins et d’appréciation pour préserver et faire grandir cet arbre noble, magnifique et éternel.