VOOUS AVEZ DIT " PRESIDENTIALISATION" !

Publié le par blog-pl-seguillon

     Il est de bon ton,  depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy  à l’Elysée, de parler d’une « présidentialisation » de la vie politique française. Commentateurs et observateurs le répètent à l’envie. Le nouveau chef de l’Etat lui-même revendique cette « présidentialisation » et l’attribue au Quinquennat et à l’inversion du calendrier électoral.

     En réalité, président engagé plus que président arbitre, Nicolas Sarkozy ne fait que mettre ses pas dans ceux  du fondateur de la Cinquième République.  Comme ce dernier, il entend diriger l’exécutif sans partage. Comme Charles de Gaulle, il voit dans le Premier ministre une sorte de chef  d’équipe. Et on l’imagine sans peine faisant siens les propos tenus jadis par le général devant  Alain Peyrefitte : «  N’employez pas l’expression chef du gouvernement pour parler du Premier ministre. Le chef du gouvernement, c’est moi. Le Premier ministre est le premier des ministres, primum inter pares. Il coordonne leur action , mais il le fait sous la responsabilité du président de la République  ».

    Parler d’une «  présidentialisation » inédite  de la vie politique française relève donc du contresens.

    La nouveauté n’est pas la présidentialisation du régime  mais, avec Nicolas Sarkozy  son hyper médiatisation.

 

    Le nouveau président s’exprime de manière quasi quotidienne sur les antennes. Il est partout. Il parle à tout moment. Jacques Pilhan, qui conseilla tour à tour François Mitterrand puis Jacques Chirac ,  préconisait la rareté de la parole présidentielle comme condition de  son impact. Nicolas Sarkozy est, à l’inverse, le champion de l’abondance verbale. La présidence sarkozienne est une présidence du verbe.

. Sa parole est au service constant de ses objectifs politiques. Elle est en elle-même action politique, tout à la fois énergie contagieuse, impulsion, pédagogie, auto justification,  mais aussi parfois mystification.

 

   La France n’est pas menacée par un excès nouveau de présidentialisation. Elle est guettée par une hypertrophie du verbe présidentiel !

 

   Le quinquennat l’inversion du calendrier qui ont fait coïncider  la désignation du président de la République et celle des députés ont en revanche fait du chef de l’Etat le véritable patron de la majorité présidentielle alors que ce rôle incombait jadis au Premier ministre. Là est la nouveauté institutionnelle

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palloporo 05/08/2007 19:53

Présidentialisation! le nouveau Chef de l'Etat lui-même revendique cette "présidentialisation" et l'attribue au Quinquennat et à l'inversion du calendrier électoral (réforme faite par le Gouvernement Socialiste de M. Jospin et qui doivent le regréter maintenant). M. le Président Sarkozy a raison de ne pas seulement le revendiquer, mais aussi de l'appliquer! Quelque qu'en soit la raison de cette présidentialisation, l'essentiel est que depuis l'arrivée à l'Elysée de M. le Président "les chôses bougent"! Les dernières propositions de mesures énoncées par M. le Président en vue de la mise en place d'une cinquième branche de protection sociale, et la création d'une franchise médicale contre Alzheimer, provoquent des réactions négatives et invectives de la part de Politiques et Syndicalistes impréignés d'antisarkosisme obsessionnel. Le PS et la CGT en étant les Porte-Drapeaux. Il apparait que "ces annonces sont à la fois injustes et inssuffisantes". M. Emmanuelli dixit. Il faudrait que ces Messieurs nous expliquent aussi pourquoi injustes et inssuffisantes? La logique voudrait que l'on énonce celles qui selon eux, seraient justes et suffisantes. Contrairement à ce qui pensent les socialistes MM Pascal Terrasse et Claude Pigement, ces franchises ne penalisent ni les malades et encore moins les familles les plus modèstes. Dans un de mes commentaires sur ce site d'LCI, en commentant une analyse de M. Séguillon je dévançais M. le Président Sarkozy en disant: "Tout Citoyen, le plus démuni, peut économiser UN euro par semaine et le verser dans les caisses de la Secu, si cela pouvait servir à "boucher le trou"! MM. Terrasse et Pigement, je fait partie de ces "petits rétraités" qui doivent leur petite retraite au Pouvoir Socialiste qui n'a rien fait pour modifier les lois Balladur sur le mode de calcul des retraites, amenées par Celui-ci de dix à vingt-trois ans. Cela a arrangé les affaires des socialiste en se disant c'est la droite qui a fait ça! Alors que les corporatifs sont comptabilisés sur les six derniers mois de leur salaire. Est-ce cela que, dans votre diatribe antisarkozyenne, vous appelez EGALITE? Lorsque l'on est solidaire de quelque chôse ou de quelqu'un, il faut "mettre la main dans la poche", le faitez-vous? Avec ma retraite plus celle de ma femme, nous ne payons pas d'impot sur le revenu, et j'ai proposé UN euro par semaine pour contribuer à boucher le trou de la Secu, ce qui fait 104 euros par an pour ma femme et moi. Et je lance ici un défi, rassembler sur ce blog tous ceux qui partagent mon idée, et essayer ainsi de "sauver" ce qui peut encore l'être du service Santée. Messieurs les Socialiste Pessimiste, arrêtez votre cinema! Faitez comme M. Kouchner : Contribuez!

gildas 26/07/2007 22:14

pour moi mr sarkozy et est sera reconnu comme le plus grand président depuis de gaulle justement.... peut être même de tous les temps.

palloporo 24/07/2007 20:04

A monsieur le Commentateur du commentaire n.11. Si vous en avez marre de voir Monsieur le Président Sarkozy partout, vous ne pouvez que vous bander les yeux et à vous tamponner les oreilles, car vous n'avez pas fini de le voir, de l'entendre et de vous soûler ! Il y en a au moins pour dix ans ! vous aurez tout votre temps pour une bonne cure de désintoxication. Cela ne vous autorise pas non plus à dire qu'il soûle "nos concitoyens". Au fait ! , savez-vous que l'on n'écrit pas en majuscules sur le web?

michelazur 24/07/2007 14:55

Que veut-on? Un président qui travaille et qui agit ? Il le fait. Un président qui rend compte et qui explique ? Il le fait. Un président qui obtient des résultats ? Il en obtient. Alors, il faut savoir ce que l'on veut ! Nicolas Sarkozy se conforme aux attentes du plus grand nombre, aux attentes de l'époque, observer, comprendre, être informé. Aux attentes profondes de tout individu et de toute communauté : être pris en considération, se sentir valorisé, être fier, exister. Enfin ! Il était temps. Foin des Cassandres et autres médiocres. Enfin ceux qui veulent s'élever le peuvent ! Cela n'exclut nullement qu'il puisse y avoir une critique saine et constructive. Et que ceux qui veulent rejoindre Noël Mammère et son négativisme systématique ne se privent pas de se regrouper autour de ce personnage. Il faut de tout dans la nature...

Charles P. 23/07/2007 19:38

J'EN AI MARRE DE VOIR SARKOZY PARTOUT, DANS TOUS LES MEDIAS, TOUS LES JOURS DEPUIS DEUX MOIS. IL ME SAOULE, IL SAOULE NOS CONCITOYENS.