LES TROIS DEFIS SOCIAUX DE NICOLAS SARKOZY

Publié le par blog-pl-seguillon

 

Nicolas Sarkozy a présenté aujourd’hui sa stratégie de modernisation sociale, la méthode qu’il entendait utiliser pour la mener à bien et le calendrier de sa mise en œuvre. Le propos présidentiel est à la fois équilibré et déterminé, prudent et volontaire.

Équilibré: le chef de l’État prétend concilier concertation et décision, et éviter tout à la fois passage en force et enlisement. Il promet de tenir ensemble revalorisation et meilleur rémunération du travail, mobilité et sécurité des salariés, responsabilité collective ou individuelle et solidarité.

Déterminé: Nicolas Sarkozy compte mener tous les chantiers à la fois et mobilisa à cet effet l’ensemble des ministres.

Prudent: le président de la République jure qu’il donnera tout son temps à la négociation avec les partenaires sociaux sur les régimes spéciaux comme sur le contrat de travail.

Volontaire: Nicolas Sarkozy entend aboutir. La réforme des retraites - régimes spéciaux y compris, devra être achevée au premier semestre 2008; celle du contrat de travail donnera lieu à une loi si les partenaires sociaux ne parviennent pas à s’accorder.

Pour cohérente que soit cette stratégie, elle se heurtera à trois difficultés:

Premièrement, le décalage entre le temps social et le temps politique: les organisations syndicales réclament du temps pour discuter de tous ces chantiers et plus particulièrement de celui des régimes spéciaux de retraite. Et il en faudra beaucoup d’autant plus que la discussions devra avoir lieu dans chaque entreprise ( SNCF, EFF,GDF, RATP…) chaque régime ayant ses spécificités propres. De son côté, Nicolas Sarkozy a intérêt à aller vite pour profiter de son exceptionnelle popularité présente et du soutien de l’opinion dont il bénéficie actuellement sur ces dossiers ce qui ne durera peut-être pas. Il lui faut aussi rapidement démontrer sa volonté de réformer et sa capacité à le faire. Mais s’il presse trop la marche il risque le conflit et ses le blocage politique et s’il laisse les choses s’enliser, il risque le discrédit politique!

Deuxièmement le décalage entre une réforme du code du travail et ses hypothétiques retombées bénéfiques pour la croissance, pour l’emploi et pour le pouvoir d’achat. Le risque est bien évidement que les salariés se sentent précarisés et menacés par la dérégulation du travail sans pour autant toucher les dividendes de ces réformes. Dès lors c’est un climat social détraqué qui menacera de perturber la marche de l’économie.

Troisièmement le décalage les dépenses de santé et leurs financements. Selon l’expression d’un expert, les premières grimpent rapidement par l’ascenseur tandis que les seconds montent péniblement par l’escalier. On ne voit pas de solution dans le propos de Nicolas Sarkozy, sinon un recours progressif à une privatisation de la protection.  Ce qui est une rupture explosive dans la société française.

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janicki 20/09/2007 20:57

le gouverment sais augmenté 70% de leur salaire vous en profité moi j'ai mis un patron au tribunal pour faute professionel de non licenciment le plus percu ma priver de ma prime a l 'emploie alors que mon epouse venez de decédé il a fallut que je rembourse tout mais droit aux avantages mon etait retirés . si cela est votre politique faut il faire comme johnny haliday changer de pays ou pouvais vous faire quelque chose pour moi ??? je suis en dossier de surendettement quoi faire ????? j atten votre reponse merci