JOSPIN ADOUBE DELANOE

Publié le par blog-pl-seguillon

Lionel Jospin adoube Bertrand Delanoë. Il voit en lui le futur Premier secrétaire du PS et le meilleur candidat des socialistes pour 2012.

 

C’est la conclusion à laquelle conduit une déduction logique.

 

Qui Lionel Jospin prend-t-il pour cible dans le livre, "l'impasse" qu’il publie cette semaine chez Flamarion?  : deux personnages qui, l’un et l’autre, aspirent à se présenter à l’élection présidentielle en 2012.

 

Ségolène Royal pour laquelle il n’a que mépris : elle fut une illusion. Elle n’était pas taillée pour le rôle. Faute des qualités humaines et politiques nécessaires, elle a fait perdre les socialistes en 2007, elle  les fera perdre en 2012.

 

François Hollande à l’encontre duquel, Lionel Jospin nourrit une profonde rancoeur. Il n’est que calcul politique. Il a contribué à l’échec des socialistes en 2007. Il contribuera à leur échec en 2012.

 

L’un et l’autre sont de la part de Lionel Jospin l’objet d’une colère meurtrie longtemps ruminée secrètement. Ils les tient responsable de sa mise à l’écart de la course présidentielle.

 

Quelle démarche politique Lionel Jospin a-t-il dénoncé hier. Celle qui pourrait favoriser la candidature de Royal ou de Hollande en 2012. Celle qui consisterait à concevoir le prochain congrès du P.S. comme un congrès transitoire et le Premier secrétaire comme un dirigeant transitoire du parti en attendant que les candidats se dégagent pour 2012.

 

A contrario que souhaite l’ancien Premier ministre pour l’an prochain : un vrai congrès en 2008, un solide Premier secrétaire et un déjà quasi candidat pour 2012

 

Ce ne peut être Laurent Fabius , décidément impopulaire au sein du PS.

Ce ne peut être Dominique Strauss Kahn , exilé à Washington

CQFD, suivez mon regard, Bertrand Delanoë, s’il est auréolé en mars d’un nouveau succès à Paris serait le mieux à même d’incarner  à la fois la modernité d’un socialisme gestionnaire et l’attachement indéfectible au parti socialiste.

 

Il n’est pas certain que l’adoubement de Lionel Jospin soit très bénéfique à Bertrand Delanoë. L’ancien Premier ministre semble céder aisément à l'aigreur et oublier en effet ses propres responsabilités dans l’éclosion de "l’illusion Royal" en 2006  et dans  l’échec de 2007.

Mais il a raison sur un point. C’est la clarification du leadership qui permettra la clarification des idées et non l’inverse tant les leaders socialistes sont enclins à prendre des postures idéologiques pour servir leurs ambitions de pouvoir.

 

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jean-marie wolff 17/09/2007 19:39

La dernière phrase est celle du bon sens et jette une pierre salutaire dans le jardin des progressistes de tout poil. Les électeurs s'identifient d'abord à un homme, et non à des idées.