Nicolas Sarkozy : le besoin d'adoubement

Publié le par blog-pl-seguillon

 

Nicolas Sarkozy a donc abandonné  le ministère de l’Intérieur. Il quitte la place Beauvau plus tard qu’il ne s’était engagé à le faire lorsqu’en 2005 il était revenu dans ce ministère. Il en sort plus vite qu’il ne semblait le vouloir ces dernières semaines tant il avait du mal à s’en dégager et tant il était convaincu que sa popularité était étroitement liée à son action sécuritaire.

   A la vérité, le candidat de l’UMP n’a pas eu le choix. Il souhaitait le soutien de Jacques  Chirac. Ce soutien  lui était utile politiquement. Il en avait surtout besoin psychologiquement. Comme le note Marie-France Garaud qui porte toujours un regard aiguisé sur les ténors de la vie politique française,   Nicolas Sarkozy est le plus doué mais il est aussi affecté de la fragilité de celui qui doute en permanence de lui-même. Il a du même coup un formidable besoin de reconnaissance. Cette reconnaissance de Jacques Chirac , pourtant si souvent combattu dans le passé,  lui était donc essentielle.

   Nicolas Sarkozy a négocié depuis plusieurs semaines le moment et la forme du  soutien présidentiel ainsi que la calendrier de son départ du gouvernement. Et il l’a fait aux conditions de Jacques Chirac envers lequel il s’est montré fort déférent depuis le début de l’année !

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Républicain 25/03/2007 10:01

2000 + 2002 + 2004 = 2007 !



 



2000, c’est l’année du quinquennat. En faisant coïncider le mandat du Président avec celui des parlementaires, il ne pouvait arriver que ce qui arriva: les partis politiques se sont emparé du scrutin présidentiel, dénaturant l’esprit de notre constitution. Ceux qui se réclament aujourd’hui d’une VIème République (ou du Vème modifiée…) ne seraient sans doute pas si nombreux si cette réforme n’avait été adoptée.



 



2002, création de l’UMP, solution de tous les maux… Belle opération ! Avant, il y avait RPR et UDF, maintenant il y a l’UMP et l’UDF, le gaullisme en moins, ou largement dilué dans une formation néolibérale que les Français avaient pourtant rejetée en 1988 après deux ans de gouvernement (Thatcher était à la mode…). l’UDF, avec ses quelques députés, ne s’est jamais si bien portée qu’aujourd’hui… Notons aussi qu’à gauche le phénomène est strictement identique: le PS est parvenu à se débarrasser du PC, mais l’extrême gauche l’a vite remplacé. Tout ceci au plus grand bénéfice de Le Pen qui représente tout sauf la Démocratie et la République.



 



2004, un certain jour de novembre, Nicolas Sarkozy est élu président de l’UMP. Jacques Chirac a fait ce qu’il pouvait pour l’éviter (souvenez-vous du 14 juillet de cette même année), mais ce jour-là, il a compris : 2000 + 2002 + 2004 = 2007.



 



2007, le 21 mars, Jacques Chirac: «S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. Il y a cinq ans, j'ai voulu la création de l'UMP… Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy… C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien». Et si l’UMP est aujourd’hui en mesure de décider d’une candidature à l’élection présidentielle, c’est à cause du quinquennat. La boucle est bouclée.



 



Pouvait-il en être autrement ???...

Philippe 24/03/2007 09:35

M. Sarkozy ne tient pas ses nerfs et c'est une des raisons pour lesquelles il est inquiétant ! Par exemple, comment interpréter sa sortie sur M. Chirac la semaine dernière ("moi, je ne ferai pas comme Chirac, je tiendrai mes promesses et je ne vous trahirai pas"), juste au moment où il lui demandait son soutien ? C'est un bel acte manqué qui montre que ce personnage est en permanence le sujet de ses propres démons. Cela le rend certes plutôt sympathique, mais n'incite guère à lui confier les clés de la dissuasion nucléaire !

palloporo 22/03/2007 19:21

Habitué à lire vos analyses le plus souvent pertinentes et impartiales, je suis surptis de constater que dans cette analyse vous vous inspirez plus de la psychologie que de politicologie. Depuis des années (questios à domicile) nous connaissons votre érudition "politologique". On aimerait (j'aimerais) pourtant que vous poussiez avoir un discours plus simple, à la portée de toutes les petites intelligences, ceci nous éviterait de recourir souvent au petit Larousse. Besoin d'adoubement, dites vous. Décrire la manière de penser d'une personne sous forme de psychanalyse, rend le discours imprope à traduire l'idée de base. Qui n'a pas eu besoin d'un soutien dans sa vie, fut-il donné des "bouts des lèvres"?. Et puis: "il a négocié depuis...etc". A ce qu'il me semble, et que je lis sur LCI ou ailleurs, tous les Politiques négocient. Un tel propose cinq leviers; tel autre cinq points éssentiels; tel autre encore des préalables. Négotiations? Compromis? Chantages? "Il en avait surtout besoin psycologiquement", dites vous comme le note aussi le regard aiguisé de Mme Garaud. Moi je pense que Mme Garaud est mal placée por porter un jugement objectif. Je ne pense pas que ce regard soit aussi aiguisé que vous le dite. Mme Garaud, conseillère et "éminence grise" de M. Chirac, alors Premier Ministre (1974-1976) regardait d'un oeil velouté celui qui par la suite elle traita de menteur. Parmi ses peu de citations, j'en retiens  une qui, je crois, résume tout le discours de Mme Garaud. Après les élections de 2002 Madame disait: "La Ve République avait été instaurée pour donner une Tête à l'Etat, mais il n'y a plus de Tête et il n'y aura bientôt plus d'Etat". Candidate aux élections Présidentielle de 1981 elle obtint 1,33% au premier tour. Et en fin pour les fans des "grands hommes" en cm, voici quelques nom de Géants qui ont fait ou qui font l'Histoire tel que Napoléon, Staline, un des meilleurs de nos Ministres des Affaires Etrangères M. Miche Jobert, ou encore plus récent le Grand M. Poutine. Ety une question à M. JLS qui restera sa&ns doute sans aucune réponse: Combien de Députés et de Sénateurs resteraient-ils à leur Assemblée respective si l'on renvoyait à la maison tous ceux dont la taille serait inférieure à 1,70m?

Mirino 22/03/2007 16:59

‘Si je dois choisir entre être le Chef de l’EtatOu être un paysan , sans trop d’éclat,Mon choix est tout fait’, affirme le candidat.

Mirino 22/03/2007 16:39

‘Si je dois choisir entre être le Chef de l’EtatEt être un paysan ou un ouvrier sans aucun éclat,Mon choix est tout fait’, affirme le candidat.