Le cas Robien

Publié le par blog-pl-seguillon

   Alors que Gilles de Robien aimerait se rapprocher de François Bayrou après avoir critiqué sa stratégie,  l’état major du candidat centriste appréhende ce ralliement. L’actuel ministre de l’Education nationale est très impopulaire dans le milieu enseignant. Les professeurs continuent de réclamer l’abrogation du décret  qui allonge leur temps de travail et revient à supprimer des postes. Alors que François Bayrou s’est employé à séduire la population enseignante, le soutien de Gilles de Robien aurait l’effet contraire à celui souhaité. A l’UDF, certains suggèrent discrètement au ministre UDF de ne pas se prononcer avant le premier tour !

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johan 06/04/2007 08:59

les enseignants sont tjrs en guerre avec leurs Ministres,sauf si ceux-ci laissent les syndicats auto-gérer le Ministère.Le comble avait été atteint sous Ferry:le Ministre avait pris la peine de leur écrire.Ils lui ont répondu,dans un beau signe de dialogue et de respect pour la parole écrite,en lui jetant ses livres non lus à la figure et en  en faisant des autodafés.Que de Robien soit en conflit avec certains enseignants me semble plutôt bon signe:ça  prouve qu'il a essayé d'agir.Le "mammouth"ne veut pas se réformer.Il se contente de réclamer tjrs plus de "moyens"sans dire ce qu'il en ferait.Des milliers d'enseignants n'ont jamais vu une classe.Ils sont dans des administrations ou au service des syndicats,mais chut,on ne peut pas le dire.Entretemps l'Education continue à fabriquer des futurs chomeurs,dont un certain nombre ne savent ni lire ni écrire.Mais quand un Ministre,qu'il soit de gauche comme Allègre ou de droite veut réformer cette administration boulimique les syndicats enseignants sont dans la rue.Désespérant!

 

Gilbert Sorbier 04/04/2007 18:22



C'est la Barbie du gouvernement, pour un peu on sentirait encore l'après-rasage de qualité rien qu'en le regardant. Arborant en ce moment des cheveux si blancs qu'ils pourraient faire fantasmer n'importe quel fabricant de lessive, Gilles de Robien est aussi l'un des rares hommes politiques à être toujours tiré à quatre épingles et maquillé comme une poupée. Même si ce sont plutôt les U.V. d'une cabine installée peut-être spécialement au Ministère de l'Education Nationale qui sont responsables de son teint parfait, Robien n'en est pas moins un spécimen qui fait honneur à la classe politique française avec des costumes toujours impeccables et des cravates assorties à la veste (pas comme le petit à-côté de lui sur la photo). Sous cette image trompeuse de jouet innoncent pour petites filles, Gilles de Robien est surtout un politique qui aime faire parler de lui et qui prend, une ou deux fois dans l'année (lui aussi est un Borloo), des décisions un peu arbitraires qui ne reflètent pas toujours une grande intelligence ni une grande envie de bosser. Servir les Français, c'est bon pour le fonctionnaire qui reçoit le tout-venant à la Poste. Pas le rôle du Robien qui préfère briller.     Il est un peu étrange, ce Robien, avec des mesures qui vont souvent dans le bon sens mais qui ne sont jamais "dosées" : soit trop timides, soit imposées au mépris de leurs conséquences les plus prévisibles...     On pense notamment aux mesures anti-tabac, de plus en plus restrictives, qui ont longtemps dressé les Français les uns contre les autres, fait exploser le trafic de cigarettes et qui ont aussi entraîné une forte hausse du nombre de braquages chez les buralistes. On peut penser aussi à la loi Borloo-Robien, qui permet surtout aux citoyens aisés d'investir dans l'immobilier neuf en bénéficiant de réductions d'impôts substantielles, mais dont le but officiel est de permettre à des Français "modestes" de louer le bien acquis moyennant un prix inférieur à celui du marché (le plafond du prix au mètre carré restant quand même plutôt élevé par rapport à la surface habitable et surtout aux moyens du public concerné). Tout n'est pourtant pas à jeter dans ce que Robien a fait : on peut approuver totalement le choix de remettre à l'ordre du jour les bonnes vieilles méthodes d'enseignement de la lecture, du calcul, etc. Mesures très mal perçues par des lobbies d'enseignants un peu allumés qui avaient souvent tendance à prendre les élèves pour des cobayes. Sur le plan de son action, Robien est donc l'homme des contradictions, capable du pire (qui ne sert à rien) comme du meilleur (qui arrive toujours trop tard).     Le reste, vous le savez déjà : Robien était le seul ministre UDF du Gouvernement et il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy. Gilles de Robien reproche à François Bayrou de rester "dans le flou", mais Bayrou s'en fout un peu, sans doute trop préoccupé par la préparation de l'élection (et en ce moment par sa baisse dans les sondages) pour retenir "la poupée qui dit non"... Le départ de Robien n'est de toutes façons qu'un petit coup dur pour Bayrou : Robien était déjà au coeur de la machine Sarkozy. Même s'il dit qu'il est toujours UDF, le ralliement de Robien apporte une petite caution centriste au candidat Sarkozy qui n'est en général pas avare de papouilles (au début) envers ceux qui trahissent pour se joindre à lui. Au vu de son passé, il est raisonnable de penser qu'un fauteuil de ministre a déjà été réservé à Gilles de Robien dans un probable Gouvernement Sarko en échange de son soutien. Donc pour Bayrou, effet un peu néfaste mais très modéré. Pour Ségo, effet peut-être plus néfaste mais qui se voit moins, avec une équipe Sarkozy qui commence à prendre corps, avec aussi la perspective de voir un autre Bayrou-boy rejoindre le P.S. hautement improbable.     Pour Sarko, enfin, l'événement est assez neutre. Il a juste du mouiller son slip en pensant à la tête de Bayrou, de plus en plus isolé dans sa campagne béarnaise. Pour le reste, Robien n'est qu'un petit rouage qui brille mais qui ne devrait pas servir à grand-chose pour Sarkozy. On planque toujours ses poupées dans un coin quand on est devenu grand. Mais on aime à penser, quand même, qu'elles sont juste rangées dans un tiroir de la commode, à portée de main, avec leurs grands yeux et leurs petits cheveux... On les sort une fois par an pour les épousseter ou pour les montrer à ses copines. Ca peut toujours servir un Robien, surtout quand çà bosse (un peu mais pas trop).



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epervier 01/04/2007 09:36

C'etait la meilleure solution en ce qui concerne Francois Bayrou, car comme tout le monde le sait Robien a toujours embrasse les directives de Sarkozy et de l'UMP. Ainsi Bayrou peut etre sur de ne pas se faire "poignarder" dans le dos.

cindi21 01/04/2007 07:47

Quand on sait que les enseignants n'acceptent aucune réforme , on voit bien que ce sont des individus bouchés à tout. Ils ne sont jamais d'accord avec leur ministre de tutelle, quel ce soit le ministre. Ces gens là ne savent faire que des grèves, un peu moins maintenant qu'ils savent que les jours de grève ne sont pas payés . Le sort des élèves passe aprés leur tranquillité.Aujourd'hui de Robien se rallie à Nicolas Sarkosy car il voit bien que c'est l'homme de la situation, le seul capable de faire de la France un pays reconnu dans l'europe. Car Ségolène n'en est pas capable du tout, elle est dangereuse. Quant à Bayrou qui dit qu'il n'a pas besoin de "vieux". Il cache sa déception dans ses phrases. Mauvais perdant Mr bayrou...

Mirino 31/03/2007 22:57

Chère Christila,C’est vrai que je dis ce que je pense. Mais c’est aussi vrai que je donne de mon mieux. Je l’ai toujours fait, car pour moi la vie est trop courte de faire autrement. Moi aussi j’enseigne. Je l’ai fait à Londres, j’ai enseigné aussi à Amsterdam et à Monaco. J’enseigne toujours, à côté de mon travail d’artiste. Jamais je ne laisserais  tomber mes élèves pour des considérations mercenaires.Toute ma vie j’ai vécu dans ce que les français aiment appeler ‘la précarité’ mais j’ai vécu grâce à mon art, je n’ai jamais tapé sur l’Etat. Je ne le ferrai jamais. Et je suis toujours debout. Mais je n’ai pas des comptes à rendre à personne non plus.La France est une grande nation. Mais elle a bien besoin d’attention. Il est préférable que cette attention soit donnée par quelqu’un honnête et fort. Quelqu’un qui a des convictions positives et le courage de les défendre. Parmi le choix disponible il n’y a qu’une personne avec ses qualités, et de cela j’en suis absolument certain.Si, à part cela,  je critique le comportement de ceux qui ont choisi la vocation et la responsabilité d’enseigner les enfants et les adolescences, c’est à mon avis pour une raison valable. Si au lieu de me critiquer personnellement, vous auriez un argument plus à propos pour défendre ceux qui semblent donner davantage d’importance à manifester dans les rues plutôt que d’enseigner, nous aurions pu avoir un échange plus intéressant.Je vous souhaite néanmoins un très bon vacance.