Les écueils d’un succès

Publié le par blog-pl-seguillon

 

 

 

    Nicolas Sarkozy n’a cessé durant sa campagne d’expliquer qu’il disait tout ce qu’il ferait et ferait tout ce qu’il disait. Il a en outre célébré une culture du résultat. Le voilà donc contraint non seulement d’agir vite mais aussi d’obtenir promptement des résultats. Il va devoir concilier deux impératifs, la nécessaire célérité et l’indispensable négociation. S’il bouscule les organisations syndicales, lors des discussions avec les partenaires sociaux, il risque un troisième tour social dans la rue, ce qui advint en 1995 à Jacques Chirac et à Alain Juppé. S’il accorde trop à la négociation, il risque de s’y enliser et, à terme, d'être paralysé d’autant que chacun sait que c’est durant la première année d’un mandat que se peuvent faire les changements les plus importants.

  Il y a un terrain sur lequel est particulièrement  attendu Nicolas Sarkozy , c’est celui des banlieues et des quartiers difficiles. Il existe en effet une fracture entre le nouveau président et cette population. On en sait les raisons. Ministre de l’Intérieur, il a été vécu dans la banlieue comme un agent sécuritaire. Candidat à la présidence de la république,  il a tenu des propos qui ont été, à tort ou à raison, interprétés comme insultants.

  Il lui faut donc très vite trouver à la fois les gestes symboliques qui dissiperaient ce malentendu et surtout mettre en œuvre avec la plus grande célérité et la plus grande efficacité  le plan Marshall promis à ces quartiers marginalisés et souvent désespérés.

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Aurélie 13/05/2007 15:31

Après 30 ans de laxisme d'Etat, notre pays est en crises multiples  'économique, sociale, identitaire, culturelle...'.

L'explosion démographique (63 millions en 2007 - 40 millions en 1945), une immigration massive non maîtrisée car sans politique (alors que nous avons 5 millions de chômeurs et 2 millions de Rmistes) , sans cadre d'accueil et sans obligation d'intégrer les valeurs de la république. Une éducation nationale inefficace noyautée par les syndicats d'extrême gauche rendant toute réforme impossible . Des parents se contentant de pondre en demandant toujours plus d'indemnités en tous genres mais laissant le soin à l'Etat de faire le boulot à leur place ! Une gauche sans programme, sans candidat qui a mené une campagne contre NS plus prompte à jouer les pyromanes souhaitant secrétement un mandat de 5 ans de révoltes (sont-ils dignes d'incarner les urnes ceux-là pour souhaiter pareil naufrage ?) une gauche qui n'a jamais rien fait pour intégrer les populations étrangères au risque de voir une mosaïque de communautés s'affronter les unes aux autres...

Notre modèle est républicain et assimilateur, il faut le renforcer, lutter contre les discriminations, avoir une meilleure gestion des finances publiques (les coupes budgétaires sont indispensables, la réorganisation de nos fonctions publiques, les décloisonner, et surtout  moins de fonctionnaires mais mieux considérés et rémunérés). Il est clair que le programme de NS est sur la bonne voie enfin ! Espérons que l'opposition abandonnera son TSS pour regarder en face nos problèmes et surtout soutenir le futur gouvernement pour faire passer les réformes qui s'imposent à notre pays !

palloporo 09/05/2007 21:25

Erratum commentaire n.5, palloporo. Dans la phrase: L'indécence........sur le yacht et sur invitation du milliardaire capitaliste socialiste, PATRON DE LIBE'.....Il faut lire PATRON DE PRESSE ( journal gratuit direct soir et journal matin plus)......

michel 09/05/2007 19:30

Bonjour à tous, ici il fait beau, les enfants s'amusent comme des fous avec les jet ski, Cécilia s'amuse avec le karaoké et moi je fais leboat people. Les images de la croisière s'amuse... http://www.henautpresident.com

Hachegivee 09/05/2007 19:00

En 1968 j'étais étudiant. Quand le matin on arrivait à l'université et que sur les toits de celle-ci flottaient des drapeaux rouge et noir les professeurs disaient : "Voilà que ceci va apporter des voix supplémentaires à De Gaulle" et c'est bien ce qui s'est passé. Mme Royal a soufflé l'idée que les banlieues pourraient réagir violemment à l'élection de Sarkozy, elle s'est transformée elle aussi en "pompier pyromane". A présent les casseurs deviennent les alliés objectifs de la droite, chaque voiture brulée, chaque bien détruit apportera son lot de votes aux candidats soutenus par l'UMP aux prochaines élections législatives. Il est trop tard pour les Hollande, Delanoé et confrères pour appeler au calme ; le mal est fait et les candidats socialistes et assimilés risquent d'en payer un prix au-delà de leurs moyens !

palloporo 09/05/2007 16:58

En effet, M. Séguillon. M. Sarkozy n'a cessé de dire pendant la campagne présidentielle, qu'il disait tout ce qu'il ferait, et qu'il ferait tout ce qu'il disait. Vous dites: "s'il bouscule les organisations syndicales, il risque un troisième tour sociale dans la rue, tel qu'en 1995 sous le gouvernement Juppé". C'est aussi oublier que depuis, nous avons changé de siècle comme de millenaire. Autres temps, autres moeurs! On peut noter toutefois, que les dits syndicats (en particulier la CGT) n'ont nullement besoin d'être bouscules par M. Sarkozy pour "lancer un troisième tour sociale" dans la rue. La dépêche signée "d'après l'agence" de 20h06 du 08.05.2007, concernant les vacances de M. Sarkozy, on peut constater que le troisième tour est déjà commencé, alors même que les deux premiers n'ont pas encore eu lieu. M. Vincent Peillon, porte parole de l'ex candidate Mme Royal, étant le starter de ce troisième "round routier". L'indécence que M. Peillon attribue à M. Sarkozy pour sa courte période de vacances sur le yacht et sur invitation du milliardaire capitaliste Socialiste, patron de Libé (si je suis bien informé)M. Vincent Bolloré, est plutôt l'apanage du PS, dont les dirigeants n'ont d'autres argumentations que le mépris pour l'adversaire gagnant. Dans un Pays démocratique il est impensable, voir inconcevable, qu'un débat d'idées devienne un combat de personne. M. JM Leguen qui se demande s'il est normal qu'un futur Président se fasse sponsoriser ses loisirs par des personnes fortunées, on pourrait lui repondre qu'il veut mieux accepter l'invitation d'une personne fortunée que de "piocher" dans la caisse présidentielle Eliséenne, pour se payer des voyages et des Grands Hôthels de complaisance. MM. Peillon et Leguen, et autres Socialistes ont completement perdus la mémoire des faits survenus sous le règne Mitterrandien, avec certains milliardaires de l'époque. Le PS, par les déclarations de son ex candidate à la présidentielle (si je ne suis pas élue il y aura la révolte dans les cités sensibles) porte la responsabilité, conjointe aux anarchistes gauchistes, des dégradations issues des manifestations anti démocratiques des antisarkozystes. Trois présidentielles perdues consécutivement, démocratiquement gagnées par la droite; débâcle annoncé poue les prochaines élections législatives; le PS prévoit une "session de rattrapage routir" pour le mois de septembre. C'est là tout le programme socialiste en attendant son inévitable morcellement. Même si Libé suggère que M. Hollande doit conduire le Parti jusqu'aux élections législatives pour en limiter la casse. Mais on peut facilement penser que tout est déjà cassé au PS.