La double OPA de François Bayrou

Publié le par blog-pl-seguillon

     En saluant la prestation de Jacques Chirac , François Bayrou a eu l’intelligence de s’inscrire dans le climat d’émotion qu’il sentait partagé par une majorité de Français.

 

 

 

     Mais il a surtout cherché à réalisé une double opération politique.

 

 

 

     Il cherche visiblement à rallier un électorat gaulliste qui reproche à Nicolas Sarkozy de draguer sur les terres de l’extrême droite et de cultiver un libéralisme susceptible de remettre en cause le modèle social français.

Il cherche aussi dans un même mouvement à séduire une gauche attachée au combat contre le racisme, à la sauvegarde du modèle social et à la lutte contre le sous-développement et pour le développement durable, autant de message lancés hier soir par Jacques Chirac.

     François Bayrou enfonce ainsi le clou à un moment où il sent que la campagne de Nicolas Sarkozy marque le pas et ou celle de Ségolène Royal peine à trouver un rythme de croisière ce qui est euphémisme au regard des difficultés d’organisation du parti socialiste.

 

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Mirino 16/03/2007 07:47

François Bayrou invite les français de se joindre à lui pour faire bouger les montagnes.Sur le chemin vers les montes il invente des petites formules toutes faites pour contraster avec ceux de Ségolène. Genre- ‘on a besoin de la main gauche et la main droite pour travailler’.C’est une révélation géniale. Mais pour bien travailler on a surtout besoin de sa tête.Et lorsque on utilise sa tête, on contourne les montagnes au lieu de consacrer son temps bêtement à essayer de les bouger.

Mirino 15/03/2007 21:02

Christila, évidemment le troupeau c’est vous, les français.Sarkozy a passé son temps à grimper en évitant les obstacles. Il a déjà montré ses talents et a parfois brillé. Je vous l’avais déjà écrit. Ségolène par contre n’a rien montré de tel, et pour cause.  Mais c’est certain qu’avec le temps elle aurait besoin de tous les naïfs et les crédules qu’elle puisse continuer à berner pour y arriver. C'est son seul espoir.

Christila 15/03/2007 17:26

Mirino le diseur de fables perdra devant la subtile, la charmeuse Ségolène car Nicolas Sarkozy a eu 5 ans pour faire ses preuves et n'a pas réussi alors entre ce qu'il propose et qui ne fonctionne pas et ce que propose Madame Royal totalemennt novateur le choix est vite fait.

Je choisis la renarde sans hésiter et laisse le troupeau UMP(c'est lui qui l'a dit) à mirino.

Mirino 15/03/2007 13:15

Le Béarnais n’est pas le seul imposteur Erick. Lui c’est le loup déguisé en mouton pour berner le troupeau. Il ne représente pas un vrai danger simplement parce qu’il ne représenteque lui-même, donc rien d’exceptionnel. En plus il se déguise  mal et est donc assez voyant, même de loin pour un vieux mouton myope.Ségolène est plus subtile. Elle est la renarde présomptueuse, celle qui sourit avec tant de charme, de supercherie et de dents en tenant l’agneau aussi mignon que goûteux. Ses innombrables incompétences, sont camouflées par ses ruses, ses glapis de formules tautologiques et sacro saints embellis de démagogie. Elle est de loin la plus dangereuse, car elle a l’atout de charme et la nouveauté d’une femelle qui sait instinctivement comment  utiliser son avantage. Il faut que le troupeau se méfie justement et surtout d’elle.    

Alceste 15/03/2007 12:21

Cher Charles, la crainte que vous exprimez d’une « balkanisation de notre pays » donne matière à réfléchir en effet. A mon sens, la violence du débat lancé par N.Sarkosy est l’illustration  même d’une réalité qui mine d’ores et déjà notre société, la balkanisation des esprits. En deux mots : Confrontées aux faits, nos utopies passées apparaissent évidemment périmées. Même ce qu’on appelait les classes moyennes, qui pouvaient il n’y a guère encore se prévaloir à la fois d’une indifférence à l’égard des puissances du profit et d’une solidarité à l’égard de ceux qui peinent, découvre aujourd’hui les angoisses de la précarité. Même les diplômes, qui assuraient l’accès à des « situations » convenables et stables, n’ont plus de valeur que virtuelle. Seuls s’en sortent ceux qui sont capables de suivre la cadence des changements, imposée en premier lieu par la mondialisation. Les autres, nous l’entendons chaque jour, ont le sentiment d’être condamnés à subir. Le projet de société attendu et crédible serait celui qui à la fois contrôlerait les effets de la mondialisation (mais comment lutter contre l’effondrement du coût du travail ?) et préserverait de l’assistanat (ne serait-ce qu’au nom de la dignité que l’esprit des Lumières nous a laissée en héritage). Et c’est bien là que le bât blesse, car à mon point de vue aucun des deux partis politiques en place n’est en mesure de faire la démonstration qu’il est porteur de ce projet. L’UMP, parce qu’il s’est enferré dans une image, le parti du capital et du profit (comment pourrait-il s’en débarrasser, lui qui va jusqu’à reprocher à Chirac ses mises en garde contre l’ultra-libéralisme ?). Le P.S. parce qu’il continue à donner le spectacle de ses incohérences idéologiques, DSK a priori discrédité dans sa ligne social-démocrate et la primauté qu’il donne à la croissance, Fabius a priori suspect dans son positionnement à gauche tant il fait figure de bourgeois. C’est un « vieux » rocardien qui se désole de tout cela ici … Bref, faute de pouvoir s’appuyer sur des positions crédibles, le débat présidentiel s’en trouve réduit, on le voit, à la plus affligeante simplification, à un échange d’anathèmes aussi archaïques qu’improductifs. Droite, gauche, la meilleure façon de marcher, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer. Variante : le bon, la brute et le truand. Etc. C’est avec cet éclairage que j’appréhende la fameuse question de l’immigration et de l’identité française, exutoire à mes yeux (mais il y en a d’autres) du désarroi dans lequel nous sommes. A vous parler franchement, cher Charles, je regrette personnellement qu’elle soit devenue un thème de campagne, non pas, évidemment, qu’il faille se complaire dans la position bien connue de l’autruche, mais parce qu’elle ne peut être traitée convenablement dans ces conditions. On le voit bien : chacun essaie d’abord d’en tirer profit pour son image, en excitant les passions, elle-même liées aux désillusions que j’évoquais plus haut. Evidemment je partage avec vous, a priori, l’attachement aux « repères, références et mythes communs », mais en même temps je sais, comme vous j’en suis sûr, la vanité des nationalismes, surtout dans le monde d’aujourd’hui. C’est pour cette raison que cette affaire «d’identité française » me semble, comme thème de campagne, dangereuse. Nous avons besoin, je crois, de sérénité pour en traiter, mais surtout pas d’une « démocratie participative » improvisée.