J.CHIRAC ENTRE RUMEUR ET REALITE JUDICIAIRE

Publié le par blog-pl-seguillon

           

      Il faut distinguer ce soir ce qui relève de la rumeur judiciaire et ce qui appartient à la réalité judiciaire.

      La rumeur judiciaire d’abord. Elle court dans les salles de rédaction depuis plusieurs jours. Elle est ce jour relayée par le "Herald Tribune". Selon ce quotidien, deux juges s’exprimant sous le couvert de l’anonymat auraient évoqué la probabilité d’une convocation de Jacques Chirac par le tribunal de grande instance de Nanterre à la mi juin pour y être entendu sur l’affaire des emplois fictifs du RPR.

      L’information a été démentie par le parquet de Nanterre.

      Il n’est pas innocent que cette rumeur ait été livrée par une presse anglo saxonne qui s’est montrée très critique à l’encontre du Chef de l’Etat  au lendemain de l'annonce de sa non candidature à un troisième mandat présidentiel.

 

      La réalité judiciaire. Cette convocation est effectivement plausible et possible du jour où Jacques Chirac ne sera plus président.

      Ouvert en 2002 le procès des emplois fictifs du RPR a mis au jour des éléments imputables à l’ancien maire de Paris. Mais le cas de Jacques Chirac a été dissocié des autres personnalités poursuivies en raison de son immunité présidentielle. Selon la loi, un mois après son départ de l’Elysée, Jacques Chirac redevient un simple citoyen. Il peut donc être entendu par un tribunal comme témoin, comme témoin assisté ou comme mis en examen. Rappelons que dans cette affaire Alain Juppé a été condamné en appel à un an d’inéligibilité et à 14 mois de prison avec sursis.

 

     Il faut néanmoins distinguer aussi  la liberté des juges qui peuvent estimer légitimement devoir entendre le chef de l’Etat de l’opinion  des politiques qui paraissent à droite mais souvent aussi à gauche  ne pas avoir intérêt pour l'image même de notre pays à ce que l’ancien président soit inquiété.

 

     Il est clair que le climat politique créé par l’issue de l’élection de mai prochain ne sera pas indifférent. Il est clair aussi que sera scruté le comportement du nouveau procureur de Nanterre, Philippe Couroye qui vient d’être nommé à Nanterre par la chancellerie.

   

     L'affaire n'a pas de précédent sinon que l'on peut penser que François Mitterrand s'il n'était pas décédé quelques mois après avoir quitté l'Elysée aurait fort bien pu être entendu par les jeuges dans le procès des écoutes téléphoniques. En Allemagne, Helmut Kohl

dû démissionner de ses fonctions au sein de son parti  et ,après avoir épuisé toutes les voies de recours possible, la CDU a été finalement condamnée en 2004 par la Bundersverfassungsgericht  à rembourser 21 millions d'euro de financement public des campagnes électorales entachées d'irrégularités.

 

Publié dans blogpls

Commenter cet article

Mirino 18/03/2007 11:06

La réaction normale d’un(e) français(e) digne est de défendre son Président, et mieux encore lorsque le Chef de l’Etat prend congé de manière élégante, malgré son bilan.Mais néanmoins tout le monde sait que contrevenir à la loi n’est jamais blanchi par le constat qu’un tel acte ne soit pas tout à fait hors du commun.La dignité n’a pas non plus plusieurs faces.Sachant que Alain Juppé a porté le fardeau de cette histoire, ne serait il pas davantage à l’honneur de Jacques Chirac d’assumer aussi sa parte de responsabilité, si tel est le cas et si la loi constitutionnelle le stipule ?

palloporo 18/03/2007 00:19

"Un mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac redeviendra un simple citoyen". Votre analyse, M. JLS, si impartiale soit elle, il me semble que celle-ci manque un peu de logique éthique. Selon moi, M. Jacues Chirac, même un an après avoir quitté l'Elysée, ne deviendra jamais un simple citoyen, n'en déplaise à ses antagonistes. Je ne suis pas de tout Chiraquien, mais j'essaie d'être cohérent avec mes idées d'impartialité lorsque il s'agit d'une personnalité, issue de quel parti politique que ce soit, ayant représenté la République Française de par le monde. Vous oubliez dans votre analyse, que M. le Président de la République en sortant du portail de l'Elysée, a le droit d'entrer par la "Grande Porte" du Conseil Constitutionnel, là où son "nouveau siège" l'attend. Ce qui n'arrivera jamais à un simple citoyen. Il faut surtout rrespecter dans la personne de M. Chirac le Président de la République Française qu'il a été et qu'il a représenté de par le Monde, même si l'homme n'a pas été un perfectionniste. D'ailleurs, pourrait-on nous dire quel a été le Politique représentatif du perfectionnisme? Quant aux emplois fictifs il me semble que presque tous les Partis Politiques en ont été lêlés un jour; et si M. Juppé a été condamné à "porter le chapeau" pour le RPR, il faut se souvenir aussi que M. Emmannuelli "le porta" pour le PS. Donc honnêtement parlant, il serait temps de tourner la page et de venir à la réalité. Les Parti Politique aujourd'hui sont tous subventionnés par l'argent des contribuables et donc ils pourraient aussi bien se passer de ces commérages indignes et malsains d'un autre temps.

mimi 17/03/2007 14:57

chirac bon président !!!!tout comme mittérand , ne me faites pas rire !

ils ont été "bons" pour certains, parcequ'ils ont passé leur mandats

d'un avion à un autre pour se mettre en exergue dans les pays

étrangers, mais pour la france : DES NULS , quant aux nombreuses

magouilles dans lesquelles ils ont trempé, on n'en parle pas car,

l'un décédé, est passé entre les mailles, et l'autre , il en sera de même ! jugés ou non la france n'en sera pas moins ridiculisée !

 

cindi21 17/03/2007 07:12

Comment être aussi bête en France? Chirac a été un bon président qu'on lui fiche la paix. Toutes ces manoeuvres de bas étages n'apporteront rien seuls quelques revanchards y trouveront leurs comptes... C'est encore une fois une bêtise ....qui n'aboutira à rien!

Mirino 16/03/2007 10:01

Bien évidemment personne n’est au dessus de la loi. Le pilier de la démocratie est fondé sur son respecte sans aucune exception.Si Jacques Chirac doit répondre lui aussi aux exigences de la loi, personne n’a pas le droit de la contester.Pour le bon fonctionnement de la démocratie et selon les circonstances actuelles si importantes pour la France, c’est souhaitable qu’une telle éventualité soit remise selon la décision des autorités judiciaires.  Mais c’est vrai que l’histoire est toujours le meilleur, et souvent le plus sévère juge.Jacques Chirac n’a jamais trop caché son manque d’amour pour des américains sinon des anglo-saxons en générale. Entre un sublime Maxwell Parish ou un exemple médiocre d’art primitif indien, il choisirait probablement le dernier sans hésitation.On ne pourrait pas dire que le Chef de l’Etat était un modèle de fidélité, même chez lui, mais sa decision de ne pas laisser la France être traînée dans l’intervention d’Iraq fut d’autant justequ’évidente. Ce n’était jamais une décision déterminée par une capacité ‘visionnaire’, c’était simplement normal que celui qui aimait faire une partie de cartes ainsi que les affaires avec le raïs ne pourrait jamais changer sa veste comme si ne rien était.Aux yeux du monde, y compris des pays partis de la coalition, cette décision était tout à fait compréhensible. Le monde est aussi conscient de la relation particulière entre la France et lespays Arabes, ce qui rende autant  plus délicat ce genre de décision. Mais si jamais l’histoire jugera de façon plutôt sévère Jacques Chirac, ce serait pour l’absence de la France et de son soutien lorsque un peuple a librement fait son choix en choisissant les valeurs que la France défende elle aussi .