LEGISLATIVES : DEUXIEME TOUR SANS SURPRISE?

Publié le par blog-pl-seguillon

 

    

Au vu de premier tour des élections législatives, , il ne faut s’attendre que le deuxième tour crée la surprise, c’est-à-dire change profondément la donne.

 

 

 

 

     Il est déjà établi que l’UMP , ses alliés et  le Nouveau Parti du Centre, auront la majorité absolu. Qu’ils obtiennent 410 ou 430 élus ne changera pas le rapport de force. Ils auront le monopole du pouvoir législatif. Ils garantiront la stabilité du gouvernement et voteront tous ses projets de loi sans barguigner.

     Il est également écrit que les socialistes auront plus de 60 députés. Les sondages leur donnent entre 125 et 155 élus. Ils pourront donc déposer le cas échéant une motion de censure ( il faut pour se faire représenter un dixième de l’assemblée ). Ils pourront également renvoyer devant le Conseil constitutionnel n’importe quel projet de loi.

Il est certain enfin qu’existeront deux groupes parlementaires dans la prochaine assemblée et probablement trois si le Nouveau Centre obtient au moins les vingt députés nécessaires pour la constitution d’un groupe. Trois formations pourront ainsi siéger au bureau de l’Assemblée nationale,  obtenir des places dans les commissions et à se voir garantir un temps de parole dans les séances plénières.

 

 

 

     Bien sûr un possible sursaut de la gauche, gravement défaite au premier tour ne sera pas anodin. Ils permettra à celle-ci d’avoir une voix plus audible dans l’hémicycle, notamment lors de la traditionnelles séance filmée des questions au gouvernement. Il traduira surtout une volonté des Français de corriger une victoire trop éclatante.

 

 

 

     Ces fluctuations enfin ne seront pas sans effet sur l’avenir de plusieurs personnages.

     Si la gauche poursuit son reflux, c’est tout l’état major de campagne de Ségolène Royal qui en fera les frais. Bon nombre des proches de la candidate socialiste à l’élection présidentielle connaissent en effet des ballottages très difficiles au terme du premier tour des législatives. Sont menacés de la sorte de perdre leurs circonscriptions Jean-Louis Bianco dans les Alpes de Haute-Provence, Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire, Julien Dray dans l’Essonne ou Patrick Menucci dans les Bouches-du-Rhône. Leur échec compromettrait les ambitions de Ségolène Royal et hypothéquerait sa conquête du parti.

     Mais un recul socialiste pourrait aussi affecter les ambitions de Dominique Strauss-Kahn. Défait à Sarcelle, DSK pourrait plus difficilement prétendre jouer un rôle majeur au sein du PS.

     A l’inverse, une poussée de la gauche avec une meilleure mobilisation de ses militants pourrait fort bien provoquer un échec d’Alain Juppé à Bordeaux. L’ancien Premier ministre serait immédiatement contraint de quitter le gouvernement ce qui serait vécu comme un véritable séisme à droite et serait l’événement qui, dimanche soir, occulterait tous les autres résultats.

    Il est bien difficile de mesurer aujourd’hui la capacité de la gauche a davantage mobiliser qu’elle ne l’a fait au premier tour.

    Le pas de deux des membres du gouvernement sur la TVA sociale a donné un argument de poids à la gauche pour remobiliser ses militants et sympathisants. A l’inverse, les divisions du PS et la démarche vaine de Ségolène Royal en direction de François Bayrou n’ont pas été du meilleur effet et ont contribué à déstabiliser un peu plus l’électorat de gauche.

 

 

 

Publié dans blogpls

Commenter cet article

BERNIS 18/06/2007 20:35

c est domage jupé paye sont honnete pour chirac et aussi les français a du oublier 2002 en restant chez comme si tout etait dejat acquit meme çi s est acquit il faut comfirmer mais l ipocrisie française a encore jouer .