UNIVERITE, SANTE : DANGERS

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        Des conseillers de François Filllon, quelque peu affolés par le rythme et la simultanéité des réformes voulues par Nicolas Sarkozy , pointent le doigt sur deux secteurs périlleux à leurs yeux : la réforme de l’université, d’une part, la franchise santé d’autre part.

        Promettre aux étudiants que les droits d’inscription n’augmenteront pas et que la sélection ne sera pas introduite à l’Université comme la fait la nouvelle ministre Valérie Péqueresse  ne suffira sans doute pas à apaiser leurs craintes. L’autonomie des universités équivaut au yeux des étudiants à une privatisation rampante avec, du même coup, des inégalités entre des universités riches qui recevront les meilleurs étudiants et des universités pauvres dans lesquelles se retrouveront les autres ; Les syndicats étudiants estiment qu’on on va de la sorte s’acheminer  vers une sélection de fait sinon de droit. Or, si l’université s’échauffe, c’est l’école, selon une contagion bien connue, qui risque de s’embraser et de descendre dans la rue.

        L’autre motif de crainte pour les conseillers de Matignon est l’instauration annoncée d’une franchise sur les soins médicaux. Elle contredit des habitudes profondément ancrées depuis un demi siècle dans notre culture. Cette franchise santé apparaîtra d’autant plus douloureuse que les salaires stagnent et que le SMIC ne connaîtra pas de coup de pouce cette année. Les Français ne nient pas la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement pour pallier l’inflation des dépenses de santé ; mais ils ne veulent pas en être de leur poche ! Ils sont prêt à se mobiliser pour en préserver la gratuité de la santé, jugée patrimoine national !   

 

  

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palloporo 16/06/2007 22:12

Erratum: dans le commentaire n° 6, dans la phrase:" tous nous avons la possibilité d'économiser UN euro par mois, etc.., il faut lire "tous nous avons la possibilité d'économiser UN Euro par Semaine",etc.., désolé.

palloporo 16/06/2007 08:31

Université, Santé: Danger!  Voila que des conseillers de M. Fillon pointent du doigt sur deux secteurs périlleux à leurs yeux, la reforme de l'Université et la franchise Santé. Pour ce qui est de l'Education Nationale en générale, Etudiants, Profs et tutti quanti, il suffit que l'on parle d'eux, pour quelque motif que ce soit, et les voila en grève. Comme d'habitude il est à prévoir qu'à l'approche de la rentrée scolaire ils vont bien trouver un argument pour commencer l'année par une grève.  L'autre motif de crainte est l'instauration d'une franchise sur les soins médicaux. Mais voila elle contredit "les habitudes profondement ancrées" depuis un demi siècle dans notre culture En somme cela fait partie aussi des acquis indémontables. Dans un des mes commentaires sur un de vos récents posts, j'ai déjà dit et expliqué, que malgré ma petite retraite, j'étais pret à payer cette contribution si cela pouvait servir à "boucher le trou" de la SECU; à condition aussi que les escros soient plus sévèrement punis, et qu'il y aye plus de controle dans l'attribution de la carte CMU et son fonctionnement. Les possesseurs de cette carte devraient avoir, comme tout assuré social, leur médecin attitré. Et pour ce qui est de cette contribution sociale, que les socialo-gauchistes (M. Fabius disant même quatre taxes) appellent taxation, je suis convaincu que tous les Citoyens de bonne volonté, sans qui se pose la question de salaire, de smic et d'autre, tous nous avons la possibilité d'économiser UN euro par mois, contribuant ainsi à ce que tout le monde puisse continuer à bénéficier des avantages qu'offre l'actuel statu des Assurances Sociales. ILS sont pret à se mobiliser, dites-vous! Bien sur! Plus ILS se mobiliseront et plus la Santé s'en VA.

Pat, MIT, USA 15/06/2007 22:28

il y a une multitude de problemes expliquant la soi disante faiblesse des universites.

-1) le manque d'argent flagrant: allez a jussieu: letat de delabrement est des plus deplorable: on se croierait dans un pays sous developpe ou en guerre..cest mad max avant lheure...

2) leternel ellitisme franchouillard, l'arrogance des eleves en ecole d'ingenieur sortant de prepa et se prenant pour des dieux et nayant aucun respet pour leur prof et la science. Il faudrait expliquer a nos jeunes prepa qu'aucun chinois ni aucun americain connait les mots polytechnique, ecole des mines ou centrale.... il faudrait je pense un peu plus de modestie et surtout douverture desprit.

3) le manque flagrant du gout du savoir, de l'interet pour la  science des eleves, sans parler de la mode acteulle debile du tout nano, du tout ecolo, du tout energie (on rase le niveau zero de la science...). je vous rappelle que depuis la nuits des temps, une molecule a toujours fait quelques angstrums, soit 0.1 nanometre.. bref, le nano datent depuis le bib bang....Quant aux eleves, ils veulent avant tout etre directeur de bidule chouette, commander les autres et gagner du ble. de lautre cote, on passe notre temps a faire de la vulgarisation a deux balles qui ne sert a rien.ce nest pas avec cette vulgarisation lamentable que lon va faire des prix nobel... Il en faut certes, mais il faut la laisser aux chercheurs en retraite qui ont le temps de la faire...

4) l'accumulation incroyable des barriere administratives qui brisent veritablement le moral des chercheurs en France. Bref, ce sont les secretaires et autres penbeches pipelettes dures et tetues qui gouvernent dans notre pays...

Titalain 14/06/2007 17:57

En ce qui concerne les universités, chacun sait qu'elle n'ont pas le même niveau ! Etre diplômé d'une matière scientifique ou littéraire d'une université d'une grande ville ou de psychologie d'une petite ville… pas besoin d'un dessin ! Il faudrait que les étudiants comprennent, pour leur bien, que sans sélection aucune, l'université française finira par s'enfoncer dans les profondeurs du classement europée… alors à quoi bon faire des études "au rabais" ?



Par contre;, M. Séguillon, ecrivez Valérie PECRESSE !

Volpe 14/06/2007 16:43

Si on prenait votre article au premier degré, on penserait que vous encouragez le fait de ne rien faire si une réforme avait quelque aspect négatif  ou désavantageait une catégorie quelconque, çàd ici de laisser l'Université française continuer de s'enfoncer dans les profondeurs des comparatifs internationaux, et les français continuer à estimer que les dépenses colossales de santé ne sont pas leur problème; donc en substance de caresser le pays dans le sens du poil, qui est ici celui de la facilité (pour le moment) et de la démission.Une Université considérée meilleure qu'une autre, quelle horreur!Vive l'absence totale de concurrence et le nivellement par le bas... Les réformes ne sont jamais sans inconvénients, mais quand on en prend systématiquement prétexte pour les récuser on jette le bébé avec l'eau du bain et on continue de repousser à plus tard des révisions inéluctables qui seront d'autant plus déchirantes qu'on aura plus attendu.