LE PRINCE ET SES DEUX CARDINAUX

Publié le par blog-pl-seguillon

   

    Selon toute probabilité, la France sera conduite, à compter du 16 mai, par un trio constitué du chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy , de Claude Géant, secrétaire général de l’Elysée et de François Fillon , Premier ministre. La répartition des rôles ne sera nullement improvisée. Elle a été pensée, expérimentée et rodée depuis deux ans.

   

    Claude Guéant sera le Mazarin du nouveau prince. François Fillon  en sera le Richelieu.

    Discret, secret,  mais d’une redoutable efficacité, celui qui a conduit la campagne de Nicolas Sarkozy pourrait être l’auteur du bréviaire écrit jadis par  le célèbre cardinal des Abruzes. On l’imagine sans peine édictant quelque maxime telle celle-ci : «  Ne dis ni ne fais jamais rien qui puisse contrevenir à la bienséance, du moins en public; car même si tu agis spontanément et sans penser à mal, sois sûr que les autres, eux, penseront à mal systématiquement. Le mieux est de garder toujours une attitude réservée, tout en observant discrètement ce qui se passe. Prends garde, au demeurant, que jamais ta curiosité ne dépasse la limite de tes cils. C’est ainsi, me semble-t-il, que se conduit un homme avisé et assez habile pour se prémunir contre tout désagrément » ou encore  se donnant cette autre règle «  Tu dois avoir des informations sur tout le monde, ne confier tes propres secrets à personne, mais mettre toute ta persévérance à découvrir ceux des autres »

   Sérieux, solide, sombre parfois, celui qui a rallié Nicolas Sarkozy après avoir été chassé du gouvernement par Dominique de Villepin, a appris à travailler avec le président de l’UMP, après s’être longtemps opposé à lui. Ensemble ils se sont entendus sur une répartition des rôles. L’article 20 de la constitution dispose que le gouvernement  « détermine et conduit la politique de la Nation ». C’est trop évidemment Nicolas Sarkozy qui déterminera cette politique. Mais c’est aussi François Fillon qui la conduira. Tel Armand Jean du Plessis de Richelieu, le sénateur de la Sarthe  a compris comment soumettre  ses pensées au prince  afin de lui signifier  que jamais  il ne tentera  de gouverner à sa place. On peut appliquer aux deux hommes ce qu’écrivent les biographes de Louis XIII et de Richelieu : « Ils  partagent une même conception de la grandeur de la France et des priorités qui s’imposent dans le domaine politique »

 

 

 

 

 

Publié dans blogpls

Commenter cet article

Hugo 18/05/2007 19:35

C'est bien pour cette même raison que je ne voterai pas UMP aux législatives! Que serai un pays démocratique sans une véritable opposition (au risque d'une cohabitation)?

Républicain 17/05/2007 22:24



 



Monsieur le Premier Ministre,



 



Cher François Fillon,



 



Nous avons fait un bout de chemin ensemble, aux côtés de Philippe Séguin, jusqu’à ce que vous ne rejoigniez, en 1995, le gourou de la secte de la pensée unique, Edouard Balladur, avec un certain Nicolas S...



 



Sans doute une erreur de parcours…



 



L’élection passée, vos idées gaullistes et sociales semblaient avoir survécues. Quelques années plus tard, la façon dont vous avez géré le dossier de la réforme des retraites paraissait plutôt le confirmer.



 



Aussi, votre attitude du printemps 2005 n’en fut que plus surprenante. Elle ne semble pouvoir s’expliquer que par la rancœur de ne plus être au gouvernement, d’avoir été remercié sans ménagement.



 



Si tel était le cas, vous obtenez aujourd’hui une belle revanche, mais à quel prix, et dans quelles conditions ? Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler ce que le Président de la République disait de vous il y a 4 ans à peine…



 



Si votre pensée et votre philosophie demeurent cependant intactes, serez-vous en mesure, demain, de faire entendre votre voix entre un Président omniprésent, qui semble vouloir vous ravir votre rôle, et les quelques fortes personnalités qui devraient entrer au gouvernement ?



 



Bon courage, monsieur le Premier Ministre !



 

K.herault 14/05/2007 15:26

Monsieur Nicolas SARKOZY, vient d'être élu à la Présidence de La République Française le Dimanche 06 Mai 2007 avec plus de 53 % des voix.

Pour la première fois depuis très longtemps, la démocratie, s'est exprimé avec envies et  convictions.

Il faut continuer le "combat" : Maintenant que Nicolas SARKOZY, vient d'être élu à la Présidence de la République, il faut lui donner le pouvoir de gouverner en votant aux élections législatives en juin prochain.

Les élections législatives : Elles permettent d'élirent l'ensembles des députés qui siègerons à l'Assemblée Nationale à Paris. Les députés votent les lois et permettent au Président de la République de diriger la France.

Cher(e)s ami(e)s,

Votez vers l'UMP, afin de donner au Président de la République et au futur gouvernement la possibilité de gouverner et de "redresser" la france.

Cordialement,

 

Kévin BAERT - UMP - Clermont-l'Hérault

 

davidsestrunj 14/05/2007 14:45

Cher M. Séguillon,

Pour mémoire, et sans prétention, puis-je me permettre de vous rappeler que la constitution, ainsi que la loi d'ailleurs, ne saurait stipuler. Seul le contrat stipule; la loi, quant à elle, dispose.

Bien à vous

Un juriste

Républicain 13/05/2007 19:26



 



Première semaine



 



Il ne s’agit pas ici d’évoquer la soirée électorale du nouveau Président, ni ses quelques jours de vacances qui ne sont au final qu’une faute de gout qu’il aurait été préférable d’éviter, mais plutôt la façon dont les choses se déroulent depuis jeudi.



 



Notre Constitution précise dans son article 8 que le Président nomme les membres du gouvernement autres que le Premier Ministre sur proposition de ce dernier. Il semblerait que, même si François Fillon est associé aux discussions, les tractations soient menées par le Président en personne.



 



Par ailleurs, Nicolas Sarkozy séjourne ce week-end à «La Lanterne», résidence habituelle du Premier Ministre. Après plusieurs mois de campagne basés sur l’image et les symboles, il parait légitime de rechercher un sens à ce séjour.



 



Enfin, la Constitution prévoie (Art. 20) que «le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation». C’est pourtant le nouveau Président qui va recevoir les syndicats lundi et mardi.



 



Autant de signes, comme le laissait présager la campagne électorale, qui feraient que nous n’aurions pas élu un Président de la République, mais un Super Premier Ministre…



 



Et si le Président, accaparé par la politique intérieure, ne remplissait plus ses fonctions au sens de

la «Loi Fondamentale

», il ne faudrait surtout pas que quelqu’un s’imagine reprendre le rôle trop rapidement. Pour cela, on réformera les statuts de l’UMP afin de s’assurer qu’elle demeure un «Fan Club», et ne remplisse surtout pas le rôle prévu par le texte de 1958 («Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie» - Art. 4).



 



J’ai heureusement, pour me rassurer, écouté Patrick Ollier mercredi dernier, à

la Bodega Républicaine

de

Jean-Pierre Grand

(«POM» était, plus tôt dans l’après-midi, allé soutenir Robert Lecou sur sa circonscription), nous expliquer qu’une réforme constitutionnelle n’était absolument pas nécessaire, qu’il suffisait de revenir à de meilleures pratiques.



 



Et parce que le Président de l’Assemblée Nationale ne se déplace pas au hasard, je sais aussi que parmi les 577 élus du 17 juin, nombreux seront ceux qui sauront résister à toute dérive institutionnelle.