AVERTISSEMENTS EUROPEENS

Publié le par blog-pl-seguillon

L’Europe a été peu présente dans la campagne. Les candidats l’avaient presque oubliée. Nicolas Sarkozy à peine élu, l’Europe n’oublie pas le nouveau président.

Bruxelles redoutait l’élection de Ségolène Royal. N’avait-elle pas annoncé que tout nouveau traité constitutionnel serait à nouveau soumis à référendum ? Pire elle avait promis de remettre en cause les statuts de la Banque centrale européenne. La commission européenne a donc poussé un soupir de soulagement à ‘annonce de l’élection de Nicolas Sarkozy.

Il n’empêche ! Le nouveau président n’est pas encore installé à l’Elysée que déjà pleuvent les avertissements.

Lundi, ce sont les ministres des Finances de la zone euro qui ont demandé à Nicolas Sarkozy de respecter ses obligations sur l’indépendance de la Banque centrale européenne. On se souvient que le candidat de l’UMP, durant sa campagne, avait reproché à la BCE  de faire grimper l’euro à un trop haut niveau !

Parallèlement, la Commission européenne a rappelé au nouveau président les impératifs du pacte de stabilité ainsi que la nécessité de revenir à l’équilibre des finances publiques. On n’a pas oublié que durant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé qu’il demanderait une réforme de la gouvernance économique de l’Europe !

Ce même jour, c’est le président de la Commission européenne qui a prié Nicolas Sarkozy de ne pas se précipiter sur le dossier turc et lui a rappelé que l’Union européenne négociait avec Ankara sur la base d’un mandat qui avait été décidé à l’unanimité avec les Etats membres. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy s’est clairement prononcé cependant contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne !

Mardi, c’est le président de la Commission constitutionnelle du parlement européen, Jo Leine, qui a estimé que le « mini traité européen » que Nicolas Sarkozy propose de substituer au projet de traité constitutionnel était inacceptable. Une telle régression a-t-il déclaré serait un manque de respect vis-à-vis des dix-huit pays qui ont ratifié cette constitution. Nicolas Sarkozy , pourtant,  n’a eu de cesse, ces derniers mois de présenter ce traité simplifié comme une avancée et le moyen qui permettrait de résoudre la crise institutionnelle européenne engendrée par les non français et néerlandais !

En somme, les quatre axes avancés par Nicolas Sarkozy lors du discours sur l’Union européenne prononcé le 8 septembre pour définir ce que serait sa politique européenne – Refus de l’entrée de la Turquie, mini traité institutionnel, souplesse budgétaire et gestion de l’euro moins rigide sont tous contestés par avance par Bruxelles et par de nombreux dirigeants européens.

 

Nicolas Sarkozy veut en priorité s’attaquer aux dossiers européens. Il n’est pas au bout de ses peines. Promettre est aisé. Agir et obtenir sera plus difficile… Et l’on n’a pas parlé ici de la réduction de la TVA sur la restauration promesse faite par Jacques Chirac dès 2002, jamais réalisée parce que se heurtant au refus de nos partenaires européens, et reprise par Nicolas Sarkozy  !  

 

 

 

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lamothegregory 22/05/2007 10:52

bonjour, je tenais a dire que nicolas  aura sa majorité sans aucun doute.lamothe gregory

Delcourt 21/05/2007 18:41

Le 20 Mai

C'est au pas de charge que le Président Sarkozy et son Premier Ministre ont constitué le gouvernement de la France en tenant compte de l'indispensable compétence de chacun de leurs 15 ministres, de la parité promise et de l'ouverture annoncée. Le premier conseil des ministres s'est tenu dés vendredi 17 Mai à 16h30. Pas de temps à perdre !…

Les premiers 100 jours seront déterminants et la campagne des législatives  est à mener tambour battant…

Pendant que Ségolène Royal se repose au Club Med en Tunisie, les "éléphants" du PS ( curieux  noms ! )   fourbissent leurs armes et vont tenter de définir une stratégie commune pour les législatives. Nul doute qu'à son retour de vacances Ségolène Royal ne restera pas inerte.

François Hollande à dégainé le premier ce week end en dénonçant l'ouverture mise en place par la droite ( notamment avec la présence de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères ) pour selon lui " tenter de créer une confusion dans l'esprit des électeurs de gauche" afin de capter le maximum de voix.

Jospin, retraité de la vie politique depuis 2002, est également intervenu en prétendant que la prochaine assemblée nationale devrait constituer un contre pouvoir au pouvoir exécutif en place… Et pourquoi pas une nouvelle cohabitation stérile et génératrice d'immobilisme ! L'expérience du passé en la matière, sous Miterrand et sous Chirac, est édifiante !……

Comme les premiers sondages l'indiquent la majorité des français ont compris que pour appliquer le programme du Président Sarkozy pour lequel il a été élu, le Premier ministre, François Fillon, a besoin de pouvoir s'appuyer sur une forte majorité. Souhaitpons que cette compréhension se maintiendra tout au long des prochaines semaines.

http://yvandelcourt.unblog.fr

Sebastien Belluteau 18/05/2007 11:31

Bonjour,Et oui il y a des décisions sorties du suffrage des Français qui leur déplaisent MAIS ce ne sont pas les commissaires ou dirigeants européens qui décident pour NOUS.Ce n'est pas à nous de respecter les engagements des autres pays, c'est à l'Europe de respecter le VOTE et le REFERENDUM massif des Français en 2005.On voit bien là le mauvais chemin qu'a pris la technocratie extérieure à la France qui veut la gouverner de l'intérieur, alors NONNNN à l'Europe ingérante.

Gasper 11/05/2007 15:06



"Bruxelles redoutait l’élection de Ségolène Royal"

Attention aux raccourcis PLS, les deux candidats ont donné des sujets d'inquietude à  l'Europe, et je ne crois pas que Barosso ou quelques autres cadres des instances Europnéennes n'est jamais clairement enoncé de preference quand a l'un ou l'autre des candidats. 



deslilas 11/05/2007 11:22

Bonjour,

> je vous recommande la lecture de l'article publié dans "Le devoir de Montréal" le 10 mai dernier

> de Martial Foucault, Professeur à l'Université de Montréal.

> "Election présidentielle française : rupture dans la continuité"

> un regard honnête, lucide et pessimiste sur les résultats et la campagne, ce qui change de la presse française.

> Je vous donne le lien d'accès direct à cet article http://www.ledevoir.com/2007/05/10/142860.html

> Cordialement

> Deslilas