Questions d'actualité

Publié le par blog-pl-seguillon

    

     L'une des lectrices de ce blog  ( Marie Christine,  25.O5 ) suggère que cette espace serve la discussion sur des sujets importants et que l'échange permette de dégager des idées et des points de vue.

 

      La proposition me paraît très intéressante.

 

      Voici par exemple trois sujets d'actualité sur lesquels il serait intéressant d'avoir votre sentiment.

      L'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

 

       Nicolas Sarkozy a eu l'occasion de répéter ces derniers jours son opposition à l'intégration à terme de la Turquie dans l'Union européenne. Privilégiant l'objectif d'une sortie de la crise institutionnelle par l'adoption, lors du prochain sommet européen ( 21-22 juin ), d'un traité simplifié, il a remis à plus tard le débat sur ce problème.

 

      Estimez-vous qu'e le président de la République a raison de ne pas défier pour l'heure ses partenaires européens et de ne pas mettre de veto à l'ouverture , fin juin, de trois nouveaux chapitres des discussions du processus d'adhésion avec Ankara ?

 

      Quant au principe,  jugez-vous que l'Europe aurait intérêt à accueillir la Turquie le moment venu, ce qui serait une manière de favoriser le courant laïc et démocratique dans ce pays et de prévenir son basculement dans l'intégrisme religieux ? Pensez-vous au contraire que cette intégration serait préjudiciable à l'équilibre et au devenir de l'Union européenne ?

 

      Un statut d'Etat associé serait-il à votre avis adéquat ? N'est-ce pas un signe de défiance à l'encontre de la Turquie au prétexte qu'elle est un Etat islamique et que l'Europe se définirait par sa son histoire chrétienne ?

      

 Les choix économiques du gouvernement

 

       Le 1ier juillet prochain, le gouvernement à un choix significatif. Décidera-t-il de donner un coup de pouce au salaire minimum  à l'occasion de la revalorisation du SMIC fixée par la loi pour tenir la promesse faite par Nicolas Sarkozy , durant la campagne électorale de favoriser le pouvoir d'achat ? Choisira-t-il en revanche de s'en tenir à une politique de rigueur  appelée par l'état du pays et de ses finances publiques ?  Choisira-t-il la relance par les salaires ou bien préférera-t-il la voie des réformes douloureuses à la manière de Gerhard Schröder il y a quelques années et qui ont permis un redressement spectaculaire de l'économie allemande ?

 

       Peut-on faire ce choix si, dans le même temps la redistribution ( suppression des droits de succession, bouclier fiscal) semble devoir se faire au profit des plus hauts revenus ?

 

        Quel est selon vous le bon choix ?

        La carte scolaire

 

       Faut-il la supprimer comme le souhaite le nouveau ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos , au motif qu'elle ne défend qu'une égalité théorique entre les familles mais favorise en réalité la disparité entre les quartiers. Faut-il au contraire la maintenir, en dépit de ses imperfection au prétexte que la supprimer équivaudrait à cautionner et à conforter l'inégalité des chances des élèves selon les milieux auxquels ils appartiennent?

 

       Qu'en pensez-vous ?

 

 

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davidsestrunj 04/06/2007 23:51

Quant à l'opportunité, personne à ce jour ne peut prédire la teneur du contexte géostratégique d'ici 10 à 20 ans. La Real PolitiK commande aussi les analyses et partant, les décisions politiques. C'est pourquoi, confiner péremptoirement  la résolution de la question, de l'entrée de la Turquie dans L'Union, à la seule problématique relative à la légitimité me semble hasardeux parce qu'irréaliste.

davidsestrunj 04/06/2007 23:41

A Mirino

Je ne plaide pas en faveur d'un débat fondé exclusivement sur l'opportunité. Il me semble simplement que ce débat ne peut s'épuiser sur la seule base de la légitimité, tout particulièrement lorsqu'elle n'est fondée que géographiquement. Le débat et partant, la décision, s'articulera inévitablement autour de ces deux axes.

Mirino 04/06/2007 21:48

‘L’opportunité’, a mon humble avis, est celle de la Turquie plutôt que celle de l’Europe, sans considérer le risque d’un engrenage de complications sérieuses que son inclusion à l’Union européenne pourrait provoquer, pour les raisons déjà avancées. Personne ne m’a encore convaincu que j’ai tort de raisonner ainsi.

davidsestrunj 04/06/2007 13:13

A Mirino et Ena



 



Légitimité ou opportunité?  Quelle logique, à l'intégration de

la Turquie

au sein de l'Union, faire prévaloir?



 



A l’illégitimité géographique, aux arguments un tantinet indigents, parce que sources inextinguibles de controverses, l’on doit préférer l’illégitimité historique assise, quant à elle, sur des facteurs intangibles. Citons-en deux, pour mémoire. L’Europe, d’abord, s’est construite en réaction aux invasions ottomanes. En témoigne, notamment, l’histoire des Balkans. L’Europe, ensuite et oserais-je dire surtout, s’est structurée au gré des alliances familiales (mariages) entre dynasties royales. Alliances auxquelles les familles turques sont étrangères. Ainsi l’Europe compose-t-elle une histoire de famille, socle de ses contours culturels et partant, géographiques.



 



Pour autant, illégitimité n’emporte pas inopportunité. En effet, ne serait-il pas opportun, au regard de considérations géostratégiques incontournables, de reconsidérer la question de l’intégration de

la Turquie

 ?



 



Dès lors, la légitimité ne procèderait-elle pas de l’opportunité ? En tout état de cause, épuiser le débat relatif à l’entrée de

la Turquie

à l’aune de la seule légitimité semble illusoire et partant, vain.



 

Mirino 03/06/2007 20:25

A EnaVous me faites trop d’honneur, surtout en considérant mes fautes périodiques d’orthographe.Mais il parait que seulement la moitié de Chypre ait été admise à l’Union européenne, la partie Grecque, et ceci même si l’Europe fut contre l’idée d’accepter une île divisée.La partie turque a été exclue malgré l’approbation de l’ONU. Il existe donc toujours des problèmes à régler pour la Turquie et le statut de Chypre en est un point sensiblement contentieux.L’inclusion de la moitié de Chypre est aussi un exemple d’un comportement qui me semble bien cavalier de nos illustres responsables. Comme si de telles questions ne regardent point le peuple européen.