TRAITE SIMPLIFIE: A CHACUN SON PROBLEME

Publié le par blog-pl-seguillon

      Le traité simplifié sur lequel se sont finalement tant bien que mal entendus les 27 pays européens et dont une commission intergouvernemental va préciser les contours devra être ratifié par les pays membres de l’Union européenne.

      Pas question bien entendu de repasser par un référendum, les mêmes causes risquant fort de produire les mêmes effets.

      Le problème pour Nicolas Sarkozy est que s’il a la majorité absolue à l’Assemblée nationale, il ne possède pas pour autant la majorité des trois cinquième des membres du Congrès  ( députés et sénateurs ) indispensable à la ratification de la nécessaire modification constitutionnelle préalable à l’adoption du traité. Le traité simplifié ne pourra donc être ratifié qu’avec une partie des voix des élus de l’opposition. Le chef de l’ Etat s ’en est clairement ouvert à François Hollande lorsqu’il a reçu ce dernier une première fois à l’Elysée avant le sommet de Bruxelles.

     Mais, pour le Premier secrétaire du PS, les choses ne sont guère plus aisées. A lui aussi ce traité pose un sérieux problème.  Il fait réapparaître les divisions des socialistes sur le sujet. Hier soir, mardi, les membres du Bureau national du PS se sont exprimés les uns après les autres sur le sujet.  Une nouvelle fois il est apparu qu’il n’existait pas entre eux de consensus sur la position à adopter. Certains rappelaient l’engagement pris durant la campagne présidentielle par la candidate socialiste de soumettre tout nouveau traité à référendum. D’autres suggéraient l’abstention.  Les plus européens estimaient que des élus socialistes ne pouvaient prendre la responsabilité de refuser un traité, fut-il imparfait, qui permettait une relance de l’Europe.

     Voilà  qui a conduit François Hollande à conclure prudemment qu’il était urgent de ne rien décider !

     Mais le Premier secrétaire du PS et ses camarades ne pourront longtemps demeurer dans le flou. Nicolas Sarkozy souhaite  que ce traité soit soumis à ratification dès le début de l’an prochain.

     Et comme le chef de l’ Etat a plus d’un tour dans son sac, il a laissé entrevoir la possibilité d’une révision constitutionnelle qui conjuguerait à la fois le feu vert donné au traité simplifié, un statut de l’opposition et … pourquoi pas, une dose de proportionnelle !

     Bien entendu, proclame l’Elysée,  il ne s’agit pas, de la part de Nicolas Sarkozy , d’un troc : « vous votez le traité, du moins vous faites en sorte qu’il ne soit pas recalé et  je vous offre en échange un statut et une dose de proportionnelle » ! Mais cela, il faut bien en convenir, y ressemble fort !   

     A chacun son problème. A chacun sa manière de le résoudre !  

 

Publié dans blogpls

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

GAUCHER 02/07/2007 18:12

Difficile pour un modeste citoyen de comprendre, pourquoi:

1- Les diverses adhésions successivement effectuées, n'ont pas imposé l'application d'un mimimum de  "règle du jeu"- à commencer par l'obligation d'adopter la monnaie  commune, dont a été dispensée, dès le premier élargissement, la Gde Bretagne??

2- Le taux de TVA qui diffère autant d'un état à l'autre, n'est pas le même pour tous, comme le précise le tableau sur le net.

3- L'Europe n'a pas prescrit un même système de vote pour tous les états membres, de manière à obtenir un même type de réponse (peupe ou parlement pour tous) sur la question posée de la constitution Eropéenne. Eviter ainsi les votes de contestation, comme l'ont qualifié les politologues de tous bords. Merci dans vos prochaines émissions sur l'Europe de nous expliquer ce que nous n'avons pas compris. Servius

 

M.C. GRAN 30/06/2007 21:10

REPONSE A BLAGGY BAG -  Le plus simple serait de rire...

Bloggy Bag 29/06/2007 13:20

Le plus simple serait de faire un referendum...

Erick 29/06/2007 09:47

Je vois mal le PS donnant à ses parlementairs une consigne de vote négatif lors du Congrés. Au pire, la liberté de vote. Sinon, ce serait une autre cause de déchirements internes et de décrédibilisation vis à vis d' une grande partie de son électorat.

Mr Hollande peut mouliner de ses bras; Sarkozy n' a pas grand chose à craindre.

Philippe Peyrat 28/06/2007 16:59

Parmi les élus du PS, nombreux s'étaient prononcés pour le OUI au referendum. A l'intérieur du PS la position majoritaire issue d'un vote des adhérents était le OUI. Un parti discipliné (et qui donne souvent des leçons de démocratie "larga manu" !) aurait du voir l'ensemble de ses membres, même les minoritaires, se ranger derrrière le OUI. Cela fut une marque du non respect du suffrage interne au PS de la part de membres francs-tireurs. Cette élection imperdable a été perdue dès lors du fait de ces dissensions internes. Une revanche des socialistes pro-européens - face aux indiscipinés qui ont choisi de défendre le NON et qui ont fait perdre au PS les présidentielles -doit les conduire à accepter sans condition de ratifier au parlement le traité simplifié. Ils resteraient en cohérence avec leurs idées, montreraient les mêmes qualités d'opposants que l'on trouve dans les pays anglo-saons : une opposition constructive au service de la France, de leurs élus et non au service d'intérets personnels : sans autre condition que celle d'offrir une image d'hommes politiques responsables.