Déception à Bercy

Publié le par blog-pl-seguillon

De  hauts fonctionnaires du ministère des Finances ont fait grise mine en entendant Nicolas Sarkozy   récuser «  les économies de bouts de chandelles » et déclarer  que, s’il était élu, il se contenterait, dans un premier temps, de « stabiliser les déficits ».

    Lors de la conférence de presse au cours de laquelle il présentait son livre programme « Ensemble », lundi dernier, le le candidat de l’UMP a expliqué en effet que ce qui comptait ce serait « les chiffres de la fin de la prochaine législature ». Pour « investir dans les réformes » et effectuer une baisse d’impôt dès l’été prochain de quelques 15 milliards d’euros,    Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il envisageait dans les première années de son quinquennat une pause dans la réduction  des déficits et, du même coup, un ralentissement dans l’apurement de la dette publique.

    Ces hauts fonctionnaires du ministère de l’Economie et des Finances estiment que les bonnes résolutions sont bien vite oubliées alors même que le gouvernement leur a demandé de prendre à bras le corps la modernisation de l’Etat afin, certes, d’améliorer le service des usagers et de valoriser le travail des agents de l’Etat mais aussi et peut-être surtout afin de faire des économies pour assainir la situation des finances publiques.

   Haussement d’épaules et soupir blasé d’un haut fonctionnaire à la direction du budget: « Décidément, le temps des politiques n’est pas celui de l’Etat et la raison d’Etat n’est pas la raison électorale ! »

 

 

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Gilbert Sorbier 10/04/2007 17:16



Cher Monsieur Séguillon,     Les détails financiers n'ont plus guère d'importance d'autant que nous n'élisons pas un ministres des finances mais un président de la République.     Bien sûr que plus personne ne croit à la victoire de Ségolène, puisque personne ne pense plus avec sa tête, mais avec les sondages. Et donc, tout le monde est conscient du fait que Ségolène se ferait "ramasser" copieusement au 2 ème tour.                                  L'élection consiste donc à savoir si l'on veut retrouver FILLON, BRETON, DE ROBIEN, RAFFARIN, BUSSEREAU, JUPPE, ESTROSI, DEVEDJIAN, COPPE ETC. à la rentrée.  Si oui on vote Sarkozy ! Donc l'élection se résume bien par une équation simplissime: Soit Bayrou est au 2ème et Nicolas a perdu, soit Bayrou n'est pas au 2ème et Nicolas a Gagné.                                                                           C'est "POUR OU CONTRE NICOLAS", Si l'on est pour on peut voter Le Pen ou Royal au premier ça n'a pas d'importance, si l'on est contre il n'y a qu'un seul vote "utile": BAYROU !

SANMARCO 09/04/2007 23:19

IL FAUT ARRETER AVEC LA DETTE  ON NE PARLE JAMAIS DES CREANCES DE LA FRANCE  ON A 1200 MILLIARDS DE DETTES MAIS LE BAS DE LAINE DES FRANCAIS EST DE 3000 MILLIARDS   PROPORTIONELLEMENT CA NE ME FERAIT RIEN DE DEVOIR 12000 € A MA BANQUE  SI J'AI 300000€ EN EPARGNE  CE QUIL FAUT CEST TROUVER  AU MOINS LE POINT DE CROISSANCE SUPPLEMENTAIRE POUR CREER DE LA RICHESSE  POUR POUVOIR APURER  LA DETTE  ET CELA SEUL SARKO  EST CAPABLE DE LE FAIRE  CAR CEST LE SEUL QUI  POSE LE PROBLEME  ET QUI PROPOSE LES SOLUTIONS SANS DEMAGOGIE  IL EST LE SEUL QUI DIT QUIL FAUT TRAVAILLER PLUS  ET QUIL FAUT DIMINUER LE NOMBRE DE FONCTINNAIRES 

palloporo 09/04/2007 17:57

Les hauts fonctionnaires ont fait grise mine.....etc. Ces hauts fonctionnaires du Ministère des Finances éstiment.....certes, d'améliorer le service des usagers et de valoriser le travail des agents...etc. Haussement des d'épaules et soupir blasé d'un haut fonctionnaire à la direction du budget: "Décidément, le temps des politiques n'est pas celui de l'Etat et la raison d'Etat n'est pas la raison électorale''. D'après une déclaration de M. Douste-Blazy sur le comportement de hauts fonctionnaires au Ministère des Affaires Etrangères, dont il démandait au nouveau Président, qu'il que ce soit disait-il, de prévoir la revision du règlement interne des fonctions attribuées à chaque fonctionnaire. Donc, d'après ces déclarations on peut supposer qu'un même comportement des fonctionnaires puisse se concevoir au sein du Ministère des Finances, et que ces hauts fonctionnaires n'aiment pas beaucoup qu'on leur dise ce qu'ils ont à faire. Ils veulent certes améliorer le service des usagers, en pensant surtout à valoriser le leur. Souvent la question de savoir combien de fonctionnaires "fonctionnaient" au Ministère des Finances a été posée par les média au divers Ministres des Finances qui se sont succédés à ce poste, mais toujours pas de réponses précises de leur part. Donc, en prremier lieu dénombrer avec précision le nombre de fonctionnaires et deuxièmement savoir qui fait quoi dans ce "Monument". Quant à la technicité de stabilisation du déficit, ou à la théorie économique à appliquer, je laisse aux spécialistes le soin du calcul. Une chose est certaine, il fauty changer toutes ces méthodes qui n'ont pas fonctionné par de nouvelles théories partant d'un raisonnement tout simple: Je gagne 1000 euros par mois, il faut que j'en dépense pas plus. Point! C'est élémentaire! NON?

Mirino 07/04/2007 10:45



Une telle attitude pourrait bien être interprétée comme de la mauvaise foi. D’autant plus qu’il n’y a aucune raison de croire que Nicolas Sarkozy laisserait tomber quoi que ce soit si jamais il est élu. De toute façon il y a urgence et tous les responsables le savent et sont obligés de l’assumer.

Encore un mot à propos de la BCE, sujet forcément lié. J’ai écouté Mr Trichet lors de l’entrevue hier. Je n’étais nullement rassuré ni impressionné par ce qu’il disait. D’abord il avait l’air vexé, comme si critiquer son jugement serait impensable, puis il parlait des soi disant résultats de l’emploi en Europe, ce qui n’a pas grand chose à voir avec sa politique monétaire. Par contre pas un mot pour expliquer ou défendre cette politique.Mr. Trichet ainsi que tous les responsables de la BCE ont une énorme responsabilité. Elle n’est pas limitée au bien être d’Allemagne, qui a toujours prôné la politique de la monnaie forte. Elle n’est même pas limitée au bien être de l’Europe (qui de toute façon n’est certes pas le cas). C’est évidemment une responsabilité internationale.Sans considérer la situation aux EU, et les conséquences mondiales si les choses s’empirent, si par exemple les pays pétroliers éventuellement décident en bloc de faire leurs transactions en euros, l’économie européenne a bien besoin de respirer. En ce moment, grâce à une politique incohérente, l’économie est asphyxiée.Si la BCE insiste sur son indépendance, si les pays membres ne sont pas satisfaits avec la manière dont elle est gérée, ils devraient au moins avoir le droit d'insister sur un changement de sa direction et de ses dirigeants.

charles 07/04/2007 02:09

Nous revoilà enfin dans des débats de fonds...

 

L'anecdote que vous relatez,M. Séguillon, me réjouit car elle confirme que Sarko a les idées claires et justes sur les objectifs économiques à suivre.

 

Ce qui paralyse la France aujourd'hui, c'est la pression fiscale, le coût du travail et la complexité (voire l'hostilité) de l'environnement  juridique des entreprises. L'urgence, pour relancer la croissance et retrouver la confiance, consiste à agir sur ces trois leviers le plus rapidement possible après les élections.

 

La réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat est évidemment urgentissime mais ce serait une erreur d'attendre qu'elle soit effective pour réduire la pression fiscale. Il faut immédiatement envoyer des signes clairs aux acteurs du monde économique afin qu'ils relancent leurs investissements (la relance des investissements privés est le moteur le plus fondamental d'une croissance durable; c'est malheureusement celui qui fait le plus défaut à la France).

 

Ceci est l'occasion pour moi de m'étonner de l'incohérence troublante du discours économique de M. Bayrou. Ce-dernier dit en substance qu'il serait déraisonnable de baisser les impôts compte tenu du niveau d'endettement de l'Etat. N'aurait-il  pas compris que c'est précisément dans le but ultime de réduire les prélèvements obligatoires que l'on doit s'attaquer au niveau de la dette ??! Baisser les prélèvements obligatoires n'est pas une mesure de complaisance, c'est une absolue nécessité pour relancer la croissance. Or c'est un supplément de croissance qui permettra de réduire sensiblement les déficits et par conséquent la dette. La politique économique de rigueur prônée par M. Bayrou est inefficace car elle n'apporte pas de solutions permettant aux entreprises françaises de sortir de l'atonie. De surcroît, la situation sociale de la France est celle d'un pays inquiet et à fleur de peau; notre pays n'est pas en mesure de s'accomoder d'une politique de rigueur qui n'apporterait pas rapidement du dynamisme économique et donc des emplois et du pouvoir d'achat. En somme M. Bayrou veut baisser la dette mais il n'en comprend pas la finalité et il ne desserre pas l'étau juridique et fiscal qui asphyxie les entreprises...

 

Bien entendu, les non-sens économiques de M. Bayrou apparaissent presque bénins à coté des contre-sens angoissants de Mme Royal. Cette-dernière nous indique tout droit le chemin de la tiers-mondisation. J'éprouve vraiment  de la peine quand j'entends des gens soutenir cette femme car elle serait à l'écoute de leurs aspirations sociales; la démagogie et la nuisibilité des propositions socialistes aura vite transformé les gens modestes en autant de "crève-la-dalle" pendant que les entreprises fuiront à l'étranger. Ce ne sera jamais en empêchant la création de richesses que l'on pourra mener une politique sociale et redistribuer quoi que ce soit. A aucun moment la candidate socialiste n'a pris conscience de la nécessité de réduire les dépenses de fonctionnement de l'Etat; toutes ses propositions confinent au contraire à une aggravation démentielle des dépenses publiques. Croit-elle tromper qui que ce soit en tenant des discours mielleux à l'égard des PME alors que son programme leur prépare l'Enfer ? En brillante doctoresse ès mystification, elle prétend économiser 15 milliards d'euros par le biais de redéploiements de l'Etat central vers les collectivités locales; aucune économie de cet ordre n'est envisageable avec des redéploiements si ces-derniers ne se concrétisent pas par une réduction des emplois publics; or Mme Royal dit ne pas vouloir supprimer de postes de fonctionnaires. Par conséquent, soit elle ment, soit c'est son programme qui ment... De la même façon, Mme Royal prétend financer diverses mesures d'assistanat en y affectant une soixantaine de milliards d'euros précédemment répartis dans des aides aux entreprises. En réalité, ces 60 milliards d'euros ne sont pas disponibles puisque 35 milliards d'entre eux sont affectés aux exonérations de charges consécutives aux 35 heures; les milliards restants, difficilement identifiables, sont vraissemblablement des contreparties à des créations d'emplois, des installations en zones franches ou encore des aides à des chômeurs créateurs; leur suppression impliquerait des destructions d'emploi ou des faillites. Là encore, Mme Royal ment (soit elle sera amenée à renoncer à ses promesses faute de financement, soit elle les financera par une nouvelle hausse des  impôts alors que ceux-ci sont déjà les plus élevés du Monde)...Il y aurait encore beaucoup à dire sur les innombrables mensonges habilement dissimulés dans le programme socialiste. Finalement, le programme économique de Mme Royal, c'est du perdant-perdant (comme toujours quand on bride les initiatives et la créalivité d'un pays). Quand à certains salariés sous statut public qui espèreraient être choyés par la candidate, ils seront tout aussi cocus que les autres car ils ne peuvent en aucun cas espérer des augmentations de leur pouvoir d'achat sans réforme de l'Etat. Là encore, Sarko est beaucoup plus qualifié et crédible que Mme Royal pour améliorer le traitement des fonctionnaires.

 

La dernière chose que je voulais dire, c'est qu'il est assez singulier d'attaquer Sarko sur la réduction des dépenses publiques alors qu'il est le candidat qui a élaboré le programme le plus courageux et le plus ambitieux en la matière. Tout est clair et précis; il n'y a aucune cachotterie. Le programme de Sarko est objectivement le plus honnête et le plus convaincant en la matière; il est aussi le plus crédible quant à son application dans les faits puisque tout y est clairement énoncé pendant la campagne. Aucun des autres candidats n'a eu ni l'honnêteté ni le courage d'évoquer avec précision et chiffres à l'appui les sources d'économie qu'ils envisagent. De là à conclure qu'ils ne feront rien pour améliorer la situation de nos finances publiques, il n'y a qu'un pas et c'est avec dépit que je le franchis...