LE SYNDROME VILLEVORDE

Publié le par blog-pl-seguillon

 

  

 

     S’il paraît légitime que les candidats à l’élection présidentielle se préoccupent de l’avenir d’Airbus et de ses salariés, il ne faudrait pas pour autant qu’ils laissent  croire que le rôle du pouvoir politique est de se substituer à ceux qui ont charge de définir la stratégie industrielle de l’entreprise.

    Evoquant l’interventionnisme des gouvernements français, allemand, espagnol ou britannique dans le quotidien le « Financial Times » de ce jour, Louis Gallois , le coprésident d‘EADS, rappelle que son «  travail est de sauver Airbus et lui assurer un avenir. J’ai vu, poursuit-il, plein de gens voulant la plus belle part du gâteau sans se préoccuper de la taille du gâteau à partager et je leur ai dit qu’il était plus important d’avoir encore Airbus dans vingt ans. »

    Il n’empêche, les candidats, ne voulant pas manquer une occasion de gagner des voix, se précipitent sur ce sujet, à commencer par Ségolène Royal qui a pris une longueur d’avance sur ses concurrents,  pour prétendre chacun à leur manière comment ils sauveront EADS s’ils sont élus. C’est ce que j’appelle le « syndrome Villevorde ». Aurait-on oublié Lionel Jospin qui promettait le sauvetage de cette usine Renault à la veille  des élections de 1997 pour en oublier le sort quelques mois plus tard, alors qu’il était  devenu Premier ministre!

     A chacun son métier ! Au capitaine d’industrie de gérer l’entreprise, aux politiques d’assurer un environnement économique favorable à sa prospérité.

 

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Gasper 06/03/2007 13:38

Non l'Etat ne peut pas tout, mais contrairement a Hp (dont vous aviez tres justement condamné les gesticulations gouvernementales a l'epoque,  Mr Seguillon) EADS n'est pas une entreprise comme une autre, et l'etat se doit d'envisager toute possible reduction d'impact du plan social annoncé.

Comment faire? Augmenter la part du capital public? Tenter d'amorcer une veritable politique monetaire homogene en Europe via la BCE? Cette proposition de Royale avait été taxée de ridicule a l'epoque par les equipes de Mr Sarkozy,  ce meme Sarkozy qui aujourd'hui accuse l'Euro trop fort d'etre a l'origines des difficultés rencontrées par EADS... oui donc finalement instrumentaliser la BCE pour influer sur le niveau de l'euro, c'etait peut etre pas une idée si ridicule que ça.

Par ailleurs, vous condamnez avec un entousiasme écheveulé l'interventionisme de l'etat en declarant: " A chacun son metier" il me semble qu'a ce sujet, les actionnaires "France" et "Allemagne" sont completement dans leur role en cherchant (bien tardivement) a modifier la donne...  

 

Mirino 06/03/2007 13:09

En effet, comme disent les anglais, ‘trop de cuisiniers, ruinent la soupe’. Peut-être le problème est aussi fondé sur un manque de confiance mutuelle entre les pays participants. Chacun veille sur ses intérêts au lieu de donner priorité à la raison d’être et le bien de l’entreprise. L’Europe comme telle, n’existe toujours pas. Pour que Airbus marche, il faudra qu’il soit géré par une direction centralisée européen, mais manifestement on n’est pas encore là .

Les décisions de la BCE à l’égard de la parité monétaire a aussi naturellement les conséquences sérieuses à considérer.

Alceste 05/03/2007 11:06

Un autre point de vue intéressant ce matin, celui de Jacques Attali dans l’Express.Ne serait-ce que par le titre : EADS, concours de bêtises …http://blogs.lexpress.fr/attali/

Mirino 05/03/2007 08:21

A cause de l’ingérence politiqueLa situation est devenue critiqueUne restructuration est nécessaire,Et Airbus deviendra donc Ségolair.

TINTIN 04/03/2007 13:08

QUEL ARTICLE EXELLENT!!

IL FAUDRAIT AJOUTER QUE LES EMPLOYES DE CES GRANDES ENTREPRISES ONT D'ENORMES AVANTAGES EN NATURE

PRIMES VOYAGES ETC...